L’ayurvéda : l’allié santé

Juliette nous avait promis de nous faire part de ses nouvelles expériences ayurvédiques. C’est chose faite ! Elle revient en grande forme d’une cure qu’elle a suivie en Normandie cet été.

J’ai clôturé mes vacances avec une cure ayurvédique de 5 jours près de Fecamp, au cœur des plantes bienfaitrices, de l’huile de sésame, des épices et de l’air marin normand. De quoi entamer cette rentrée toute particulière du bon pied.

Massages, repos, relaxation, élimination : la médecine ayurvédique propose un protocole de bien-être original, accessible et particulièrement bienvenu. Direction le centre Tapovan pour une cure Ojaskar adaptée aux circonstances actuelles. Un vrai cadeau !

Bien-être et relaxation

Séance de yoga nidra en ce début d’après-midi : Monique, Léa, Gilles, Laetitia, Michel, Sylvie, Marie-Thérèse et moi-même sommes bercés par une voix paisible et douce qui nous invite à nous détendre, à libérer les tensions, à « éliminer les frustrations inutiles ». Certains d’entre nous plongent assez vite dans un sommeil profond, d’autres profitent d’un état entre veille et sommeil. Ce yoga nous amène à une semi-conscience : parfaitement relaxés et détendus, nous restons conscients de ce qui se passe autour de nous, prêts à accueillir les soins qui vont suivre.

Centre ayurvédique de Tapovan

Ce lieu de bien-être applique les principes de la médecine ayurvédique, « une pratique indienne millénaire, à la pointe de la pensée moderne », selon son fondateur Kiran Vyas. Pendant 5 jours, nous bénéficions de massages bienfaiteurs. Dos, visage, tête, mains, pieds, jambes, corps entier, nez, ventre, et même les yeux : chaque partie du corps est sollicitée par les soins des thérapeutes. L’objectif ? Eliminer les toxines, physiques et mentales. Les gestes experts, et très maternels, des praticiens sont alors essentiels à la réussite de la cure. Formés au centre, les thérapeutes font preuve d’une écoute et d’une bienveillance exceptionnelles à notre égard. Merci à Agnès, Bertrand, Sylvie, Béatrice,… pour leur engagement unique propre aux équipes de Tapovan.

Question d’équilibre

L’ayurvéda propose de considérer l’homme dans sa globalité. Selon cette médecine, 5 éléments sont présents en chacun de nous dans des proportions variables (feu, terre, eau, air, éther) et regroupés par binômes que l’on appelle les doshas (Pita, Vata, Kapha). En fonction des influences extérieures (état d’esprit, diététique, sommeil, vie affective,…), ces éléments se déséquilibrent et provoquent des dysfonctionnements, des maladies. Le centre Tapovan nous invite à rétablir l’équilibre de nos doshas, dans une approche certes non médicale mais bienfaitrice. Nous recevons tous les mêmes soins lors des 2 à 3 heures quoitidennes de cure, auxquelles s’ajoutent d’autres grands massages si on le souhaite. Ici en France, l’ayurvéda n’est pas reconnu comme médecine. Pour des soins vraiment personnalisés, envolez-vous pour le Kerala par exemple (en Inde) où les médecins suivent 12 ans d’études. Vous aurez alors un suivi individualisé en fonction de votre constitution et de votre mode de vie. Tapovan propose une approche thérapeutique de bien-être. Le centre est d’ailleurs situé non loin du bord de mer, à la rencontre des 5 éléments. Nous avons pu profiter de promenades courtes mais revigorantes !

Yoga et cuisine végétarienne

Le yoga vient compléter la cure à raison d’1 heure aux premières lueurs du soleil ! Echauffements, étirements, postures, respiration alternée, salutations au soleil, détente,…. : le hatha yoga prédispose le corps et l’esprit à accueillir les soins de la journée. De belles séances animées par la dynamique et sympathique Doriane.

Repas végétarien

Parallèlement, pendant la cure, la cuisine végétarienne est de mise. Si l’ayurvéda ne recommande pas particulièrement ce régime dans la vie normale, en période de cure, voire un peu avant et un peu après, le végétarisme est fortement conseillé. De même qu’il vaut mieux éviter les excitants tels alcool, thé, café, tabac, voire les relations sexuelles. Légumes, céréales, légumineuses sont les 3 aliments de base rehaussés par moultes épices, tisanes et eau cuivrée. L’eau chaude devient même le « must drink » de la semaine pour garantir une bonne élimination. Voilà pourquoi notre gourde thermos ne nous quittait pas !

Pendant ces 5 jours, le corps, sollicité de façon très différente par rapport à nos vies quotidiennes, réagit parfois vivement. Certains d’entre nous ont souffert de maux de tête ou mal de dos, d’autres ont vu d’anciennes blessures se manifester à nouveau. Massages, cataplasmes d’argile, bouillote sont venus à bout de ces symptômes. Retrouver l’équilibre des doshas est un chemin sinueux… Le mental, bien sûr, joue son rôle dans ce jeu d’équilibre. Ce que l’on mange aussi. Le corps s’adapte à sa manière !

Et après ?

Nous repartons avec le plein d’énergie et de bonnes résolutions. Nos idées se sont aussi clarifiées au passage. Le challenge, pour les semaines et mois à venir, est de rester à l’écoute de notre esprit et de notre corps. Un vrai défi dans nos vies bien souvent surencombrées.

Rendez-vous l’an prochain pour faire à nouveau le vide, en toute bienveillance.

Promenade romantique au Château du Saussay

Vue arrière du Château du Saussay
Entrée du Château du Saussay

Lors des Journées du Patrimoine 2019, j’ai franchi le seuil du Château du Saussay, situé dans la commune de Ballancourt-sur-Essonne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Paris. Ce lieu privé, chargé d’histoire et théâtre de nombreux tournages de films, est un pur ravissement. Il peut se visiter jusqu’à fin septembre.

Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 19 janvier 1951, le Château du Saussay constitue un ensemble rare de deux châteaux du XVIIIe siècle se faisant face à l’entrée d’un parc romantique entouré d’eau. Son nom fait référence aux saules qui poussaient abondamment sur ces terres humides et dont il reste quelques spécimens impressionnants.

Saule dans le parc du Château du Saussay

Du Moyen-Age à nos jours

Bâti sur les ruines d’un grand manoir féodal, brûlé et ravagé en 1592 par les Espagnols, le château fut reconstruit entre 1604 et 1622 en style Louis XIII. En 1753, un pavillon identique fut édifié en face de celui qui existait déjà. Le bâtiment d’entrée et le pont-levis furent abattus juste avant la Révolution, laissant place à deux élégants pavillons.

Aile gauche du Château du Saussay

Le château appartenait alors à Jean-Baptiste de Bragelogne, dont la famille fut rendue célèbre par Alexandre Dumas. Jean-Baptiste de Canclaux, gendre du Vicomte de Bragelogne, puis sa fille, épouse du Général de Colbert, en furent ensuite propriétaires. Il restera dans la famille Colbert jusqu’en 1909.

Il est depuis 1911 propriété de la famille de Bourbon Busset. L’académicien Jacques de Bourbon Busset y vécut jusqu’à sa mort en 2001. Y habitent aujourd’hui ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Un intérieur fidèle au passé

Intérieur du Château du Saussay

À l’intérieur, les pièces de réception évoquent les vies des personnages illustres qui l’occupèrent. Tableaux, livres, objets admirablement bien conservés témoignent du riche passé du château.

J’ai pu notamment y admirer une magnifique bibliothèque Colbert et visiter une jolie petite chapelle. Malheureusement, en ces temps de coronavirus, il n’est pas possible d’entrer dans ces lieux. Seuls les extérieurs sont actuellement ouverts au public.

Un parc enchanteur

Parc du Château de Saussay

Au XIXe siècle, le courant romantique a conduit à la constitution d’un jardin à l’anglaise avant d’être redessiné au XXe siècle par le paysagiste Auguste Duchêne. Le parc combine ainsi les caractéristiques des jardins à l’anglaise et à la française. S’étirant en pente douce jusqu’à la rivière Essonne, il est doté de belles perspectives et de plusieurs plans d’eau.

Des tournages en série

Aile du Château du Saussay

De nombreux réalisateurs ont posé leurs caméras dans ce cadre sublime. Parmi les films historiques qui y ont été tournés, citons les plus célèbres : Les liaisons dangereuses avec Michelle Pfeiffer et John Malkowitch, Rimbaud Verlaine avec Leonardo Di Caprio, Le Rouge et le Noir avec Carole Bouquet, Balzac et Le Comte de Monte Cristo avec Gérard Depardieu, L’Empereur de Paris avec Vincent Cassel. Le château a également servi ce décor à plusieurs séries telles que Le Bazar de la charité avec Josiane Balasko et Nicolas Le Floch.

Informations pratiques

Entrée du Château du Saussay

Visite Individuelle

Ouvert au public tous les dimanches et jours fériés de 14 h à 18 h, et tous les jours du 1er dimanche de septembre jusqu’au 30 septembre de 14h à 18 h.

Tarifs :

  • Château et parc tarif plein : 7 euros
  • Château et parc tarif réduit (chômeurs, handicapés, étudiants, enfants de 12 à 17 ans et détenteurs de la carte famille nombreuse) : 6 euros
  • Parc seul : 4,50 euros
  • Gratuit pour les enfants en dessous de 12 ans 

Visite en groupe

Pour un minimum 20 personnes, tous les jours sur rendez vous : 01 64 93 28 05. 

Domaine de Méréville : un patrimoine d’exception au sud de l’Essonne

Domaine de Méréville

Lors de mes balades essonniennes, j’ai découvert ce lieu bien caché, presque secret, situé à quelques kilomètres au sud d’Etampes et ouvert au public depuis 2018. Un véritable havre de paix où la nature préservée et savamment entretenue offre un spectacle grandiose.

Parc de Méréville

Classé au titre des monuments historiques en 1977, le Domaine de Méréville est la propriété du Conseil Départemental de l’Essonne depuis décembre 2000. Il constitue le dernier exemple de jardin pittoresque conçu à la fin du XVIIIe siècle. En 2019, il a obtenu le label national « Jardin remarquable ». Sa marraine n’est autre que Catherine Deneuve !

Le château Renaissance

Château de Méréville

Commençons notre promenade par le château qui a fière allure. Petite déception, il est impossible de le visiter tant son intérieur est délabré et son accès dangereux. Sa restauration, non encore envisagée, nécessiterait des travaux colossaux ainsi que des fonds très importants.

Constitué d’un corps principal rectangulaire en pierre de taille blanche, il s’élève sur trois niveaux. S’ajoutent à chaque angle des tours, témoignage de l’ancien manoir fortifié. Le bâtiment est couvert d’ardoise , des chéneaux en zinc ceinturent le toit, un faîtage domine les tours.

Au sommet de la façade occidentale, un fronton triangulaire est installé, entre le premier et deuxième étage court une corniche. Deux ailes furent ajoutées dans les prolongements Nord et Sud. Elles sont couvertes d’une mansarde. Le rez-de-chaussée accueille entre autres une antichambre, un salon et une salle à manger.

De multiples propriétaires

Vue sur le château de Méréville

A l’origine, un manoir, construit au XVIe siècle et en partie en ruine, fut acheté en 1688 et reconstruit par Pierre Delpech, marquis de Méréville en 1709 et conseiller du roi. L’un de ses fils, Jean Delpech, fit aménager le château dans le style Renaissance. À l’ouest du parc, une allée d’honneur plantée menant à la cour principale fut aménagée et à l’arrière fut ajouté un jardin à la française jusqu’au cours de la Juine, qui faisait alors office de canal.

En 1784, le financier Jean-Joseph de Laborde acquit le Domaine pour en faire sa résidence de campagne puis pour y vivre de façon permanente. Il décida d’agrandir le château et de redessiner les jardins. Le château fut réaménagé et décoré par les plus grands artistes de l’époque : les architectes Jean-Benoît-Vincent Barré et François-Joseph Bélanger, l’ébéniste Jean-François Leleu, le sculpteur Augustin Pajou, le peintre Claude Joseph Vernet.

En 1794, tout bascula : le tribunal révolutionnaire condamna le marquis qui fut guillotiné. Sa veuve, Rosalie-Claire de Nettine y séjourna encore quelques temps et y maria son fils, Alexandre de Laborde en 1805, en présence d’artistes et d’hommes d’Etat, dont François-René de Chateaubriand. Elle vendit ensuite le domaine à monsieur d’Espagnac qui le vida de ses richesses.

En 1824, le comte de Saint-Roman, nouveau propriétaire, ajouta des fabriques dont « la ferme suisse ». Le domaine passa ensuite de main en main, perdant de sa magnificence, notamment lors du passage de monsieur Carpentier qui dilapida les oeuvres du parc et fit abattre de nombreux arbres.

A la fin du XXe siècle, il est la propriété du fonds de pension japonais Sport Chinko qui projetait d’y implanter un hôtel de luxe et un golf. Une association, présidée par François d’Ormesson, milita alors pour la sauvegarde du site.

Enfin, le 4 décembre 2000, le Conseil général de l’Essonne, aidé du ministère de la Culture, acheta la totalité du domaine pour cinq millions de francs et entreprit de le restaurer.

Un jardin extraordinaire

Pont en bois du parc de Méréville

C’est principalement le parc, aux multiples contrastes, qui a retenu toute mon attention. Il en émane un calme et une grande sérénité. La balade fléchée de quelques kilomètres en pleine nature (compter deux bonnes heures de marche) mérite vraiment le détour.

Du jardin à la française de la fin du XVIIIe siècle, le marquis de Laborde n’a rien conservé. Il le fit rémanénager en jardin à l’anglaise par François-Joseph Bélanger puis Hubert Robert, maître en la matière. Les jardins réguliers et potagers en terrasse qui entouraient le château ont été entièrement remodelés pour créer des scènes de collines ondoyantes et de vertes vallées. Les allées rectilignes ont été effacées au profit de petits chemins sinueux et ornés de calades. Les côteaux abrupts du plateau, qui constituent un décor naturel en amphithéâtre tout autour du jardin, ont été dotés de grottes et d’enrochements.

Cascade au parc de Méréville


La Juine, rivière tranquille qui coulait en droite ligne au fond du jardin, a été détournée pour créer îles, méandres et lacs. Des cascades sont venues ponctuer les cours d’eau pour ajouter des effets sonores aux splendeurs du jardin.

Allée du parc de Méréville

Aux antipodes de la nature domptée et domestiquée des jardins à la française, le parc se veut sauvage et sublime.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Domaine ouvert gratuitement au public, du 30 mai au 1er novembre 2020, les samedis, dimanches et jours fériés.

De 9 h à 18 h (mai, septembre, octobre et 1er novembre)

De 9 h à 20 h (juin, juillet et août)

Accès : Rue Voltaire, 91660 Le Mérévillois.

Visites guidées payantes possibles

Inscriptions et renseignements auprès de l’Office de tourisme du Mérévillois :

01 69 78 36 87

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L’après-confinement, un nouvel art d’être bien chez soi ?

Déconfinement

Pour notre plus grand bonheur, Barbara, décoratrice d’intérieur, s’accapare d’un sujet d’actualité, l’après-confinement, pour analyser notre nouveau rapport avec notre intérieur et nos changementsd’habitudes.

Télétravail
@ LeJournal de la Maison

La période que nous traversons est inédite. Jamais durant ce siècle, n’avons-nous dû collectivement affronter cette situation étrange où le contact avec les autres, la sociabilité et la proximité pouvaient potentiellement constituer un risque pour notre santé et celle de ceux que nous aimions.

Dans ce contexte, notre « chez soi » prit une dimension particulière : il devint notre salut, notre horizon, le miroir de nous-même. La décoration, l’aménagement des espaces, les agencements, constituèrent pendant toute cette période, bien plus que des éléments de décors. Décryptage.

L’appel de la nature

Selon la composition de notre foyer, seul(e), en couple ou en famille, chacun a dû prendre ses marques. Avec nos intérieurs comme seuls horizons, nous avons appris à mieux les regarder : observer leurs aspérités, leurs teintes douces ou fortes, leurs revêtements, les meubles, les tissus ou les objets qu’ils accueillent, la lumière qui les réchauffe, les vides et les pleins. L’expérience du confinement s’est révélée pour certains(es) d’entre nous une formidable occasion de repenser sa décoration et la manière d’occuper les espaces.

Balcon
@Archzine.fr

Ainsi, on a pu prendre le temps de se demander si notre intérieur était vraiment à notre goût, si l’on s’y sentait bien, comme un petit cocon à notre image. C’est alors que l’on a pu parfois constater la surabondance d’objets, les meubles imposants, les couleurs vives, le linge de maison daté, les pièces design esthétiques mais peu fonctionnelles. La période de confinement aura révélé notre envie d’épure, de douceur, de confort, de retour aux choses et aux matières naturelles, essentielles. Jamais la nature et le végétal ne nous auront semblé aussi importants, aussi vitaux pour notre équilibre intérieur. Exit les ambiances trop minérales, trop froides ; après le confinement, on se fait la promesse de renouer avec la nature, d’aller courir dans les champs, d’embellir son balcon, de cultiver un petit potager…

La cuisine et la chambre, des pièces devenues maîtresses

La cuisine et la chambre semblent récemment avoir pris un nouveau statut : la première parce que le confinement fut une période propice à la (re)découverte du plaisir de cuisiner, en prenant le temps, en expérimentant de nouvelles recettes ; la deuxième parce qu’elle a pu constituer, pendant le confinement, un lieu de refuge, d’isolement, de lecture, un lieu investi d’une fonction « ressource » et de reconnexion avec soi-même.

Dès lors, c’est une cuisine dotée d’un large plan de travail et d’appareils électroménagers adaptés que nous recherchons aujourd’hui. C’est aussi d’une chambre à notre image, douce et chaleureuse, dont nous avons besoin. Tons pastels, linge de lit soyeux, plaids et coussins à foison, dressing bien pensé et éclairages subtils, voilà ce que nous voulons pour nous retrouver, nous apaiser.

Un salon modulable

Au lendemain du 13 mars, il a fallu s’organiser pour pouvoir exercer chez soi des activités normalement réalisées à l’école, au bureau, dans une salle de sport, dans un lieu public… Le salon, ou la « pièce à vivre » (salon + salle à manger intégrant parfois une cuisine ouverte), semble s’être imposé comme le lieu propice à cette multi-activités. Les devoirs des enfants ont trouvé leur place sur la table de la salle à manger tandis que notre salon devenait notre salle de sport !

Sport à la maison
@Le Journal de la Maison

Le télétravail fut plus compliqué à mettre en place lorsqu’on ne disposait pas d’une pièce dédiée (un bureau ou une chambre d’amis). C’est là qu’une nouvelle délimitation des espaces s’est opérée : un petit coin bureau derrière une bibliothèque ; un espace de travail créé de toute pièce, dissimulé derrière une claustra ou un paravent ; une tablette qui se referme et qui disparaît dans un meuble ; un pan de mur délimité par une couleur ou un papier peint… autant d’astuces et de solutions d’agencement mises en place et qui seront probablement maintenues après le confinement.

L’attrait de la « family room »

Ecole à la maison
@Hijcheap.techinformation.com

Importée du monde anglo-saxon, la « family room » pourrait se définir comme une pièce où toute la famille, parents et enfants, aime se réunir et cohabite harmonieusement : à la fois salle de de jeux, salon TV ou jeux vidéo, atelier créatif, espace repos, en résumé, un espace de partage dans le respect des activités de chacun. Cette pièce a l’avantage, en matière de décoration, de laisser une grande place à la fantaisie : ici, on peut écrire sur les murs grâce à une peinture tableau, on peut faire des roulades sur des tapis moelleux et colorés, on peut s’allonger sur de larges canapés pour regarder nos séries télévisées préférées ! On y trouve des objets insolites, des collections, des vitrines, des souvenirs de voyages … et si tout n’est pas bien rangé, ici, ce n’est pas très grave !

Les Hauts de Lascabanes : nature, calme et gourmandise en Quercy Blanc

Maison d'hôtes Les Hauts de Lascabanes

Après la période troublante que nous venons de traverser, vous rêvez plus que jamais d’un havre de paix, d’un endroit privilégié pour vous ressourcer, en pleine nature. Ne cherchez plus ! La maison d’hôtes des Hauts de Lascabanes est une très belle adresse dans le Lot et vous y serez accueillis à bras ouverts.

Panneau Hauts Lascabanes

Après 35 ans passés dans l’univers de la communication, Eric a décidé, avec sa famille, de tout quitter. Finis Paris et son rythme effréné, le bruit, la pollution… Direction le Quercy Blanc, par envie, par goût, pour y créer une maison d’hôtes en 2018, au nom évocateur des Hauts de Lascabanes.

Une région d’exception

C’est dans une région vallonnée et très préservée qu’Eric et sa femme, Marianne, ont décidé de poser leurs valises.

Maison d'hôtes Lot

Dans la petite commune du Lot, Lascabanes, leur maison d’hôtes est idéalement située dans le Quercy Blanc, à 9 km de Montcuq, à un peu plus de 20 km de Cahors, sur la via Podiensis du pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Pour vous aider à vous repérer, le Quercy Blanc est la partie sud-ouest du département du Lot (qui compte le moins d’habitants au km2), à proximité du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne. Il profite d’un climat doux et relativement sec si on le compare aux autres parties du département.

Chemin de Compostelle

Sur près de 2 hectares de prés et de bosquets, la propriété est constituée d’une ancienne quercynoise et d’une immense grange de la moitié du XIXème siècle. Une petite dépendance plus récente servait d’atelier pour entreposer les fruits. Le tout est bordé de murs en pierres sèches typiques du Lot.

Perchés sur un petit vallon, les Hauts de Lascabanes bénéficient d’une situation privilégiée, offrant de superbes vues sur les collines environnantes.

D’importants travaux de rénovation ont été entrepris ces deux dernières années pour remettre en état et au goût du jour l’ancienne bâtisse.

La construction récente d’une piscine est venue parfaire l’ensemble.

Portes ouvertes sur la nature

Chambre des arbres

Les Hauts de Lascabanes ont accueilli leurs premiers clients juste avant le confinement. Deux couples, dont des Suisses âgés d’un peu plus de 60 ans, y ont séjourné le temps d’un week-end. Ces derniers sont partis de Genève à pied pour suivre le chemin de Compostelle. Ils n’ont malheureusement pas pu poursuivre leur périple…

La maison d’hôtes a pu réouvrir le 15 mai 2020. Pour le moment, une chambre de 30 m2, avec terrasse privative, est disponible. Et quelle chambre ! Indépendante, située au fond du jardin, elle offre une décoration intérieure raffinée, réalisée à partir de matériaux nobles tel que le bois.

Intérieur chambre des arbres

A terme, l’ensemble sera composé :

– d’un gîte de 8/9 personnes avec piscine,

– de trois chambres d’hôtes, dont une suite de 40 m2, et un grand couloir de nage.

Piscine Les Hauts de Lascabanes

Dans le respect de consignes sanitaires

Même si la région a été relativement épargnée jusqu’à présent par le coronavirus, et sur les conseils de l’Office du Tourisme du Lot, Eric et Marianne se doivent de respecter un certain nombre de consignes afin de garantir à leurs clients un séjour en toute sécurité. Ce process sanitaire consiste notamment à :

  • ne pas servir de repas en commun avec les hôtes,
  • attendre 72 h entre chaque client, le temps nécessaire pour tout désinfecter.

Le goût des belles et bonnes choses

En arrivant dans le Quercy Blanc, Eric s’est découvert une véritable passion pour le jardinage. Après avoir consulté de nombreux d’ouvrages, il s’est lancé dans la création d’un potager qu’il fait prospérer au fil des saisons. « J’avais déjà quelques notions et j’ai pu ici approfondir mes connaissances. Ensuite, tout est une question de bon sens et de patience… », précise-t-il.

Récolte jardin

Le fruit de ses petites récoltes se retrouve dans ses savoureux petits plats. Car, avant de se lancer dans l’aventure, Eric a suivi des cours de cuisine à l’Atelier du Chef, à Paris. En deux sessions : pâtisserie et cuisine (avec deux niveaux pour pouvoir proposer des plats un peu élaborés). Il peut ainsi présenter à sa clientèle des repas réalisés à partir de produits sains (si possible bio), en fonction des saisons, et en mettant en avant les produits locaux. « La région est particulièrement réputée pour cela ! », souligne-t-il.

Un exemple de menu :

– entrée : velouté froid de courgettes et chèvre de Rocamadour

– plat : magrets de canard du Lot thym/miel et wok de petits légumes

– dessert : nougat glacé 

Le slow-living : une philosophie de vie

Dans cette maison d’hôtes, vous vivrez à un rythme « normal », à l’image de ses propriétaires. Plus qu’un effet de mode, un vrai choix de vie !

Eric et Marianne
Eric et Marianne

« Avec ma femme, nous avons mûri ce projet pendant plusieurs années. Nous voulions donner du sens à ce que nous faisions et revenir à l’essentiel. Nous souhaitions vivre autrement en adoptant ce que l’on appelle le slow-living, c’est-à dire prendre notre temps, suivre le même rythme que quand on était môme. C’est ce qui m’a guidé », conclut Eric.

Informations pratiques

Les Hauts de Lascabanes – Lieu dit Rivière, Lascabanes – 46800 Lendou en Quercy –

Tél : 05 65 20 1249

https://hauts-lascabanes.fr

Activités aux alentours :

  • Visite des grands sites du Lot : St Cirq Lapopie, Rocamadour, Grotte de Pech Merle, Gouffre de Padirac… 
  • A voir aussi, des sites moins prestigieux mais intéressants : village classé de Lauzerte (l’un des plus beaux de France), château de Bonaguil, château de Cenevières.
  • Canoé-kayak et baignade sur le Lot, VTT, randonnée pédestre et équestre, escalade et via ferratta.

Si vous avez eu la chance de séjourner dans cette maison d’hôtes, n’hésitez pas à nous faire partager votre expérience en laissant un commentaire ci-dessous.

Mes recettes au temps du confinement

Mes recettes au temps du confinement

Voici mes recettes préférées, qui ne demandent pas beaucoup de temps ni une grande expertise, et que j’ai préparées au cours des huit longues semaines de confinement. Bon appétit !

En cette période si particulière de confinement, on peut se surprendre… et cuisiner pour soi ! J’ai toujours aimé préparer de bons petits plats, à partager en famille ou entre amis. Mais, faute de temps bien souvent ou d’envie tout simplement, j’allais toujours au plus simple et au plus rapide quand je me retrouvais seule. Le confinement a changé la donne.

Tarte à la moutarde et aux tomates

Tarte à la tomate

Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, étaler de la moutarde (2 bonnes cuillérées), disposer des tranches d’Emmental puis des tomates bien mûres en rondelles. Ajouter un filet d’huile d’olive et parsemer d’herbes de Provence. Saler, poivrer. Enfourner à 180 degrés, pendant environ 20 mn. C’est prêt !

Tarte aux courgettes et à la feta (recette de Christophe Michalak)

Tarte Michalak

Sur un fond de pâte brisée, étaler de la moutarde, répartir du gruyère rapé, des rondelles de courgettes et de la feta émiettée. Recouvrir le tout d’un mélange de 3 oeufs battus avec un peu de lait, de la menthe ciselée. Saler, poivrer. Enfourner et le tour est joué !

Pizza au chorizo et aux coeurs d’artichauts

Pizza chorizo et coeurs d'artichauds

Recouvrir un fond de pâte à pizza de coulis de tomates. Disposer dessus des rondelles de chorizo, des cœurs d’artichaud coupés en deux, un peu de parseman, des herbes de Provence et un filet d’huile d’olive, sel, poivre. Passer une quinzaine de minutes au four avant la dégustation !

Tian de légumes du soleil

Tian de légumes

Couper des rondelles de tomates, d’aubergines et de courgettes. Dans un plat allant au four, disposer les rondelles en alternant tomate, aubergine et courgette. Recouvrir d’huile d’olive et d’herbes de Provence. Saler et poivrer. Pour les amateurs, on peut ajouter de la mozzarella. 25 à 30 minutes au four pour des légumes légèrement croquants.

Crumble aux courgettes

Crumble aux courgettes

Préchauffer le four à 180 degrés. Dans un saladier, mélanger 100 grammes de farine, du parmesan râpé et 50 grammes de beurre ramoli. Ajouter du sel et du poivre et malaxer le tout jusqu’à obtenir une pâte sableuse.

Laver et couper 2 courgettes en petits dés. Les mettre dans un plat à gratin. Ajouter de la sauce pesto, saler, poivrer et mélanger le tout. Déposer dessus du chèvre frais émietté. Puis disposer la pâte à crumble et passer au four pendant environ 40 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

D’autres recettes à venir…

Le jardin confiné

Plantations sur un balcon

Nul besoin de disposer d’une grande surface pour se lancer dans le jardinage. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un jardin, il existe de nombreuses solutions pour voir pousser chez soi de belles fleurs, des légumes savoureux, des plantes aromatiques au parfum enivrant … Sur une terrasse, un balcon mais aussi dans son intérieur, tout est possible. Démonstration en images.

Jardiner chez soi

En ces temps confinés, le jardinage a le vent en poupe. La vente de plants de fleurs, de légumes et de graines explose actuellement.

Pour un certain nombre d’entre vous, vous disposez d’un peu plus de temps que d’habitude pour vous adonner à cette saine occupation.

De plus, et c’est prouvé, le jardinage est excellent pour la santé : il réduit le stress, permet une meilleure alimentation (sans faire pour autant des cultures à grande échelle) et fait perdre des calories !

Pour trouver des idées, savoir par où commencer et comment, approfondir mes connaissances…, j’ai visionné un grand nombre de vidéos et j’en ai sélectionné trois qui me paraissent intéressantes, parfois drôles et surtout très utiles.

Astucieux et écologique

Pédagogique et plein de bonnes idées

Présentée par Caroline Munoz, animatrice, journaliste, comédienne et auteur.

Chroniqueuse déco, conso, maison, jardin, Caroline a rejoint France Telévision en 2016 pour animer sur France 5 « Silence ça pousse » et, depuis 2017, elle est aux côtés de William Leymergie dans l’émission William à midi sur C8 pour une chronique maison/jardin.

En 2017 également, elle a lancé sa Web TV sur Youtube que je vous invite à découvrir :

https://www.youtube.com/c/carolinemunozWebTV

Décontracté (avec l’accent canadien)

Quelle satisfaction de voir jour après jour pousser ses plantations et de pouvoir bientôt récolter le fruit de ses efforts !

Pour maintenant et pour plus tard, lorsque l’heure du déconfinement aura (enfin) sonné…

Le confinement, une occasion de reprendre le contrôle sur sa vie ?

Coronavirus : confinement

Témoignage de Barbara, décoratrice d’intérieur, confinée près de Tours. Son quotidien, ses questionnements, ses envies et ses espoirs.

Confinement intérieur

Voilà déjà quatre semaines que nous sommes confinés et nous n’en sommes qu’à la moitié avant de pouvoir reprendre, progressivement,  notre vie d’avant. Notre vie d’avant ? Oui, mais sans doute pas tout à fait la même…

Au début, j’étais comme vous, j’ai un peu paniqué à l’idée de devoir rester enfermée chez moi, même si c’était pour mon bien et celui de la collectivité. Outre que mon activité de décoratrice d’intérieure allait en souffrir économiquement (chantiers suspendus, annulation des rendez-vous chez les clients et les fournisseurs, arrêt de la prospection…), j’allais devoir tout d’un coup m’improviser maîtresse d’école, cuisinière à temps plein, animatrice et gestionnaire domestique pour maintenir la maison propre… tout cela sans rien lâcher de ma pratique sportive quotidienne !

M’inspirant des philosophes stoïciens antiques, je me suis alors demandée : « dans ce contexte contraint, qu’est-ce qui dépend de moi et qu’est-ce qui n’en dépend pas ? ». Autrement dit, puisque je n’ai pas le choix, comment puis-je appréhender cette période de manière à en faire une expérience positive ?

La liste de mes envies

Picto liste confinement

En premier lieu, j’ai commencé à écrire toutes les choses que je m’étais promises de réaliser un jour mais que j’avais toujours reportées faute de temps : tri des placards, rangements divers, lectures, travail des abdos, appel de ma famille éloignée, rattrapage de mon retard filmographique, développement de la communication visuelle de mon agence…

J’ai ensuite établi un planning de mes journées, leur donnant une structure similaire mais en intégrant chaque jour l’une des activités susmentionnées. Dès lors, en divisant les journées en tâches répétitives incompressibles et en temps d’ouverture pour l’accomplissement d’activités nouvelles , les jours me sont tout d’un coup parus  beaucoup moins longs !

En effet, même si l’on reste chez soi toute la journée, il est important de garder un rythme, des temps fixés par nous-mêmes : horaires des levers et des repas, temps de ménage et autres tâches domestiques, temps de sport, temps pour vos proches, temps de méditation/lecture…

Un rapport bienveillant avec mon corps

Picto sport confinement

La période de confinement semble idéale pour prendre soin de soi et de son corps. Par exemple, commencer sa journée par une séance de sport : à l’extérieur autour de chez soi dans la limite d’une heure si l’on peut, ou bien à l’intérieur, à l’aide des vidéos accessibles gratuitement sur Internet et proposant une large gamme d’exercices physiques ciblés pour tous les niveaux (yoga, pilates, zumba, renforcement musculaire…). Le sport permet de bien démarrer la journée et a un effet positif pour l’image de soi !

Le moment des repas est également important. Le confinement permet de prendre (enfin) le temps de cuisiner, de préparer des plats à base de produits frais, de réaliser des pâtisseries en famille, de savourer chaque bouchée en diversifiant les ingrédients et en s’essayant à de nouvelles saveurs. Un corps bien nourri aura ainsi moins tendance à stocker et à absorber en trop grande quantité.

Les soins corporels peuvent également constituer un rituel-plaisir quotidien : par exemple, les masques pour le visage que l’on peut maintenant laisser poser toute la durée recommandée, les bains aux multiples senteurs, les crèmes et huiles  hydratantes dont on peut s’enduire tous les jours, les crèmes pour les mains qui souffrent des lavages fréquents…etc.

Enfin, un bon sommeil réparateur et reconstituant, la nuit bien sûr, mais aussi en journée, s’offrir la petite sieste que l’on ne s’accorde que pendant les vacances… Le confinement est l’occasion de dormir dans la journée sans complexe !

Une opportunité pour mieux préparer l’avenir

La période inédite que nous vivons pourrait s’apparenter à un « arrêt sur image » de notre vie d’avant. Ce temps chamboulé nous permet de nous poser les bonnes questions : est-ce que ma vie telle qu’elle est aujourd’hui me convient ? Travail, couple, famille, accomplissement personnel, tout cela peut être ainsi interrogé à l’aune de nos objectifs et de nos valeurs essentielles. Ce temps de confinement est l’occasion de se projeter  dans  notre vie d’après.

Etablissons donc des priorités et faisons du tri dans nos relations. La crise sanitaire actuelle nous rappelle à notre condition et nous fait prendre conscience de notre finitude. Plutôt que de s’angoisser à cette perspective, pourquoi ne pas plutôt faire des projets qui nous raccroche à la vie ?  Petits projets de jardinage ou grands projets de reconversion professionnelle, qu’importe, car quand l’énergie est là, c’est jour après jour, pas après pas, que l’espoir renaîtra.

“L’essence de la philosophie est qu’un homme devrait vivre de manière à ce que son bonheur dépende aussi peu que possible de causes extérieures”. Épictète

Coronavirus : quelles aides pour les entreprises ?

Calcul pour aides aux entreprises
Bureau désert

En cette période si particulière et inédite, beaucoup d’entreprises doivent ou devront faire face à d’énormes difficultés financières. Le gouvernement a mis en place dans l’urgence plusieurs mesures d’aides. Pour y voir plus clair, un petit récap s’impose.

Pour commencer, voici un résumé synthétique des aides actuellement disponibles pour palier autant que possible aux conséquences de la crise.

Synthèse

Si vous avez des salariés :

–          Report des échéances sociales du 15 mars 2020,

–          Prise des congés payés N-1 pour les salariés quand la trésorerie le permet et que le salarié est d’accord,

–          Demande d’arrêt de travail pour garde d’enfant,

–          Mise en chômage total ou partiel des salariés avec indemnisation à 100 % du salaire net jusqu’à 4,5 fois le SMIC.

Dans tous les cas :

–          Report des cotisations personnelles du Dirigeant (URSSAF ; Caisses professionnelles – CIPAV ; CARMF…),

–          Possibilité de limiter son acompte d’impôt sur le revenu sur impot.gouv.fr,

–          Demande de fonds de solidarité pour les entreprises de moins de 1 million d’euros de CA (aide de 1 500 €),

–          Report des échéances fiscales d’impôts directs (la TVA n’est pas concernée),

–          Demande de prêt de trésorerie à la BPI ,

–          Demande de report des échéances d’emprunts et de crédits-bails aux partenaires bancaires,

–          Assurances : voir si vous avez un contrat perte d’activité. La crise sanitaire ne rentre pas dans les cas d’indemnisation mais les compagnies vont peut-être être amenées à changer leurs conditions.

Zoom sur le fonds de solidarité

Restaurant vide

Pour aider les petites entreprises de 10 salariés au plus et les indépendants, un fonds de solidarité a été mis en place depuis le 31 mars. Mais quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Premier critère, le chiffre d’affaires ne doit pas dépasser un million d’euros par an. À condition pour les indépendants que ce soit leur activité principale.

Autre condition importante :

  • Soit l’activité a été stoppée (restaurant, commerce…),
  • Soit l’activité a été ralentie, au point qu’entre mars 2019 et mars 2020, le chiffre d’affaires a chuté d’au moins de 50 %.

Si ces critères sont réunis, vous pourrez prétendre au versement d’une aide forfaitaire de 1 500 euros. Cette somme pourrait être augmentée au cas par cas.

Modalité : faire une déclaration sur le site de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Vous avez jusqu’au 30 avril pour la remplir depuis votre espace personnel (à partir de la messagerie sécurisée).

Demandez conseil

Conseil par téléphone

N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable si vous en avez un. Il vous dira si vous pouvez bénéficier de ces différents dispositifs.

Par ailleurs, les CCI ont mis en place un numéro pour vous aider et répondre à toutes vos questions :

CCI Urgence entreprise

01 55 65 44 44

J’ai appelé et j’ai eu en ligne un conseiller très pédagogue, hyper compétent et à l’écoute…

Toutes ces informations pouvant évoluer dans le temps, je mettrai à jour régulièrement cet article en fonction de l’actualité.

Courage à toutes et à tous

Les règles d’or du télétravail

Télétravail

Confinement oblige, des millions de personnes vont devoir travailler de chez eux dans les semaines à venir. Afin de vivre au mieux cette période particulière et de télétravailler efficacement, voici quelques conseils à appliquer dès que possible.

Femme en télétravail

Mettez votre réveil

Pour bien télétravailler, il est nécessaire de s’imposer un rythme calqué sur celui du boulot. Régler son réveil pour se lever à heure fixe est un bon moyen pour se préparer à une journée de travail.

Habillez-vous

Travailler en pyjama n’est pas motivant. Forcez-vous à vous habiller comme si vous alliez à l’extérieur. Prenez soin de vous et conservez vos gestes du quotidien. On se sent tout de suite mieux !

Définissez votre espace de travail

Environnement télétravail

Travailler chez soi n’est pas facile quand on n’en a pas l’habitude, et ce d’autant plus si l’on s’installe dans un lieu qui n’est pas prévu pour cela. Evitez le lit ou le canapé. Privilégiez un bureau ou une table, dans un endroit suffisamment éclairé et au calme. Idéalement, si vous avez la possibilité de consacrer une pièce à votre activité professionnelle, arrangez-la pour vous y sentir bien. Un peu de déco sympa, des plantes… et le tour est joué !

Faites des pauses

Pour mieux télétravailler, organisez-vous un planning et une to-do list. Définissez un temps précis pour chaque chose que vous avez à faire et faites des pauses de 10 minutes toutes les 2 heures.

Ne vous laissez pas distraire

Chat télétravail

Eloignez-vous des réseaux sociaux, éteignez la télévision et passez votre téléphone en mode silencieux pour éviter d’être dérangé(e). Si vous attendez des coups de fil importants, pensez à prévenir votre entourage que vous n’êtes pas en vacances !

Ne mangez pas devant l’ordinateur

Vous pouvez bien évidemment grignoter (quoique…), mais le petit-déjeuner et le déjeuner sont sacrés et doivent être pris ailleurs que devant votre ordinateur. Prévoyez une heure de pause déjeuner, comme vous le feriez normalement au travail.

Séparez votre vie privée de votre vie professionnelle

C’est la règle d’or la plus difficile à suivre. Celle-ci est d’autant plus dure à respecter si vous avez des enfants ou des petits enfants à garder. Combinez votre temps de travail à leur sieste, vous serez plus tranquille. Alternez le temps de garde avec votre partenaire. S’il travaille le matin, vous travaillez l’après-midi. Si vous le pouvez, télétravaillez dans une autre pièce que la leur et n’hésitez pas à porter des bouchons d’oreilles.

Faites des visioconférences 

En période de télétravail, vous serez peut-être amené(e) à participer à des conf-call. Pensez à être présentable et évitez les photos trop personnelles en arrière-plan. Préférez les fonds unis ou une fenêtre. 

Pour ne pas ressentir l’éloignement et ne pas perdre le rythme, gardez au maximum le contact avec vos collègues, que ce soit par le biais d’e-mails réguliers ou d’appels.

Enfin, ne culpabilisez pas si vous ne pouvez pas tout faire de chez vous. Personne ne vous en voudra.