Madrid, sans modération

Palais Royal à Madrid

Souvent citée comme l’une des places touristiques majeures d’Europe occidentale, Madrid, ville d’art et d’histoire, regorge de trésors culturels et architecturaux. Escale en compagnie de Barbara.

Les traces du passé structurent l’urbanisme de cette capitale aux multiples influences : les Empires Maures, les premiers occupants au VIIIe siècle, et Habsbourgeois aux XVIe et XVIIe, puis la puissante dynastie des Bourbons (XVIIIe) jusqu’à l’époque moderne débutant au XIXe… Madrid constitue aujourd’hui un véritable livre ouvert sur l’Histoire européenne.

Des musées et des monuments remarquables

Tableau Picasso
Guernica, Pablo Picasso (1937)

Parmi les incontournables centres d’intérêts, citons en premier lieu les trois musées les plus réputés : le Prado, pour sa plus grande collection d’art espagnol au monde ; la Reina Sofia, rassemblant une très riche collection d’art moderne et contemporain, dont le magnifique Guernica de Pablo Picasso résumant à lui seul tout le tragique de la guerre civile espagnole (1936-1939) ; et la Fondation Thyssen-Bornesmisza retraçant l’évolution de l’art occidental depuis le XIVe.

Dans ces musées, les œuvres sont si remarquables et variées qu’elles intéressent tous les publics : les teintes en clair-obscur du Greco se passent de légende ; l’impressionnant Christ en Croix de Vélasquez immobilise nos sens de réalisme et d’humanité…

En ce qui concerne les sites et monuments, retenons le majestueux Palacio Real, la splendide Plaza Mayor, l’impressionnante Plaza de Toros de Las ventas, ou le bucolique Parque del Retiro.

Une ambiance toute particulière

Tapas - Espagne

Mais Madrid ne se définit pas seulement par ses musées et ses monuments, fussent-ils exceptionnels, car, à l’image du pays qu’elle représente, Madrid est une ville véritablement vivante, et l’ambiance qui y règne contribue tout autant à son identité que les œuvres qu’elle abrite.

En effet, dès la descente de l’avion, sur les pistes de l’aéroport Madrid-Bajaras, on sent l’air doux du Sud méditerranéen, le vent du désert, la végétation de palmiers et la terre rouge du plateau central ibérique.

Dans les rues, les bars à tapas, relookés par une décoration contemporaine, présentent un mélange de spécialités traditionnelles (jamon serrano, queso manchego, tortilla, patatas bravas, pimientos marinados…) et de plats internationaux revisités (telle l’incontournable salade César proposée ici avec des langoustines !)

Dans les parcs, on croise autant de familles avec enfants, de joggeurs, de bandes de jeunes ados que de touristes venus de tous les continents, et tout ce monde se côtoie dans un multiculturalisme joyeux et bienveillant !

Un urbanisme exemplaire

Madrid Rio
Madrid Rio – Projet inauguré en 2011

Dans les nouveaux quartiers, les opérations d’urbanisme n’ont rien à envier à celles des autres capitales européennes : concertation publique, mixité sociale, contributions d’architectes internationaux, respect et protection de l’environnement, tous les critères d’exemplarité semblent remplis. A l’instar du projet pharaonique Madrid Rio, inauguré en 2011, présentant, sur un linéaire de plus de 8 km le long de la rivière Mazanares, un corridor paysager ponctué de 32 ponts et passerelles, 33 000 arbres et 460 000 arbustes, des jeux pour enfants, des terrains de sports, et même une plage !

Dans les théâtres et salles de spectacles, les comédies musicales ne quittent jamais le haut de l’affiche, et des représentations originales sont inaugurées chaque année : en 2019, Revolution on ice, un spectacle dansé sur glace créé par le champion olympique Javier Fernandez offre au public plus de deux heures de glisse féérique sur fond de musique live et de jeux de lumières extraordinaires !

Enfin, côté shopping, impossible de ne pas trouver son bonheur, et pour cela, l’incontournable Corte Inglès déployant sur plusieurs étages et en plusieurs quartiers de la ville, abondance de produits locaux et de marques internationales.

Mais Madrid ne serait pas telle qu’elle est sans ses habitants, si représentatifs de l’art de vivre espagnol, habités par le sens de la fête et de l’hospitalité, l’oubli volontaire de l’heure tardive et la primauté donnée aux accolades et autres plaisirs partagés.

Madrid, une ville à découvrir – ou redécouvrir – sans modération.

Barbara Chabbal – Décoratrice d’intérieur

https://www.interieurvotre.net/

Rio : incontournables et lieux insolites

Baie de Copacabana - Rio

Rio de Janeiro est une destination qui fascine… et qui fait peur. Au-delà des préjugés, j’ai voulu me forger ma propre opinion. En août dernier, j’ai arpenté en long, en large et en travers cette ville haute en couleurs. Et tout s’est bien passé ! Visite guidée.

Street art à Rio

Deuxième plus grande ville du Brésil après Sao Paulo, Rio de Janeiro est une métropole qui regorge de trésors et d’endroits insolites. Du Christ Rédempteur au fameux Pain de Sucre, en passant par ses plages mythiques, son célèbre Carnaval, Rio a toujours fait rêver ! A juste titre…

Le Corcovado

Le Christ Rédempteur - Rio

Dominant Rio, le Corcovado (le « bossu » en portugais) est un pic de 710 mètres de haut situé dans la forêt de Tijuca, sur lequel se dresse la statue du Christ Rédempteur. On doit sa construction à un sculpteur français, Paul Landowski, avec la participation d’un sculpteur roumain, Gheorghe Leonida, et de l’ingénieur Heitor da Silva. Le Christ Rédempteur est classé monument historique depuis 1973 et a été élu 7ème nouvelle merveille du monde.

Il attire plus de 750 000 visiteurs par an, ce qui en fait le site touristique le plus visité de Rio. Pour profiter pleinement du Corcovado, choisissez plutôt un temps clair et ensoleillé et partez de bon matin car il y a foule à partir de 10 h. Alors vous pourrez admirer dans les meilleures conditions la vue panoramique à couper le souffle sur l’océan, les plages de Copacabana et d’Ipanema, le Pain de Sucre, le lac Rodrigo de Freitas, l’immense baie de Guanabara, le jardin botanique et le stade de football Maracanã.

Pour se rendre au Corcovado, le plus simple et le plus agréable est d’emprunter le funiculaire depuis la station Cosme Velho. Les départs ont lieu toutes les demi-heures, de 8h à 19h. L’ascension dure environ vingt minutes pendant laquelle on traverse la jungle tropicale. Mieux vaut réserver sa place à l’avance sur Internet.

Le Pain de Sucre

La Pain de Sucre - Rio

Véritable symbole de Rio, le Pain de Sucre (« Pão de Açúcar » en portugais) culmine à 395 m de hauteur et est accessible par deux téléphériques, en passant par le Morro da Urca. Le trajet offre une incroyable vue panoramique sur les environs et, du sommet, on distingue les plages de Leme, Copacabana et Ipanema, ainsi que les quartiers de Botafogo et Flamengo. Comme le Pain de Sucre est un incontournable de Rio, il est également très fréquenté. L’idéal est d’arriver en milieu d’après-midi pour pouvoir y admirer ensuite le coucher de soleil.

Les plages mythiques de Copacabana et d’Ipanema

Plage d'Ipanema - Rio

Comment parler de Rio sans évoquer ses célèbres plages ? Les plus connues, Copacabana et Ipanema, attiraient la jet set à partir des années 30, puis furent renommées auprès du grand public à partir des années 60.

Copacabana est aujourd’hui l’une des plages les plus célèbres du monde. Longue de plus de 3 km, elle est gardée par deux forts historiques à ses extrémités, le Fort Copacabana construit en 1914 au sud et le Fort Duque de Caxias qui date de 1779, à la pointe nord. La promenade est le théâtre de nombreuses animations. Le jour où je m’y suis rendue se tenait une rencontre internationale de capoeira, cet art martial très impressionnant qui puise ses racines dans les techniques de combat des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil.

La plage d’Ipanema est le point de ralliement de la jeunesse aisée de Rio. C’est aussi le berceau de la bossa nova. Cette belle plage (je l’ai préférée à celle de Copacabana) est le terrain de jeu de nombreux Cariocas (les habitants de Rio) qui viennent y pratiquer football, volley, raquettes… Des vendeurs ambulants se frayent un chemin pour proposer bières fraîches, épis de maïs grillés, glace à l’Açaï, ce fruit d’Amazonie dont on vante les nombreuses propriétés. Des plagistes vous alpaguent pour vous louer un emplacement, des sièges, un parasol… Le dimanche, il y a foule, surtout si le soleil brille, et la promenade qui la longe devient piétonne. Lorsque l’on va se baigner, il est de coutume de demander à son voisin de plage de veiller sur ses affaires. Là encore, l’endroit est très vivant. Lors de mon passage se tenait une manifestation pacifique alertant sur les incendies en Amazonie et le sort réservé aux peuples en danger qui y habitent.

Le quartier de Santa Teresa

Quartier de Santa Teresa - Rio

Santa Teresa est le quartier bohême de la ville, le « Montmartre » de Rio. Perché sur une colline, il offre une vue imprenable sur la baie de Rio. Il est particulièrement agréable de se promener dans ses petites rues pavées, d’admirer ses maisons cossues du 19e siècle, de découvrir ses petites boutiques, ses cafés et restaurants typiques, ses musées et ses ateliers d’artistes. Le tout dans une ambiance unique et décalée. Sur les murs, le street art est à l’honneur ! Un endroit très sympathique où vous pourrez aller à la rencontre des habitants du quartier qui se retrouvent presque chaque soir autour d’un verre de bière ou d’une caipirinha, dansant et chantant dans la rue au son de la musique brésilienne improvisée entre amis. Vous y serez toujours les bienvenus car les Cariocas sont très accueillants.

Si vous n’y séjournez pas, la meilleure façon d’y accéder est le tramway historique de Bondinho, qui commence à la station de métro Carioca et termine à Largo dos Guimarães. Ce tramway jaune est la réplique exacte de ceux de Lisbonne.

J’ai adoré ce quartier où se trouvait mon hôtel, le Mama Shelter. Tous les soirs, je dénichais une nouvelle adresse de restaurant et j’appréciais son ambiance si particulière. De plus, je m’y sentais en sécurité.

Le jardin botanique

Jardin botanique - Rio

Le jardin botanique de Rio est pour beaucoup l’un des plus beaux au monde. Il offre en effet un cadre magnifique. Ce véritable havre de paix de 140 hectares, situé en plein cœur de la ville et déclaré Réserve de la biosphère par l’Unesco, abrite quelque 40 000 plantes et arbres monumentaux de plus de 6 000 espèces différentes. Sans parler des milliers d’orchidées et de cactus à admirer sous des serres tropicales. Avec un peu de chance, vous y verrez également des singes et des oiseaux exotiques. Mais c’est surtout son allée centrale bordée de palmiers impériaux qui impressionne. L’endroit idéal pour fuir le bruit et la chaleur.

Le Parque Lage

Parque Lage - Rio

Situé au pied du Corcovado, juste à côté de la forêt de Tijuca, le Parque Lage est un endroit reposant, avec des jardins luxuriants. Au cœur du parc, une magnifique maison qui appartenait à la famille Lage abrite aujourd’hui l’école des Beaux-Arts.  Un joli café au bord d’un bassin vous accueillera agréablement. L’idéal pour faire une petite pause dans la journée.

Les escaliers Selarón

Les escaliers Selaron - Rio

Difficile de manquer les fameux escaliers colorés conçus par l’artiste d’origine chilienne Jorge Selarón qui a passé 20 ans à les décorer en face de sa maison. Pour cela, il a utilisé des milliers de céramiques rapportées du monde entier. C’est un endroit emblématique, avec ses 215 marches aux tons jaune, bleu, rouge et vert, qui relie les quartiers de Gloria and Santa Teresa. Classé aux monuments historiques depuis 2005, il est très fréquenté par les touristes. Mieux vaut se lever tôt pour l’admirer et prendre quelques photos !

Real Gabinete Portugues da Leitura

real Gabinete Portugues da leitura - Rio

Le Real Gabinete Portugues de Leitura est une magnifique bibliothèque créée en 1837. Ce superbe édifice, à l’intérieur tout en bois sculpté, est inspiré du monastère des Hiéronymites de Lisbonne. Il renferme une collection de plus de 350 000 livres, dont certains remontent au 16e siècle. On y trouve également quelques peintures, sculptures et monnaies anciennes. Même si la bibliothèque est relativement petite, sa visite vaut vraiment le détour.

Le marché hippie d’Ipanema

Tous les dimanches depuis 1968, se tient la Feira hippie de Ipanema, un grand marché avec plus de 700 kiosques qui proposent de l’artisanat (peinture, bijoux, vêtements, cuir…) et mais aussi de la cuisine locale. Même s’il est assez touristique, ce lieu très animé vaut le détour. J’y ai trouvé de nombreux souvenirs à prix intéressants (en marchandant bien entendu !). Et juste à côté, une grande boutique de tongs Havainas !!! On y trouve un choix incroyable de modèles, 2 à 3 fois moins chers qu’en France.

La Fabrica Bhering

La Fabrica Bhering - Rio

Pour sortir des sentiers battus, la Fabrica Bhering est un lieu insolite à découvrir, qui plaira aux amateurs d’art. Cette ancienne fabrique de chocolat abandonnée a été reconvertie au début des années 2000 en espace accueillant des artistes brésiliens (peintres, photographes, designers, céramistes…). Des ateliers, des boutiques et des salles d’expo se succèdent sur plusieurs étages dans un dédalle d’escaliers, de coins et de recoins où l’on retrouve encore toute la structure de l’usine et même quelques vieilles machines. Une fois par mois, la Fabrica Bhering organise des festivités. Un véritable coup de cœur pour cet endroit décalé où l’on est accueilli à bras ouverts !

Le Musée de Demain

Musée de Demain -Rio

Inauguré le 17 décembre 2015, le Musée de Demain (Museu do Amanhã en portugais) est situé au bord de la baie de Guanabara, dans la zone portuaire de la ville. Le bâtiment surprenant et hypermoderne qui l’abrite a été conçu par l’architecte espagnol Santiago Calatrava Valls. Construit sur une jetée artificielle, il ressemble à un navire, à un vaisseau spatial ou encore à un gros insecte selon son imagination. Consacré à la création de l’Univers et à l’avenir de l’humanité, l’intérieur de ce musée hors du commun n’en est pas moins impressionnant. La planète et les dérèglements climatiques y sont à l’honneur. Les différentes salles offrent des activités pédagogiques, ludiques et interactives très intéressantes.

L’Institut Moreira Salles

Amazonienne

Fondé en 1992, cet institut culturel assez confidentiel occupe l’ancienne demeure de la famille Salles. L’architecture est d’Olavo Redig, le jardin de Burle Marx. Il abrite la plus riche collection photographique privée du Brésil. Des expositions de peinture et de sculpture y sont également organisées. Lors de ma visite, j’ai pu admirer de superbes photos réalisées en Amazonie.

La Confeitaria Colombo

Confeitaria Colombo - Rio

Créée en 1894, ce salon de thé situé dans le quartier du Centro, évoque les cafés viennois de style 1990, avec sa verrière, ses moulures, ses immenses miroirs… C’est une véritable institution à Rio. On y déguste notamment d’excellentes pâtisseries !

La sécurité en question

En ce qui concerne la sécurité, pour éviter tout souci, j’ai circulé en Uber pendant tout mon séjour. C’est un moyen sûr et très bon marché pour se déplacer dans toute la ville.

Comme dans toute grande ville, il faut être vigilant et éviter certains quartiers, surtout le soir. Sur recommandation des Brésiliens, je ne me suis pas aventurée dans les favelas, même en plein jour.

J’ai constaté une forte présence de la police touristique dans les endroits stratégiques de la ville. Bien sûr, j’ai pris quelques précautions. Je ne portais sur moi aucun bijou de valeur et je n’ai jamais sorti mon appareil photo reflex dans la rue.

Il y aurait encore beaucoup à dire et à faire tant Rio est une destination riche en couleurs, culturellement très dense et pleine de contrastes. Cette ville mérite sa renommée. Et on peut y séjourner sans s’ennuyer pendant une bonne semaine.

Planter des arbres avec les Reforest’Acteurs

Reforestaction

Juliette nous fait partager son expérience de plantation d’arbres, sous la houlette de Reforest’Action *. Une belle initiative à saluer… et à reproduire !

Forêt de Sainte-Apolline

Un samedi de novembre original : au lieu de courir à droite et à gauche, j’ai opté pour une matinée consacrée à la plantation de jeunes arbres en forêt de Sainte Apolline (Yvelines), sur l’invitation de @Reforest’Action. Riche idée !

Fin prête pour une matinée de plantation

Réveil un peu difficile ce samedi matin vers 7h30, mais avec l’idée de consacrer cette matinée à planter des arbres, je me suis motivée. Direction Plaisir (Yvelines) et la Forêt Départementale de Sainte Apolline. L’équipe de Reforest’Action nous attend avec le kit ad-hoc café-viennoiseries-jus de fruits locaux. Nous sommes une centaine, adultes et enfants de la région, à avoir troqué les courses du samedi matin pour une session de plantation. Les motivations sont sans doute différentes pour les uns et les autres : action responsable, citoyenne, écologique, ludique, pédagogique… En tout cas, nous sommes tous au rendez-vous malgré la fraîcheur matinale. Heureusement le soleil nous accompagne pour cette belle journée.

15 hectares à reboiser

Jeunes plants de hêtre

 Vers 9h30, après avoir endossé nos T-shirts de Reforest’Acteurs, nous partons vers la parcelle de 15 hectares à boiser. Les grands chemins nous rappellent que cette « forêt fut acquise en 1688 par le chancelier de Pontchartrain. Il la reboisa de chênes et fit tracer les grandes allées et les carrefours en étoile pour la pratique de la chasse à courre. Une chapelle dédiée à Sainte Apolline, construite au XIIIe siècle, donna son nom à la forêt. » Elle est gérée aujourd’hui par le Conseil Général des Yvelines.

Un partenariat Département et Reforest’Action

C’est grâce à un partenariat convenu entre le Département et Reforest’Action que cette journée est organisée. Avec une sacrée préparation en amont. Des milliers de plants ont été commandés auprès des pépinières Naudet pour être livrés la veille ; la parcelle a été nettoyée par les forestiers du Département ; des zones de plantations ont été marquées ; les plants ont préalablement été enduits de trico, un répulsif naturel à base de graisse de mouton contre l’appétit du gibier… tout ceci avec l’énergie des équipes impliquées et grâce au financement des plants par le grand public. Car c’est le principe de Reforest’Action : des particuliers ou des entreprises achètent des arbres et la société se charge de les planter en France ou dans le monde (Tanzanie, Guinée, Pérou, Brésil, Indonésie…).

Hêtres, charmes, bouleaux, pins sylvestres, chênes sessiles sont les élus du jour pour accompagner la régénération naturelle dans une zone qui était jusque-là envahie de fougères et ronces. Munis de gants, pioches, pelles, nous sommes chargés de disposer 25 plants sur des placeaux de 9 m2 : 19 d’une seule essence avec 6 d’une autre essence. Le hêtre en majorité avec du charme par exemple. Les deux essences se ressemblent beaucoup. Pour les distinguer, on dit que « Le charme d’Adam, c’est d’être à poils », c’est-à-dire que les feuilles du charme sont dentelées et celles du hêtre sont duvetées.

Des plants suivis dans la durée

Plantation d'arbres

Ces îlots ainsi variés vont pousser en meute, se protéger les uns les autres pour grandir ensemble. Au fil du temps, des aléas climatiques, de la gourmandise des chevreuils…, la sélection naturelle va opérer pour ne laisser que les plus robustes. Les plants seront suivis dans la durée par les forestiers du Département afin de leur assurer la meilleure croissance possible. Dans quelques années, les arbres auront reconquis leur espace, avec les résineux – pins sylvestres – comme nouveaux venus dans cette région. C’est une essence qui résiste mieux au froid mais surtout à la sécheresse, plus fréquente ces dernières années. De la même façon, le chêne sessile, mieux adapté au changement climatique, vient remplacer le chêne pédonculé. Enfin, en lisière des bois, au bord des chemins, les Reforest’Acteurs plantent des arbres fruitiers, alisiers, cormiers, poiriers. Une manière d’assurer la variété des essences et de développer la biodiversité.

Le sentiment d’avoir agi  

 J’ai adoré être là ce matin, les mains dans la terre, avec la satisfaction d’avoir accompli une belle action. Je sais bien que tout reste à faire : protéger les jeunes plants, faire en sorte qu’ils bénéficient d’assez de lumière, espérer qu’ils résistent aux tempêtes et aux épisodes de sécheresse, etc… Mais je repars tout de même avec le sentiment d’avoir agi, même si c’est très modestement. J’ai aussi bien apprécié ce bain de forêt revigorant, surtout en cette veille des festivités de la Saint-Sylvestre !

*Reforest’Action est une entreprise à vocation sociale dont la mission première est de sensibiliser et d’agir pour les forêts. Depuis sa création en 2010, elle a planté plus de 4 millions d’arbres en France et à l’étranger.

https://www.reforestaction.com/

Juliette a créé de son côté un blog que je vous invite à découvrir :

https://fandeforet.home.blog

Vol retardé ou annulé : quels sont vos droits?

Coucher de soleil vu d'avion

Si vous avez subi un retard d’avion ou l’annulation pure et simple de votre vol, sachez que la Réglementation européenne sur les droits des passagers aériens* est de votre côté. Celle-ci prévoit l’allocation d’une indemnité de la part de la compagnie aérienne responsable, en réparation du préjudice subi. A certaines conditions toutefois…

Vol annulé ou retardé

Les passagers français souffrent d’un des taux de retards de vols les plus élevés d’Europe. Or seuls 5 à 10 % des clients qui peuvent prétendre à une indemnisation de la part des compagnies font les démarches pour l’obtenir.

Entre 250 et 600 € par passager pour un retard de plus de 3 heures

Une compagnie aérienne se doit de respecter les horaires de ses vols. Ainsi, si votre vol est retardé de plus de 3 heures ou annulé, la compagnie doit vous indemniser.

Vous pouvez réclamer un dédommagement compris entre 250 et 600€ par passager, et ce, même si vous avez pu voyager sur un autre vol, ou avez été informé(e) de l’annulation de vol quelques jours avant le départ initialement prévu.

Cette indemnisation forfaitaire s’élève à :

  • 250 € pour un vol de 1 500 km ou moins,
  • 400 € pour un vol de plus de 1 500 km (dans l’Union européenne),
  • 400 € pour un vol entre 1 500 et 3 500 km,
  • 600 € pour un vol de plus de 3 500 km.

Attention : l’indemnisation n’est pas due si le retard ou l’annulation provient d’une circonstance exceptionnelle (conditions météorologiques ou grève des contrôleurs aériens par exemple). Mais il revient à la compagnie aérienne d’en apporter la preuve. En revanche, la grève de personnels de la compagnie vous autorise à prétendre à une indemnisation.

Les vols « européens » concernés

Si vous êtes parti(e) de France ou si vous venez d’un pays européen (Union européenne, Norvège, Islande ou Suisse), votre vol est concerné, quelle que soit la compagnie. La protection s’applique même en cas d’escale ou de correspondance.

Par contre, si vous êtes parti(e) d’un autre pays, le vol est concerné seulement si vous avez voyagé avec une compagnie de l’Union européenne.

Assistance en cas de retard important

Si le retard du vol est important, la compagnie aérienne vous doit une assistance. Ce retard doit être d’au moins :

  • 2 heures pour un vol de 1 500 km ou moins,
  • 3 heures pour un vol de plus de 1 500 km dans l’Union européenne ou pour un vol entre 1 500 et 3 500 km hors UE,
  • 4 heures pour un vol de plus de 3 500 km (hors UE).

Si le retard est d’au moins 5 heures et que vous renoncez à votre voyage, vous pouvez vous faire rembourser le billet.

Si le retard de 5 heures concerne votre correspondance, vous pourrez obtenir le remboursement du vol retour vers votre point de départ.

En attendant le prochain vol, la compagnie doit prendre en charge gratuitement :

  • des rafraîchissements,
  • la restauration,
  • deux communications,
  • et, si le départ ne peut avoir lieu avant le lendemain, les frais d’hôtel et de transfert entre l’hôtel et l’aéroport.

Si la prise en charge n’est pas fournie, la compagnie devra vous rembourser les frais que vous aurez avancés, sur présentation de justificatifs.

Quelles démarches entreprendre ?

Pour être dédommagé(e), il faut que vous adressiez une demande d’indemnisation au transporteur. Celle-ci peut se faire le plus souvent directement sur le site de la compagnie concernée.

Vous avez 5 ans pour réclamer votre indemnisation.

Si la compagnie refuse de vous indemniser, ou si vous trouvez que cette indemnisation est insuffisante, vous pouvez faire un recours auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Vous avez aussi la possibilité de faire appel à une société spécialisée dans le recouvrement de ces indemnités. Il en existe plusieurs dont Air Indemnité, Flight Right, Air Help… L’avantage, c’est que vous confiez votre dossier à des professionnels, des juristes qui connaissent la règlementation sur le bout des doigts et que vous ne vous occupez pas des démarches qui peuvent être parfois longues et fastidieuses. Sachez cependant que ces sociétés prélèvent une commission d’environ 30 % quand elles ont obtenu gain de cause auprès de la compagnie responsable.

Ma propre expérience

Partant l’été dernier au Brésil, je devais prendre un vol Paris-Lisbonne puis, dans la foulée, un vol Lisbonne-Rio. Le premier vol a eu cependant tellement de retard au départ de Paris que j’ai râté la correspondance prévue.

La compagnie aérienne a pris en charge mon hébergement et mes repas à Lisbonne (c’est déjà ça !) ainsi que la réservation le lendemain sur un autre vol pour Rio. Résultat : je suis tout de même arrivée à ma destination finale avec près de 12 h de retard !

A mon retour, j’ai déposé une réclamation sur le site de la compagnie aérienne. Après bien des palabres (la compagnie a notamment essayé de se dédouaner en invoquant des circonstances exceptionnelles sans en apporter la preuve) et quelques posts rageurs sur Facebook (les réseaux sociaux servent aussi à cela !), j’ai enfin obtenu satisfaction et touché l’indemnisation prévue dans mon cas.

Conclusion, ne jamais rien lâcher quand on est dans son bon droit !

*Texte de référence : Règlement européen n° 261/2004 du 11 février 2004 relatif à l’indemnisation et l’assistance des passagers en cas d’annulation ou de retard important d’un vol.

Ecosia ou comment planter des arbres en surfant sur Internet

Reforestation
Logo Ecosia

Connaissez-vous Ecosia ? Si ce n’est pas le cas, je vous invite à découvrir ce moteur de recherche solidaire allemand qui reverse 80 % de ses bénéfices dans un programme de reforestation présent dans le monde entier.

Créé en 2009 par Christian Kroll à la suite d’un voyage au Brésil où il a constaté les ravages causés par la déforestation, ce moteur de recherche a déjà permis de planter plus de 70 millions d’arbres. Au Burkina Faso, au Pérou, en Tanzanie, à Madagascar et dans douze autres pays, en partenariat avec des associations locales.

Comment ça marche ?

Ecosia propose un service gratuit de recherche. Les résultats affichés sont générés par Bing. Via des encarts publicitaires, il affiche des liens qui génèrent des revenus à chaque clic. En moyenne, un arbre est planté pour 45 recherches.

Un geste pour la planète

Certes Ecosia est un petit peu moins performant que certains de ses concurrents (des internautes ont constaté quelques bugs). Mais en passant par lui, vous ferez un geste pour la planète !

De plus, l’entreprise neutralise 100 % des émissions de CO2 de ses serveurs, de son infrastructure, de ses locaux et des appareils de ses utilisateurs, à travers un projet de compensation carbone géré par son partenaire myclimate.

Alors, on essaye ?

https://www.ecosia.org

La collection Alana, comme un grand livre d’images…

Tableau collection Alana
Affiche miusée Jacquemart André

Le moment est propice aux expositions de peinture. Catherine, férue d’histoire de l’art, a visité l’une d’elles et nous donne envie de suivre ses pas.

Ange Collection Alana

Si vous aimez la peinture, ne manquez pas un moment rare en ce moment à Paris, au musée Jacquemart André. Ce dernier accueille en effet jusqu’au 20 janvier 2020 une collection très secrète, habituellement fermée au public et conservée aux Etats-Unis.

Il s’agit de la collection Alana (nom tiré de la contraction du nom des deux collectionneurs, Alvaro Saieh et Ana Guzman), qui réunit des chefs-d’œuvre de la peinture italienne, des tout débuts de la renaissance jusqu’à l’apparition du baroque.

Des œuvres exceptionnelles du 13e, 14e et 15e siècles

Christ - Collection Alana

La plus grande partie des œuvres présentées datent des 13e au 15e siècles, avec des peintres comme Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Paolo Uccello, Filippo Lippi…

Vous n’êtes pas spécialiste, vous avez peur de vous perdre dans une profusion de scènes religieuses ? N’ayez crainte, aidés par les commentaires imagés et précis de l’audioguide, laissez-vous aller et profitez de ce grand livre d’images que constituaient ces œuvres pour les fidèles de l’époque.

Vous y découvrirez que les anges peuvent avoir des ailes en technicolor, vous y verrez une bataille devant une ville aux remparts rose vif dans un style très… bande dessinée.

Vous y rencontrerez un démon qui a pris la forme d’une vierge aux ailes noires et aux pieds fourchus, et à chaque pas vous serez séduit(e) par les formes, les couleurs, la délicatesse des visages et des paysages.

Un accrochage particulier

Collection Alana

Originalité de la collection Alana : dans les lieux où elle est conservée, elle fait l’objet d’un accrochage très dense, dans la tradition des amateurs des XVIIIe et XIXe siècle qui ne craignaient pas de juxtaposer les œuvres les unes à côté des autres, très loin de la sobriété à laquelle nous ont habitués les musées modernes. Pour donner au visiteur une idée de cette présentation, la première salle de l’exposition respecte cet accrochage particulier, avant de revenir à une organisation chronologique moins déroutante pour nous.

En pratique :

  •  Ne zappez pas l’audioguide, vraiment utile ici pour apprendre à regarder ces œuvres.
  • La vidéo de présentation proposée aux visiteurs permet de mieux comprendre l’esprit de la collection et de la découvrir « in situ », dans ses lieux de conservation habituels.
  • Le billet vous donne accès non seulement à l’exposition temporaire, mais aussi à l’ensemble du musée Jacquemart André. C’est l’occasion de poursuivre votre exploration avec les chefs d’œuvres réunis par Edouard André et Nélie Jacquemart, deux collectionneurs tout aussi passionnés, et de goûter la beauté et le raffinement de leur demeure.
  • Le musée Jacquemart André possède aussi une librairie-boutique et un restaurant salon de thé, tous deux assez exceptionnels. À bon entendeur…

Exposition « La collection Alana, chefs d’œuvre de la peinture italienne« .

Musée Jacquemart André, Paris, du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020. 
Informations et réservations sur https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/collection-alana

Une grande bouffée d’air du Havre

Le volcan - Le Havre

Poursuivant sa découverte du patrimoine français, Catherine nous emmène dans la ville du Havre où quelques belles surprises nous attendent.

Vous avez envie de passer une journée passionnante… en dehors des sentiers battus ? Vous souhaitez une parenthèse originale, étonnante, dépaysante ? Faites comme moi, passez une journée au Havre ! Même si cette destination n’est pas forcément en tête du palmarès touristique, c’est promis, elle vous réserve bien des surprises et saura vous séduire.

Reconstruire après 1945

Avant de partir, un petit retour en arrière s’impose. Deuxième port de France derrière Marseille, Le Havre est occupé par les allemands dès 1940 et bombardé par les britanniques pas moins de 132 fois tout au long de la guerre. Résultat : en 1945, la ville est un champ de ruines. 12 500 immeubles ont été rasés et environ 80 000 personnes sont sinistrées… Il faut reconstruire, vite et bien, si possible mieux que ce qui existait avant la guerre quand certains quartiers étaient carrément insalubres. C’est l’architecte Auguste Perret, une célébrité de l’époque, auteur entre autres du célèbre théâtre des Champs Elysées à Paris, qui s’en chargera. Aujourd’hui encore, la ville porte sa marque.

L’église Saint-Joseph

Eglise Saint-Joseph au Havre

Pour comprendre toute l’originalité de l’œuvre d’Auguste Perret au Havre, je vous conseille deux visites. En premier lieu, poussez la porte de l’église Saint-Joseph, dont le clocher de béton domine le centre-ville. Le béton, c’était le matériau favori d’Auguste Perret, pour sa modernité, sa facilité de mise en œuvre, son coût raisonnable. A Saint-Joseph, il lui a donné ses lettres de noblesse : il suffit de voir les volumes magnifiques de la nef et les couleurs vives des vitraux qui se reflètent sur les murs et les piliers. C’est tout simplement magique !

L’appartement d’Auguste Perret

Appartement Auguste Perret - Le havre

La deuxième visite que je vous recommande (je l’ai vraiment trouvée passionnante), c’est celle de l’appartement témoin d’Auguste Perret. Réaménagé dans le plus pur style des années cinquante, baptisé ici le style « reconstruction », il vous fera véritablement voyager dans le passé. J’ai pour ma part retrouvé dans la cuisine de Perret la cocotte en fonte jaune canari qui trônait chez ma mère… Chaque détail de l’aménagement a été pensé pour procurer aux occupants confort, bien-être, hygiène. Une vraie révolution à l’époque permise par la conception très avant-gardiste de ce grand architecte. La visite se fait par petits groupes sous la houlette d’une guide conférencière qui connait son sujet dans les moindres détails. Réservation obligatoire auprès de la Maison du Patrimoine…

Le volcan d’Oscar Niemeyer

Le volcan d'Oscar - Le Havre

Ensuite, parcourez le centre-ville pour comprendre toute l’ampleur de l’œuvre de l’atelier Perret, achevée au début des années soixante. Vous y découvrirez aussi un édifice très original, centre culturel et théâtre, dont la tour blanche aux formes douces s’orne de deux mains ouvertes. Baptisé « le volcan » (c’est vrai que sa forme évoque un cratère), c’est l’œuvre d’un autre très célèbre architecte, Oscar Niemeyer, dont le nom reste attaché à la construction de Brasilia.

Jardin botanique et Maison de l’Armateur

Si vous n’êtes pas encore rassasiés par ces découvertes, deux autres visites peuvent compléter votre journée. Pour une échappée « verte », choisissez les jardins suspendus, un jardin botanique de 17 hectares perché sur les hauteurs du Havre à l’intérieur de l’ancien fort de Sainte-Adresse, qui domine la ville basse, l’estuaire et la Manche. Et pour les férus d’histoire, la Maison de l’Armateur, musée d’art et d’histoire, vous propose la visite d’une demeure du XVIIIe siècle ayant appartenu à un riche négociant de la ville. Organisée autour d’un puits de lumière central, c’est une maison originale à la décoration soignée, qui jette un autre éclairage sur le passé de cette ville si intéressante.

En pratique

  • Si vous venez de Paris ou de sa proche banlieue, comptez 2 heures de route en voiture et à peu près autant en train.
  • Pour la visite de l’appartement témoin d’Auguste Perret, réservation auprès de la Maison du Patrimoine (tél. 02 35 22 31 22) ou sur maison-patrimoine-info@lehavre-etretat-tourisme.com.
    Un conseil : en attendant l’heure de la visite, ne manquez pas les courtes vidéos de présentation proposées par la Maison du Patrimoine. Les témoignages des habitants sinistrés puis relogés dans les appartements Perret sont très émouvants et éclairants sur cette époque très particulière.
  • Les jardins suspendus sont ouverts tous les jours, toute l’année, à partir de 10h30. Mais attention, d’octobre à mars, ils ferment leurs portes à 17h30. Accès gratuit sauf pour la visite des serres (qui elles ne sont pas toujours ouvertes, en particulier l’hiver).
  • Pour la maison de l’armateur, l’accès est gratuit pour tous les premiers samedis de chaque mois. Les autres jours, entrée de 4 à 7 euros. Un programme de visites guidées existe, plus de détails sur https://www.lehavre.fr/annuaire/maison-de-larmateur


10 jours à Khao Lak (Thaïlande)

Bateaux traditionnels thaïlandais

Besoin de repos, de dépaysement, un goût prononcé pour l’Asie, un budget serré ? La Thaïlande est LA destination qu’il vous faut ! Partie 10 jours à Khao Lak en octobre 2018, j’ai découvert une région du pays du sourire que je ne connaissais pas encore. J’y ai trouvé calme, beauté et exotisme.

Plage de Khao Lak - Thaïlande

Bien sûr la Thaïlande est un pays très touristique (plus de 35 millions de visiteurs étrangers en 2017 tout de même !). Bien sûr il existe des destinations en Asie plus pittoresques. Il n’empêche que la Thaïlande offre un bon compromis et il est encore possible d’y découvrir des endroits isolés, quasi-déserts, loin de la foule et de profiter sereinement de ses vacances.

Des prix abordables

Une fois de plus, je suis partie avec voyageprive.com. Les tarifs proposés sont attractifs, surtout hors saison, avec des prestations de qualité.

Pour ne rien vous cacher, j’ai trouvé une offre à 680 euros pour 10 nuits dans un hôtel 4 étoiles (avion, transferts aéroport, surclassement chambre, petits déjeuners). A cela s’ajoutent des frais de dossier (25 euros) et un supplément single si vous partez seul(e).

Une ville tout en longueur, entièrement reconstruite

Après 14 heures d’avion, une escale à Istanbul, me voici à l’aéroport de Phuket, deuxième aéroport de Thaïlande par sa fréquentation. Il faut ensuite compter un peu plus d’une heure en bus pour arriver à Khao Lak.

Hôtel Leaves à Khao Lak - Thaïlande

Je découvre cette longue ville qui, après avoir été violemment touchée en 2004 par un tsunami, a été complètement reconstruite. Malgré la présence de lieux de souvenirs qui rappellent ce terrible événement, le sujet est tabou et mieux vaut ne pas aborder le sujet avec des Thaïlandais qui souhaitent tourner la page.

L’hôtel est bien situé, dans un jardin tropical, à proximité du centre et de ses nombreux petits restos à prix très intéressants (à la fin du séjour, je prenais un plat copieux + une boisson pour l’équivalent de 2,5 euros !). Ma cantine : Go Pong.

Restaurant thaï

Un point de départ pour de nombreuses excursions

Mieux vaut éviter de réserver des excursions auprès du représentant de l’hôtel dans lequel vous séjournez. Les tarifs proposés sont plus élevés qu’ailleurs.

Un bon plan : se rendre à l’agence Khao Lak Land Discovery qui propose des services sérieux et un très bon accompagnement, parfois avec un guide francophone. Une petite négociation des prix est possible si vous achetez plusieurs prestations. Mieux vaut payer en liquide, sinon on vous prélèvera 3 % de plus que le prix initial.

Ile Surin

En règle générale, les excursions dans cette région un peu éloignée de tout ne sont pas données (environ 3 500 baths par personne, soit l’équivalent de près de 100 euros). Il est vrai que l’on emprunte des minibus, des bateaux ultrarapides, que l’on paye pour un encadrement de qualité, le repas du midi ainsi que les boissons sont fournis, les entrées dans les parcs sont prises en charge… De plus, on n’a pas trop le choix.

J’ai choisi deux d’entre elles : les îles Surin et la baie de Phang Nga.

Snorkeling dans les îles Surin

Iles Surin - Thaïlande

Et c’est parti pour une journée en mer, avec des stops sur des îles reculées qui ne sont accessibles qu’une partie de l’année au public (en période de mousson, elles sont trop dangereuses). Ces îles granitiques aux promontoires rocheux (on se croirait parfois aux Seychelles) sont couvertes d’épaisses forêts tropicales et offrent des baies abritées au sable blanc.

Je plonge avec délice dans des eaux turquoises, remplies de poissons multicolores.

Nous débarquons ensuite sur une petite île habitée par les Moken. Ces « gitans de la mer » vivent 6 mois par an sur leur bateau pour pêcher, avec leur maison posée dessus. Le reste de l’année, pendant la mousson, ils deviennent sédentaires et habitent dans un village sur pilotis, avec une école « en dur ».

Petite fille Moken - Thaïlande

Je constate un extrême dénuement et des conditions de vie précaires. J’apprends que ce peuple originaire de Malaisie n’est pas forcément très apprécié des autorités thaïlandaises qui ne lui permettent pas de pêcher plus d’un poisson par jour et par personne…

La baie de Phang Nga et les archipels de Krabi

Après une traversée en « speed boat », me voilà arrivée sur l’île de Kho Hong où m’attend une très belle balade en canoé. J’y découvre des grottes et des falaises calcaires à-pic impressionnantes.

Grottes et falaises - baie de Phang Nga

L’exploration de la baie de Phang Nga continue par la visite du village flottant de Koh Panyee. Curiosités de ce village : un terrain de foot flottant et une superbe mosquée.

Puis nous rejoignons la fameuse île de James Bond où fut tourné le film « L’homme au pistolet d’or ». Superbe mais malheureusement fréquentée par des hordes de touristes. Mieux vaut y arriver tôt le matin !

James Bond Island - Thaïlande

Après une halte sur l’île calme et préservée de Koh Yao Noi, direction les petites îles de l’archipel de Krabi. Des plages somptueuses, immaculées me tendent les bras. Baignade obligatoire dans ces eaux limpides.

Découverte de plages « cartes postales »

White sand beach - Thaïlande

A une quinzaine de km de Khao Lak se trouvent des places paradisiaques : White sand beach, Coconut beach (ma préférée)… où il est possible de louer pour la journée un matelas et un parasol pour l’équivalent de 5 euros. Pour m’y rendre, je prends un taxi (pas donné). Sur place, on a l’impression d’être un peu seul au monde en dégustant face à la mer une noix de coco fraîche. Le calme est juste parfois perturbé par le va-et-vient des barques pétaradantes des pêcheurs.

Que faire d’autre à Khao Lak ?

Baladez-vous dans le marché de nuit de Bang Niang, ouvert 4 soirs par semaine. Côté shopping, pas grand-chose d’intéressant : on y trouve surtout des articles de contrefaçon… et très peu d’artisanat local. Mais l’intérêt de ce lieu réside dans le fait qu’il soit très animé et que l’on puisse s’y restaurer et déguster des spécialités thaïlandaises dans de petits stands typiques. Brochettes de viande, de poisson, riz parfumé… vous attendent.

Cuisine thaï

Faites un tour au musée consacré au tsunami du 26 décembre 2004. Bien que désuet, les photos présentées montrent toute l’ampleur de la catastrophe. A deux pas se trouve le Boat 813, échoué en plein champ à plus d’un kilomètre de la mer, là où la vague l’avait déposé. Ce bateau de police était chargé d’assurer la sécurité d’un prince qui pratiquait le jet ski. Les membres de l’équipage ainsi que le prince n’ont pas survécu…

Pour finir sur une note moins triste, profitez comme moi des massages thaïlandais. Ils sont très agréables et plus qu’abordables (à partir de 10 euros !). Souhaitant éviter les salons racoleurs et impersonnels du centre de la ville, j’ai déniché au fil de mes balades, sur la longue plage de sable blond de Khao Lak, un petit coin de paradis : Lah Own. Imaginez-vous en train de vous faire masser avec une vue imprenable sur la mer… Le rêve !

Alors, envie de partir en Thaïlande pour vos prochaines vacances ?

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

La Fourche : le bio plus abordable !

Riz en vrac
Logo La Fourche

Créé il y a un an, le site d’e-commerce La Fourche propose des marques bio jusqu’à moins 50 % ! Comment ? En n’appliquant aucune marge. Il se rémunère en faisant payer un abonnement aux particuliers qui passent commande.

Les ventes de produits biologiques sont en forte hausse, tant les Français font de plus en plus attention à ce qu’ils mettent dans leur assiette. Par contre, le bio reste assez cher : jusqu’à 70 % de plus que les produits conventionnels. Les raisons : des coûts de production élevés, mais aussi et surtout des marges conséquentes pratiquées par les magasins. 

De 20 à 50 % moins chers

Sensible aux questions environnementales, Lucas Lefebvre, trentenaire averti, s’est lancé, avec deux de ses camarades d’HEC, Boris Meton et Nathan Labat, dans la vente de produits bio accessibles à (presque) toutes les bourses.

La Fourche propose ainsi des produits non périssables de qualité, à des prix de 20 à 50 % inférieurs à ceux des grandes enseignes ou des magasins spécialisés. Et ceci, dans les cinq catégories suivantes : alimentation-épicerie, vrac, beauté, bébé et produits d’entretien.

Chocolat noir

Quelques exemples :

  • 250 g d’amandes décortiquées en vrac à 3,20 euros,
  • Un liquide vaisselle au Calendula bio d’un litre à 1,89 euros,
  • Du chocolat noir bio 70 % à la Fleur de Sel (100 g) à 1,89 euros…

Comment ça marche ?

Pour pratiquer des prix bas, le site n’applique aucune marge. Par contre, il se rémunère en faisant payer aux particuliers un abonnement annuel de 69 euros qui leur permet d’accéder à l’offre.

Pour commencer, on peut bénéficier d’un essai gratuit de 30 jours, annulable à tout moment.

La livraison est gratuite à partir de 49 euros d’achat et est assurée dans toute la France.

Savons naturels

Des engagements éthiques et solidaires

La Fourche propose essentiellement des produits locaux et privilégie les marques les plus engagées pour la santé et la protection de l’environnement.

Pour aller jusqu’au bout de la démarche, les colis sont garantis sans plastiques et faits de cartons recyclés.

Enfin, le site travaille avec des personnes handicapées en ESAT et offre une adhésion à un foyer en situation de précarité pour chaque adhésion achetée.

Personnellement, je n’ai pas encore testé ce site, mais des amis m’en ont dit le plus grand bien.

https://lafourche.fr/

La résilience ou l’art de surmonter les épreuves

Illustration article Résilience
Coucher de soleil

Qu’est-ce que la résilience ? C’est la delicate question que s’est posée Barbara, notre fidèle contributrice. Autrement dit, comment ceux et celles qui ont subi de profonds traumatismes sont parvenus à se reconstruire ? Elle nous explique…  

Le concept de “résilience” désigne la capacité d’une personne à reprendre le cours de sa vie et à se reconstruire après avoir vécu un évènement traumatique fort. Il a été introduit en France dans les années 1990 par le psychiatre Boris Cyrulnik*, grâce auquel ce terme est désormais entré dans le langage courant.

Boris Cyrulnik s’est inspiré de sa propre expérience pour illustrer ses travaux sur la résilience. En effet, il est âgé de deux ans lorsque ses parents sont arrêtés et déportés à Auschwitz, de six ans lorsqu’il est lui-même victime d’une rafle d’enfants juifs. Il parvient néanmoins à se sauver et échappe ainsi à une mort programmée. Il sera ensuite recueilli et élevé à Paris par sa tante maternelle.

Les principaux facteurs

Accompagnement - Résilience

Le psychiatre identifie deux principaux facteurs de résilience chez un individu confronté à une expérience traumatique : la force vitale et le “tuteur de résilience”.

Le tuteur de résilience peut être un parent ou un proche (« l’adulte référent ») qui apportera la sécurité affective mise à mal durant le choc et qui permettra à l’individu de s’accrocher pour se reconstruire. Le rôle du tuteur est fondamental car c’est par lui que la personne blessée retrouvera « l’assurance intérieure d’être digne d’être aimé, donc de vivre”.

La notion de résilience connaît néanmoins certaines limites car elle peut, dans un contexte de surmédiatisation, engendrer un sentiment de culpabilité chez les personnes qui n’arriveraient précisément pas à surmonter leurs épreuves dans le cadre d’un parcours résilient. La résilience serait alors perçue comme une capacité personnelle, une sorte de richesse intérieure inégalement répartie entre les individus.

Par ailleurs, cette notion de psychologie profonde ne doit pas être étendue, comme le souligne le psychiatre Serge Tisseron**, à toutes formes de « comportements adaptatifs » à une situation donnée, fusse-t-elle douloureuse.

Des origines précoces

Les origines de la résilience

Connaître la notion de résilience et ses définitions cliniques suffit-il à pouvoir la mobiliser lorsque l’on vit soi-même une expérience traumatique ?

En réalité, la plupart des personnes données en exemples pour avoir entrepris avec succès un parcours résilient ignorent tout de cette notion, et c’est davantage l’instinct de survie ou une certaine forme d’élan vital qui sont alors avancés comme facteurs de rebondissement face aux épreuves de la vie.

La résilience ne s’apparente donc pas à une méthode de développement personnel permettant de se sortir des mauvaises passes.

Les ressorts de sa mobilisation plus ou moins fructueuse sont à chercher dès l’enfance, et plus particulièrement lors des premiers temps de la vie, voire dans la relation intra-utérine que le bébé entretient avec sa maman. Car c’est à cette période que se construit, d’après Boris Cyrulnik, le socle affectif sur lequel l’individu pourra s’appuyer pour grandir et se développer. Par la suite, si la figure maternelle vient à manquer, c’est le fameux « tuteur de résilience » qui pourra prendre le relais.

Face à un traumatisme (deuil, abandon, maladie..), la ressource profonde du comportement résilient serait donc à rechercher en premier lieu dans la prime enfance. Dans ce contexte, l’expérience psychanalytique paraît intéressante, en faisant ressurgir, par la parole et l’analyse des rêves, les évènements inconscients fondateurs de la sécurité ou de l’insécurité affective originelle.

En second lieu, c’est en cherchant autour de soi un tuteur, ou un adulte référent, que l’effet d’encouragement et de renvoi d’une image positive de soi-même, que le mécanisme de résilience pourra réellement se mettre en œuvre.

Des parcours résilients autour de nous

Papa et son enfant

Prenons le temps d’observer notre entourage, nous trouverons certainement des exemples de parcours résilients. Car plus on avance en âge, plus les épreuves de la vie s’accumulent, de manière plus ou moins violentes et inéluctables, certes, mais sans que personne ne soit réellement épargné.

Mon activité de décoratrice d’intérieurs m’amène très souvent à pénétrer l’intimité de mes clients et de mes partenaires, à connaitre leur vie, leurs souffrances et leurs joies.

A l’instar de cet ami plaquiste, qui a élevé courageusement ses deux enfants, petits lorsque sa femme l’a quitté, tout en veillant sur sa maman âgée et handicapée ; ou encore ces parents qui ont perdu un enfant, mais qui continuent de vivre, de sourire même, sans oublier ; ce couple qui multiplie les projets, malgré la douleur et les difficultés induites par la maladie de leur fils, une maladie rare, incurable…

Tous ces parcours sont-ils résilients ? Pour certains d’entre eux, certainement.  Mais le véritable apport de la notion ne serait-il pas davantage de pouvoir nommer ce qui force l’admiration envers ces personnes ? La résilience, en entrant dans le langage courant, désignerait ainsi un objectif à atteindre, un idéal-type comportemental que les parcours cités en exemples révèlent et transforment en modèles à suivre.

Dans cette perspective, plus que de résilience, parlons plutôt de « vies inspirantes ». Une sorte de guide et de mentor lorsque l’on est soi-même confronté à l’épreuve de la douleur. Une autre manière de décrire la relation tutrice essentielle des hommes entre eux, et la nécessité individuelle et sociétale de s’ouvrir aux autres.

*Boris Cyrulnik et Claude Seron (dir.), La résilience ou comment renaître de sa souffrance, Fabert, coll. Penser le monde de l’enfant, 2004

**Serge Tisseron, « Résilience » ou la lutte pour la vie »  Le Monde diplomatique, 1er août 2003.

Barbara Chabbal

Intérieur Vôtre, agence de décoration intérieure et de home staging

http://www.interieurvotre.net