La solitude : une clé pour mieux se connaître !

Nos sociétés occidentales ont du mal à accepter la solitude : être seul(e), vivre seul(e) est souvent mal perçu, assimilé à de l’isolement, de la détresse, voire à un état pathologique. Pourtant, il est possible de tirer avantage de cette situation. Explications.

Homme seul

Comme le souligne Jacqueline Kelen, auteure de L’esprit de solitude (ed. Albin Michel 2001), la solitude permet de se reconnecter avec soi-même, pour mieux s’ouvrir aux autres. On passe du « moi » conditionné par les autres au « je » conscient et autonome.

La solitude n’est pas l’isolement

Certes, les périodes de solitude s’imposent souvent à nous et sont considérées, à juste titre, comme subies, à la suite d’une rupture, d’un deuil, d’un abandon. Au lieu de tenter de les fuir, prenons ces évènements comme autant d’occasions de plonger au cœur de nous-même, de (re)découvrir nos richesses, nos valeurs, qui nous animent et nous motivent.

Femme méditant en Thaïlande

A l’issue d’une expérience de solitude, on se connaîtra mieux et on sera ainsi plus à même d’aller vers les autres car on se sentira plus conscient(e) de ses propres qualités, moins dépendant(e) du regard des autres car nourri(e) d’une nouvelle bienveillance envers nous-même.

Savoir s’isoler pour mieux vivre ses rêves et construire ses relations aux autres

Même si l’on vit en couple et/ou en famille, il est aussi important de se ménager des petits moments de solitude. Ce n’est pas être égoïste que de s’accorder un peu de temps rien que pour soi, seul(e), dans une journée. La méditation, par exemple, peut être un bon moyen de renouer avec soi-même, tel que nous y invite Alain Delourme*, psychanalyste et psychothérapeute : « S’offrir un tête à tête avec soi-même permet de se libérer de ce qui nous encombre ».

Femme seule devant la mer

Car il faut être seul(e) pour penser, réfléchir à ce que l’on veut faire de sa vie, définir ses rêves et mettre en place les actions pour les réaliser. C’est souvent parce que l’on est pris dans des quêtes matérielles (trouver un emploi, acheter une maison, se marier, organiser les activités des uns et des autres…) que l’on s’oublie soi-même et le sens que l’on veut donner à sa vie.

En ayant appris à vivre seul(e), à compter sur soi-même, on saura aussi organiser sa vie selon ses propres valeurs et désirs, en phase avec qui l’on est vraiment. Les relations que l’on pourra créer par la suite seront donc elles-aussi en cohérence avec notre être profond, elles seront plus authentiques et plus durables.

Comment affronter un état de solitude qui fait peur ?

Il ne faut surtout pas chercher à fuir la solitude en allumant la télévision, multiplier le nombre de ses relations sur les réseaux sociaux ou en surchargeant son agenda d’activités sociales disparates.

Valise de voyage

Si se retrouver seul(e) peut faire peur, pourquoi ne pas commencer par réaliser un voyage ou une marche en silence et déconnectée des outils numériques ? De plus en plus d’organismes proposent ce type de séjours, permettant à chacun de se retrouver soi-même dans un environnement naturel, sans jugement et sans enjeux. Car « ce n’est pas être seul qui est douloureux, c’est l’impression de ne compter pour personne », nous explique Alain Delourme.

Vous l’aurez compris, la solitude ne doit donc pas être vécue comme un sentiment douloureux d’exclusion par rapport aux autres, mais au contraire, comme un état ponctuel choisi, permettant une meilleure connexion à soi-même et au monde.

* Auteur de La solitude initiatique, ed. Accarias, 2016.

Barbara Chabbal, décoratrice d’intérieur

http://www.interieurvotre.net

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