Des plateformes de films gratuits ou à prix abordables

Plateformes films

Fifty Community est très heureux d’accueillir une nouvelle contributrice, Ariane, passionnée de cinéma. Blogueuse, journaliste, deux fois membre du jury du Grand Prix du Cinéma Elle Magazine, invitée à l’émission Le Cercle sur Canal +…, elle nous dévoile une liste de plateformes proposant des films de qualité gratuitement ou à des prix abordables.

Télévision

En ces temps de (re)confinement, pas question de se priver de cinéma ! Vous pourrez découvrir de véritables bijoux, chez vous, confortablement installé(e) devant votre téléviseur, sur l’une des plateformes suivantes :

http://www.openculture.com/freemoviesonline

https://www.lacinetek.com/fr/

https://mubi.com/fr

https://www.arte.tv/fr/videos/cinema/

https://www.cinematheque.fr/decouvrir.html

https://www.myfrenchfilmfestival.com

Profitons de cette nouvelle parenthèse pour parfaire notre cinéphilie… en attendant de pouvoir à nouveau fréquenter les salles obscures, bientôt, on l’espère. Et que vive le cinéma !

Le film d’Ariane, le blog 100 % cinéma

Blog le film d'Ariane

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@le_film_d_ariane

Ariane Oudry

« Le film d’Ariane est une page pour partager mes émotions de cinéma : films à l’affiche, reprises, expositions, festivals, événements autour du cinéma, actualités, coups de cœur et coups de gueule »

Mes soupes réconfortantes

Légumes d'hiver pour soupe

Rien de tel qu’une soupe maison, avec des légumes de saison, pour se régaler et faire le plein de vitamines ! Voici quelques-unes de mes recettes, aussi délicieuses que faciles à réaliser. N’hésitez pas à partager les vôtres !

Soupe aux brocolis

Soupe de panais

4 à 5 panais

2 pommes de terre

1 oignon

2 cuillérées à soupe de crème fraîche

1 filet d’huile de noisette

Sel et poivre

Faire cuire dans une marmite remplie d’eau les pommes de terre coupées en cubes, les panais coupés en rondelles et l’oignon émincé. Après 20 mn environ, mettre les légumes égouttés dans un blender. Ajouter un peu d’eau de cuisson (à mi-hauteur), la crème fraîche et l’huile de noisette. Saler et poivrer. Mixer le tout et déguster bien chaud.

Soupe aux orties

500 g de feuilles d’ortie

1 pomme de terre

 50 cl de bouillon de volaille

1 oignon

1 gousse d’ail

2 cuillérées à soupe d’huile d’olive

Sel et poivre

Faire chauffer l’huile d’olive dans un grand faitout. Faire suer l’oignon émincé, puis l’ail.  Ajouter les feuilles d’orties (sans les tiges) préalablement nettoyées et essuyées. Faire cuire pendant 5 minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles soient fondues. Retirer du feu. Faire chauffer une casserole d’eau salée et y plonger la pomme de terre coupée en dés. Lorsqu’elle est cuite, les ajouter dans le faitout. Dans une autre casserole, préparer le bouillon de volaille. Lorsqu’il est à ébullition, le mélanger à la préparation d’orties en remuant, puis laisser reposer le tout quelques minutes. Passer le tout au mixer. Saler et poivrer. Ajouter, si on le souhaite, une cuillère de crème fraîche avant de servir.

Quelques conseils : porter des gants lors de la cueillette des feuilles d’orties et choisir de jeunes pousses.

Soupe de carottes au lait de coco

6 belles carottes

1 pomme de terre

1 oignon

1 petite brique de lait de coco

Coriandre

Sel et poivre

Eplucher et couper les carottes en rondelles, les pommes de terre en cubes et l’oignon émincé. Faire cuire le tout dans de l’eau pendant environ 20 mn. Sortir les légumes avec une écumoire et les mettre dans le blender. Ajouter un peu d’eau de cuisson, le lait de coco et la coriandre. On peut y mettre aussi un peu de curry pour relever le goût. Saler et poivrer. Mixer le tout. Servir bien chaud.

Velouté de cresson

1 grosse pomme de terre

2 échalottes

1 botte de cresson

½ litre d’eau

Crème fraîche

Sel et poivre

Equeutter et laver le cresson puis l’essorer. Le couper en petits morceaux. Peler l’échalotte et l’émincer. Peler et laver la pomme de terre. Faire revenir l’échalotte dans une grande casserole avec une noisette de beurre. Puis ajouter l’eau et la pomme de terre. Laisser cuire pendant environ 20 mn. Ajouter le cresson et laisser cuire dans l’eau bouillante pendant 3 mn. Saler et poivrer. Mixer le tout. Servir bien chaud avec une cuillérée de crème fraîche.

Soupe de brocolis au parmesan

400 g de brocolis

1 oignon

300 ml de bouillon de volaille ou légumes

Parmesan

Sel et poivre

Couper le pied de la tige de brocolis. Nettoyer les fleurs et les faire cuire 6 à 7 mn à l’eau bouillante salée avec l’oignon émincé. Pendant ce temps, préparer le bouillon. Quand les brocolis sont cuits, les égoutter. Les mettre ensuite dans le blender et ajouter le bouillon. Mixer. Poivrer. Verser la soupe dans des bols ou assiettes et déposer dessus des lamelles de parmesan.

Velouté de patates douces au curcuma

2 patates douces

2 carottes

1 pomme de terre

1 oignon

2 cuillérées à soupe de crème fraîche

1 cuillère à café de curcuma

Sel et poivre

Faire cuire dans une marmite remplie d’eau les patates douces et la pomme de terre coupées en cubes, les carottes en rondelles et l’oignon émincé. Après 20 mn environ, mettre les légumes égouttés dans un blender. Ajouter un peu d’eau de cuisson (à mi-hauteur), la crème fraîche et le curcuma. Saler et poivrer. Mixer le tout et déguster bien chaud.

Soupe de lentilles au chorizo (recette partagée par Dominique M.)

1/2 paquet de lentilles

500 g de carottes

1 oignon

2 gousses d’ail

2 branches de céleri

1 chorizo

Curcuma

Huile d’olive

Sel et poivre

Faire cuire les lentilles dans de l’eau. Lorsque’elles sont presque cuites, ajouter le chorizo coupé en tranhes. Parallèlement faire revenir les oignons dans de l’huile d’olive, ajouter ensuite les carottes coupées en rondelles, le céleri coupé en tronçons de 1 cm. Bien mélanger. Saupoudrer de curcuma, saler et poivrer. Ajouter ensuite cette préparation aux lentilles et au chorizo. Laisser mijoter à feu doux et server quand le tout est fondant.

D’autres recettes à venir…

Cresson : le retour aux sources de Mikaël

La cressionnière de Sainte-Anne

Proche de la nature et sensible aux questions environnementales, Mikaël est cressiculteur depuis 2008 dans le sud de l’Essonne, territoire historique du cresson en France. Il partage avec nous sa passion et nous livre tous les secrets de culture de cette plante aux multiples vertus.

Rendez-vous à Vayres-sur-Essonne, dans un véritable écrin de verdure, où m’accueille Mikaël qui est en pleine récolte.

Une histoire de famille

Fondée en 1854 par Louis Doublet, la cressonnière Sainte-Anne est la plus ancienne de l’Essonne. La famille de Mikaël la reprend en 1984, à la famille Lionnet.

Mikaël Morizot, cressiculteur

Après des études dans le domaine forestier et la gestion de l’eau, Mikaël travaille plusieurs années en Normandie dans un bureau d’études environnementales. Lors de ses nombreuses missions, il constate, avec désarroi, la conversion de plus en plus excessive des terres agricoles et naturelles en lotissements et zones commerciales. « Cette prise de conscience m’a poussé à envisager mon avenir autrement et à revenir à des choses plus naturelles », déclare-t-il.

Lorsque son oncle part à la retraite, il décide sans hésiter de poursuivre cette tradition familiale.

Une culture exigeante pour un produit noble

Récolte du cresson

« C’est un métier physiquement difficile car on est penché constamment au-dessus de l’eau. Les anciens se mettaient à genoux sur une planche. Aujourd’hui, on utilise des raquettes de neige pour éviter de s’enfoncer dans les fosses et d’abîmer le cresson, et on le récolte au couteau. », précise-t-il.

Environ 40 000 bottes de cresson de fontaine sont ainsi récoltées chaque année, entre septembre et avril, dans son exploitation de près de 50 ares.

Mais avant d’en arriver là, c’est tout un processus de culture qu’il faut mettre en place.

Irrigation des fosses de cresson

Premier impératif : l’eau. Indispensable à la culture du cresson, elle doit être claire et peu profonde, non acide, à courant lent. Elle fait l’objet de contrôles réguliers. Ici elle est fournie par la source Sainte-Anne.

L’entretien des fosses, qui mesurent en moyenne 50 mètres de long sur 2, 50 mètres de large, s’effectue au mois de juin. Il comprend notamment le curage de la boue et l’apport de sablon pour combler les creux. En juillet, il faut préparer les graines et les semer. En août intervient l’apport d’engrais. 6 à 7 semaines après les semailles, c’est la première coupe. Au plus fort de l’hiver, les fosses sont recouvertes d’un voile de forçage pour préserver le cresson du gel.

En pleine conversion à l’agriculture bio

Ce qui intéresse Mikaël, c’est la noblesse du produit, ses qualités gustatives, sa richesse nutritive et ses vertus médicinales. Il souhaite le promouvoir auprès du public, des restaurateurs…

Cageot de cresson

Ceci d’autant plus que le cresson a pâti d’une mauvaise réputation dans les années soixante, en raison d’une maladie due à un parasite, la douve du foie, qui a fait péricliter de nombreuses exploitations. Alors qu’une centaine de producteurs faisaient pousser du cresson en Essonne dans les années 1930, il n’en reste aujourd’hui que 25 qui assurent tout de même 40 % de la production française.

« C’est de l’histoire ancienne, mais on en entend encore parler. Je souhaite vivement réhabiliter cette plante et qu’elle retrouve toute sa place dans la gastronomie », déclare Mikaël.

Pour offrir aux consommateurs un produit d’une qualité irréprochable et dans un souci de respect de l’environnement, il s’est lancé en 2018 dans la conversion à l’agriculture bio. Non sans contraintes car cette transition nécessite des compétences et des techniques spécifiques comme l’alimentation des sols avec des engrais organiques et minéraux ou l’utilisation de pesticides naturels tel que le purin d’ortie. Elle entraîne également au départ un moindre rendement (une perte évaluée à 25 % de la production). « Malgré ces difficultés, je m’accroche et je sais qu’à terme, ce sera payant : les bottes seront vendues à un meilleur prix et la qualité sera au rendez-vous », dit-il convaincu.

Depuis 2019, son cresson est labelisé Produit en Ile-de-France et Valeurs Parc Naturel Régional.

Des débouchés multiples et prestigieux

Cresson rouge
« Notre bijou : le cresson de fontaine « rouge », une variété qui plaît beaucoup aux chefs »

En pleine saison (de septembre à avril-mai selon les conditions météorologiques), Mikaël livre 3 à 4 fois par semaine ses bottes au MIN de Rungis auprès de mandataires qui le revendront à des primeurs, traiteurs et restaurants. Il fournit également en direct des restaurants réputés tels que Le Coq à Milly-la-Forêt et l’Arpège du chef étoilé Alain Passard. Autres débouchés : la vente directe sur son exploitation et la vente locale à plusieurs magasins comme L’Herbier de Milly à Milly-la-Forêt, Bioccop à Milly-la-Forêt, Avon, Fontainebleau, Varennes, SoBio à Mennecy, Tomato & Co – Potager de Courances et paniers sur Paris pour chefs et particuliers…

Pour vous inspirer et trouver des recettes inattendues à base de cresson, cliquez sur ce lien :

Cressionnière Saint-Anne

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site de Mikaël :

Ou contactez-le directement :

Mikaël Morizot

Rue de l’Eglise

91820 Vayres-sur-Essonne

06 74 99 12 70

Vous pouvez également le suivre sur les réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/CressionnièreSainteAnne

@mikaelmorizot.cressiculteur

Recettes : le cresson à toutes les sauces !

Cresson culité en Essonne

Cultivé en eaux vives et récolté de septembre à avril, le cresson de fontaine peut être cuisiné de multiples façons : en soupe bien sûr, mais aussi en salade, en quiche, en risotto… et, plus inattendu, en pesto ou encore en sorbet. Voici une sélection de recettes simples à réaliser et délicieuses. Bonne dégustation !

Le cresson est un vrai trésor de bienfaits. Très léger (il ne fournit que 17 Kcal/100 g) et riche en nutriments essentiels (il contient notamment plus de fer que les épinards), ce légume aux notes poivrées est excellent pour la santé. N’hésitez pas à le mettre au menu plus souvent !

Bottes de cresson (Essone)

Un petit conseil : pour conserver vos bottes de cresson quelques jours, retirez le lien en plastique qui les entoure, mettez-les au réfrigérateur dans une boîte hermétique et gardez-les légèrement humides.

Salade de cresson et oranges sanguines

Pour 2 personnes :

  • 3 oranges sanguines
  • 1 botte de cresson
  • 2 cuillères à soupe de pistaches effilées ou grossièrement hachées
  • 2 cuillères à soupe de fêta émiettée
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive + 1 cuillère à soupe d’huile de pistache (ou 2 cuillères à soupe d’huile d’olive)
  • Sel et poivre

Couper les extrémités de chaque orange. Les peler à vif, au moyen d’un couteau à dents, en suivant la courbure naturelle des oranges. Couper ensuite les oranges en tranches d’environ 5 mm d’épaisseur. Disposer les oranges dans une grande assiette creuse et verser dessus les jus. Disposer le cresson sur les oranges. Parsemer de pistaches effilées ou grossièrement hachées et de féta émiettée. Mélanger les deux huiles et verser sur le cresson et les oranges. Mélanger délicatement.

Quiche au cresson et au chèvre

Quiche au cresson et au chèvre

Pour 4 personnes :

  • 2 bottes de cresson
  • 1 noisette de beurre
  • 1 pâte brisée
  • 2 crottins de chèvre demi-sec
  • 3 œufs
  • 40 cl de crème liquide
  • 50 g de gruyère râpé
  • 1 pincée de sel et 1 pincée de poivre

Préchauffer le four à 180°c.  Effeuiller le cresson et retirer les plus grosses tiges, le hacher grossièrement. Dans une grande poêle, faire fondre le cresson avec une noisette de beurre pendant environ 10 minutes. Egoutter. Déposer la pâte brisée dans un moule à tarte puis y répartir le cresson fondu. Emietter dessus les crottins de chèvre. Dans un saladier, battre les oeufs en omelette puis ajouter la crème. Saler et poivrer. Verser ce mélange dans le moule à tarte puis parsemer de gruyère râpé. Enfourner pendant environ 30 minutes. Déguster bien chaud !

Fricassé de brèdes (cresson en créole)

Pour 4 personnes :

  • 2 bottes de cresson
  • 2 grosses gousses d’ail
  • 2 tomates bien mûres
  • 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol
  • Sel
  • Piment écrasé

Prendre les bottes de cresson et ne conserver que les feuilles avec les tiges bien vertes. Ecraser l’ail, puis hacher les tomates grossièrement. Dans une sauteuse, faire chauffer l’huile. Faire revenir l’ail quelques secondes, puis ajouter les tomates hachées, le piment écrasé et saler. Les faire fondre. Une fois les tomates fondues, ajouter le cresson et le faire cuire jusqu’à ce que les tiges soient bien tendres.

Risotto au cresson

Pour 4 personnes :

  • 2 bottes de cresson
  • 250 gr de riz à risotto
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 1 litre d’eau
  • 1 oignon
  • 15 cl de vin blanc
  • Huile d’olive
  • Parmesan en copeaux ou râpé

Couper les tiges de cresson et les laver. Faire revenir avec un filet d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il soit tendre. Mixer avec un peu d’huile d’olive et réserver. Préparez 1 litre de bouillon et hacher l’oignon. Dans une poêle, faire dorer l’oignon avec un fond d’huile d’olive. Ajouter le riz pour le nacrer, puis le vin. Quand il est absorbé, verser le bouillon louche par louche jusqu’à ce que le riz soit cuit. Ajouter le cresson et le parmesan.

Pavés de saumon au cresson

Pour 2 personnes :

  • 100 g de faisselle
  • 2 pavés de saumon
  • 1 botte de cresson
  • 10 cl de vin blanc
  • 1 échalotte
  • 1 noix de beurre
  • Sel et poivre

Hacher finement l’échalotte et le cresson. Faire frémir le vin dans une casserole et y jeter l’échalotte pendant 5 minutes. Ajouter ensuite le cresson et porter à ébullition en fouettant. Hors du feu, incorporer la faisselle, le sel et le poivre. Réserver au chaud. Dans une poêle, faire fondre le beurre et cuire les pavés de saumon, 5 minutes par face. Servir les pavés accompagnés de la sauce au cresson. Accompagner ce plat de carottes étuvées en rondelles et de pommes de terre vapeur.

Pesto de cresson

Pour 4 personnes :

  • 1 botte de cresson
  • 2 petites gousses d’ail
  • 5 grammes de pignons de pin
  • 20 g de parmesan râpé
  • 15 cl d’huile d’olive

Laver, effeuiller le cresson et le déposer dans le bol d’un blender ou mixeur. Eplucher l’ail, faire griller les pignons de pin dans une poêle bien chaude jusqu’à ce qu’ils soient colorés. Réserver. Dans le blender (ou mixeur), mixer les feuilles de cresson, les pignons de pin torréfiés et l’ail. Ajouter le parmesan râpé et verser l’huile d’olive jusqu’à obtention de la consistance souhaitée. Servir ce pesto avec des pâtes fraîches par exemple.

Smoothie au cresson

  • 1 pomme
  • 1 concombre
  • 1 poignée de cresson
  • 3 brins de menthe
  • 30 cl d’eau
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à café de vinaigre

Laver la pomme et la couper en morceaux en enlevant le trognon. Laver le concombre et le couper en morceaux. Laver le cresson et la menthe en gardant les tiges. Tout mettre dans un blender ou mixeur. Allonger avec de l’eau puis ajouter du sel et du poivre.

Sorbet de cresson

  • 2 bottes de cresson
  • ½ litre de sirop (1/2 litre d’eau + 75 g de sucre)
  • ½ litre de Perrier
  • 1 blanc d’œuf
  • ½ citron

Hacher les feuilles de cresson et les mélanger avec le sirop, le Perrier, le blanc d’œuf et le jus de citron. Verser dans une sorbetière ou, à défaut, dans un bac allant au congélateur. Remuer tous les ¼ d’heure avec une fourchette jusqu’à ce que le sorbet soit pris.

Cheesecake cresson-menthe

Pour la croûte :

  • 150 g de Tuc au fromage
  • 2 oeufs 
  • 2 cuillères à soupe de farine 
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive

Pour la garniture

  • 8 petits suisses à 20 % de matière grasse
  • 8 portions de Kiri nature
  • 4 oeufs + 2 jaunes
  • 2 grosses poignées de feuilles de cresson
  • 12 feuilles de menthe fraîche
  • 1 gousse d’ail frais
  • 12 brins de ciboulette
  • Poivre

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7). Graisser légèrement les parois du moule à charnière (avec un peu d’huile d’olive). Mixer les Tuc avec les œufs, la farine et l’huile d’olive. Répartir le sablage au fond du moule en tassant bien. Faire cuire 10 minutes en surveillant attentivement. Retirer du four. Baisser la température à 120°C (thermostat 3-4). Mixer ensemble les fromages, l’ail, le poivre, le cresson, la menthe et la ciboulette. Ajouter les œufs entiers et les jaunes en mélangeant brièvement à chaque fois, juste assez pour bien les incorporer. Il n’est pas nécessaire de saler, le Kiri l’est suffisamment. Verser la crème sur la croûte précuite et enfourner à 120°C pour 40 à 50 minutes. L’appareil doit être pris, mais le centre du cheesecake doit rester tremblotant si on remue le moule. Eteindre le four, laisser le cheesecake refroidir dans le four entrouvert (un refroidissement progressif permet d’éviter les craquelures).

Un grand merci à Mikaël, cressiculteur à Vayres-sur-Essonne, qui m’a fait découvrir les bienfaits du cresson et m’a dévoilé toutes ces recettes.

Mikaël Morizot

Rue de l’Eglise

91820 Vayres-sur-Essonne

Tél : 06 74 99 12 70

https://cressonniere-sainte-anne.fr

L’ayurvéda : l’allié santé

Juliette nous avait promis de nous faire part de ses nouvelles expériences ayurvédiques. C’est chose faite ! Elle revient en grande forme d’une cure qu’elle a suivie en Normandie cet été.

J’ai clôturé mes vacances avec une cure ayurvédique de 5 jours près de Fecamp, au cœur des plantes bienfaitrices, de l’huile de sésame, des épices et de l’air marin normand. De quoi entamer cette rentrée toute particulière du bon pied.

Massages, repos, relaxation, élimination : la médecine ayurvédique propose un protocole de bien-être original, accessible et particulièrement bienvenu. Direction le centre Tapovan pour une cure Ojaskar adaptée aux circonstances actuelles. Un vrai cadeau !

Bien-être et relaxation

Séance de yoga nidra en ce début d’après-midi : Monique, Léa, Gilles, Laetitia, Michel, Sylvie, Marie-Thérèse et moi-même sommes bercés par une voix paisible et douce qui nous invite à nous détendre, à libérer les tensions, à « éliminer les frustrations inutiles ». Certains d’entre nous plongent assez vite dans un sommeil profond, d’autres profitent d’un état entre veille et sommeil. Ce yoga nous amène à une semi-conscience : parfaitement relaxés et détendus, nous restons conscients de ce qui se passe autour de nous, prêts à accueillir les soins qui vont suivre.

Centre ayurvédique de Tapovan

Ce lieu de bien-être applique les principes de la médecine ayurvédique, « une pratique indienne millénaire, à la pointe de la pensée moderne », selon son fondateur Kiran Vyas. Pendant 5 jours, nous bénéficions de massages bienfaiteurs. Dos, visage, tête, mains, pieds, jambes, corps entier, nez, ventre, et même les yeux : chaque partie du corps est sollicitée par les soins des thérapeutes. L’objectif ? Eliminer les toxines, physiques et mentales. Les gestes experts, et très maternels, des praticiens sont alors essentiels à la réussite de la cure. Formés au centre, les thérapeutes font preuve d’une écoute et d’une bienveillance exceptionnelles à notre égard. Merci à Agnès, Bertrand, Sylvie, Béatrice,… pour leur engagement unique propre aux équipes de Tapovan.

Question d’équilibre

L’ayurvéda propose de considérer l’homme dans sa globalité. Selon cette médecine, 5 éléments sont présents en chacun de nous dans des proportions variables (feu, terre, eau, air, éther) et regroupés par binômes que l’on appelle les doshas (Pita, Vata, Kapha). En fonction des influences extérieures (état d’esprit, diététique, sommeil, vie affective,…), ces éléments se déséquilibrent et provoquent des dysfonctionnements, des maladies. Le centre Tapovan nous invite à rétablir l’équilibre de nos doshas, dans une approche certes non médicale mais bienfaitrice. Nous recevons tous les mêmes soins lors des 2 à 3 heures quoitidennes de cure, auxquelles s’ajoutent d’autres grands massages si on le souhaite. Ici en France, l’ayurvéda n’est pas reconnu comme médecine. Pour des soins vraiment personnalisés, envolez-vous pour le Kerala par exemple (en Inde) où les médecins suivent 12 ans d’études. Vous aurez alors un suivi individualisé en fonction de votre constitution et de votre mode de vie. Tapovan propose une approche thérapeutique de bien-être. Le centre est d’ailleurs situé non loin du bord de mer, à la rencontre des 5 éléments. Nous avons pu profiter de promenades courtes mais revigorantes !

Yoga et cuisine végétarienne

Le yoga vient compléter la cure à raison d’1 heure aux premières lueurs du soleil ! Echauffements, étirements, postures, respiration alternée, salutations au soleil, détente,…. : le hatha yoga prédispose le corps et l’esprit à accueillir les soins de la journée. De belles séances animées par la dynamique et sympathique Doriane.

Repas végétarien

Parallèlement, pendant la cure, la cuisine végétarienne est de mise. Si l’ayurvéda ne recommande pas particulièrement ce régime dans la vie normale, en période de cure, voire un peu avant et un peu après, le végétarisme est fortement conseillé. De même qu’il vaut mieux éviter les excitants tels alcool, thé, café, tabac, voire les relations sexuelles. Légumes, céréales, légumineuses sont les 3 aliments de base rehaussés par moultes épices, tisanes et eau cuivrée. L’eau chaude devient même le « must drink » de la semaine pour garantir une bonne élimination. Voilà pourquoi notre gourde thermos ne nous quittait pas !

Pendant ces 5 jours, le corps, sollicité de façon très différente par rapport à nos vies quotidiennes, réagit parfois vivement. Certains d’entre nous ont souffert de maux de tête ou mal de dos, d’autres ont vu d’anciennes blessures se manifester à nouveau. Massages, cataplasmes d’argile, bouillote sont venus à bout de ces symptômes. Retrouver l’équilibre des doshas est un chemin sinueux… Le mental, bien sûr, joue son rôle dans ce jeu d’équilibre. Ce que l’on mange aussi. Le corps s’adapte à sa manière !

Et après ?

Nous repartons avec le plein d’énergie et de bonnes résolutions. Nos idées se sont aussi clarifiées au passage. Le challenge, pour les semaines et mois à venir, est de rester à l’écoute de notre esprit et de notre corps. Un vrai défi dans nos vies bien souvent surencombrées.

Rendez-vous l’an prochain pour faire à nouveau le vide, en toute bienveillance.

Promenade romantique au Château du Saussay

Vue arrière du Château du Saussay
Entrée du Château du Saussay

Lors des Journées du Patrimoine 2019, j’ai franchi le seuil du Château du Saussay, situé dans la commune de Ballancourt-sur-Essonne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Paris. Ce lieu privé, chargé d’histoire et théâtre de nombreux tournages de films, est un pur ravissement. Il peut se visiter jusqu’à fin septembre.

Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 19 janvier 1951, le Château du Saussay constitue un ensemble rare de deux châteaux du XVIIIe siècle se faisant face à l’entrée d’un parc romantique entouré d’eau. Son nom fait référence aux saules qui poussaient abondamment sur ces terres humides et dont il reste quelques spécimens impressionnants.

Saule dans le parc du Château du Saussay

Du Moyen-Age à nos jours

Bâti sur les ruines d’un grand manoir féodal, brûlé et ravagé en 1592 par les Espagnols, le château fut reconstruit entre 1604 et 1622 en style Louis XIII. En 1753, un pavillon identique fut édifié en face de celui qui existait déjà. Le bâtiment d’entrée et le pont-levis furent abattus juste avant la Révolution, laissant place à deux élégants pavillons.

Aile gauche du Château du Saussay

Le château appartenait alors à Jean-Baptiste de Bragelogne, dont la famille fut rendue célèbre par Alexandre Dumas. Jean-Baptiste de Canclaux, gendre du Vicomte de Bragelogne, puis sa fille, épouse du Général de Colbert, en furent ensuite propriétaires. Il restera dans la famille Colbert jusqu’en 1909.

Il est depuis 1911 propriété de la famille de Bourbon Busset. L’académicien Jacques de Bourbon Busset y vécut jusqu’à sa mort en 2001. Y habitent aujourd’hui ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Un intérieur fidèle au passé

Intérieur du Château du Saussay

À l’intérieur, les pièces de réception évoquent les vies des personnages illustres qui l’occupèrent. Tableaux, livres, objets admirablement bien conservés témoignent du riche passé du château.

J’ai pu notamment y admirer une magnifique bibliothèque Colbert et visiter une jolie petite chapelle. Malheureusement, en ces temps de coronavirus, il n’est pas possible d’entrer dans ces lieux. Seuls les extérieurs sont actuellement ouverts au public.

Un parc enchanteur

Parc du Château de Saussay

Au XIXe siècle, le courant romantique a conduit à la constitution d’un jardin à l’anglaise avant d’être redessiné au XXe siècle par le paysagiste Auguste Duchêne. Le parc combine ainsi les caractéristiques des jardins à l’anglaise et à la française. S’étirant en pente douce jusqu’à la rivière Essonne, il est doté de belles perspectives et de plusieurs plans d’eau.

Des tournages en série

Aile du Château du Saussay

De nombreux réalisateurs ont posé leurs caméras dans ce cadre sublime. Parmi les films historiques qui y ont été tournés, citons les plus célèbres : Les liaisons dangereuses avec Michelle Pfeiffer et John Malkowitch, Rimbaud Verlaine avec Leonardo Di Caprio, Le Rouge et le Noir avec Carole Bouquet, Balzac et Le Comte de Monte Cristo avec Gérard Depardieu, L’Empereur de Paris avec Vincent Cassel. Le château a également servi ce décor à plusieurs séries telles que Le Bazar de la charité avec Josiane Balasko et Nicolas Le Floch.

Informations pratiques

Entrée du Château du Saussay

Visite Individuelle

Ouvert au public tous les dimanches et jours fériés de 14 h à 18 h, et tous les jours du 1er dimanche de septembre jusqu’au 30 septembre de 14h à 18 h.

Tarifs :

  • Château et parc tarif plein : 7 euros
  • Château et parc tarif réduit (chômeurs, handicapés, étudiants, enfants de 12 à 17 ans et détenteurs de la carte famille nombreuse) : 6 euros
  • Parc seul : 4,50 euros
  • Gratuit pour les enfants en dessous de 12 ans 

Visite en groupe

Pour un minimum 20 personnes, tous les jours sur rendez vous : 01 64 93 28 05. 

Domaine de Méréville : un patrimoine d’exception au sud de l’Essonne

Domaine de Méréville

Lors de mes balades essonniennes, j’ai découvert ce lieu bien caché, presque secret, situé à quelques kilomètres au sud d’Etampes et ouvert au public depuis 2018. Un véritable havre de paix où la nature préservée et savamment entretenue offre un spectacle grandiose.

Parc de Méréville

Classé au titre des monuments historiques en 1977, le Domaine de Méréville est la propriété du Conseil Départemental de l’Essonne depuis décembre 2000. Il constitue le dernier exemple de jardin pittoresque conçu à la fin du XVIIIe siècle. En 2019, il a obtenu le label national « Jardin remarquable ». Sa marraine n’est autre que Catherine Deneuve !

Le château Renaissance

Château de Méréville

Commençons notre promenade par le château qui a fière allure. Petite déception, il est impossible de le visiter tant son intérieur est délabré et son accès dangereux. Sa restauration, non encore envisagée, nécessiterait des travaux colossaux ainsi que des fonds très importants.

Constitué d’un corps principal rectangulaire en pierre de taille blanche, il s’élève sur trois niveaux. S’ajoutent à chaque angle des tours, témoignage de l’ancien manoir fortifié. Le bâtiment est couvert d’ardoise , des chéneaux en zinc ceinturent le toit, un faîtage domine les tours.

Au sommet de la façade occidentale, un fronton triangulaire est installé, entre le premier et deuxième étage court une corniche. Deux ailes furent ajoutées dans les prolongements Nord et Sud. Elles sont couvertes d’une mansarde. Le rez-de-chaussée accueille entre autres une antichambre, un salon et une salle à manger.

De multiples propriétaires

Vue sur le château de Méréville

A l’origine, un manoir, construit au XVIe siècle et en partie en ruine, fut acheté en 1688 et reconstruit par Pierre Delpech, marquis de Méréville en 1709 et conseiller du roi. L’un de ses fils, Jean Delpech, fit aménager le château dans le style Renaissance. À l’ouest du parc, une allée d’honneur plantée menant à la cour principale fut aménagée et à l’arrière fut ajouté un jardin à la française jusqu’au cours de la Juine, qui faisait alors office de canal.

En 1784, le financier Jean-Joseph de Laborde acquit le Domaine pour en faire sa résidence de campagne puis pour y vivre de façon permanente. Il décida d’agrandir le château et de redessiner les jardins. Le château fut réaménagé et décoré par les plus grands artistes de l’époque : les architectes Jean-Benoît-Vincent Barré et François-Joseph Bélanger, l’ébéniste Jean-François Leleu, le sculpteur Augustin Pajou, le peintre Claude Joseph Vernet.

En 1794, tout bascula : le tribunal révolutionnaire condamna le marquis qui fut guillotiné. Sa veuve, Rosalie-Claire de Nettine y séjourna encore quelques temps et y maria son fils, Alexandre de Laborde en 1805, en présence d’artistes et d’hommes d’Etat, dont François-René de Chateaubriand. Elle vendit ensuite le domaine à monsieur d’Espagnac qui le vida de ses richesses.

En 1824, le comte de Saint-Roman, nouveau propriétaire, ajouta des fabriques dont « la ferme suisse ». Le domaine passa ensuite de main en main, perdant de sa magnificence, notamment lors du passage de monsieur Carpentier qui dilapida les oeuvres du parc et fit abattre de nombreux arbres.

A la fin du XXe siècle, il est la propriété du fonds de pension japonais Sport Chinko qui projetait d’y implanter un hôtel de luxe et un golf. Une association, présidée par François d’Ormesson, milita alors pour la sauvegarde du site.

Enfin, le 4 décembre 2000, le Conseil général de l’Essonne, aidé du ministère de la Culture, acheta la totalité du domaine pour cinq millions de francs et entreprit de le restaurer.

Un jardin extraordinaire

Pont en bois du parc de Méréville

C’est principalement le parc, aux multiples contrastes, qui a retenu toute mon attention. Il en émane un calme et une grande sérénité. La balade fléchée de quelques kilomètres en pleine nature (compter deux bonnes heures de marche) mérite vraiment le détour.

Du jardin à la française de la fin du XVIIIe siècle, le marquis de Laborde n’a rien conservé. Il le fit rémanénager en jardin à l’anglaise par François-Joseph Bélanger puis Hubert Robert, maître en la matière. Les jardins réguliers et potagers en terrasse qui entouraient le château ont été entièrement remodelés pour créer des scènes de collines ondoyantes et de vertes vallées. Les allées rectilignes ont été effacées au profit de petits chemins sinueux et ornés de calades. Les côteaux abrupts du plateau, qui constituent un décor naturel en amphithéâtre tout autour du jardin, ont été dotés de grottes et d’enrochements.

Cascade au parc de Méréville


La Juine, rivière tranquille qui coulait en droite ligne au fond du jardin, a été détournée pour créer îles, méandres et lacs. Des cascades sont venues ponctuer les cours d’eau pour ajouter des effets sonores aux splendeurs du jardin.

Allée du parc de Méréville

Aux antipodes de la nature domptée et domestiquée des jardins à la française, le parc se veut sauvage et sublime.

INFORMATIONS PRATIQUES

Domaine ouvert gratuitement au public, du 30 mai au 1er novembre 2020, les samedis, dimanches et jours fériés.

De 9 h à 18 h (mai, septembre, octobre et 1er novembre)

De 9 h à 20 h (juin, juillet et août)

Accès : Rue Voltaire, 91660 Le Mérévillois.

Visites guidées payantes possibles

Inscriptions et renseignements auprès de l’Office de tourisme du Mérévillois :

01 69 78 36 87

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L’après-confinement, un nouvel art d’être bien chez soi ?

Déconfinement

Pour notre plus grand bonheur, Barbara, décoratrice d’intérieur, s’accapare d’un sujet d’actualité, l’après-confinement, pour analyser notre nouveau rapport avec notre intérieur et nos changementsd’habitudes.

Télétravail
@ LeJournal de la Maison

La période que nous traversons est inédite. Jamais durant ce siècle, n’avons-nous dû collectivement affronter cette situation étrange où le contact avec les autres, la sociabilité et la proximité pouvaient potentiellement constituer un risque pour notre santé et celle de ceux que nous aimions.

Dans ce contexte, notre « chez soi » prit une dimension particulière : il devint notre salut, notre horizon, le miroir de nous-même. La décoration, l’aménagement des espaces, les agencements, constituèrent pendant toute cette période, bien plus que des éléments de décors. Décryptage.

L’appel de la nature

Selon la composition de notre foyer, seul(e), en couple ou en famille, chacun a dû prendre ses marques. Avec nos intérieurs comme seuls horizons, nous avons appris à mieux les regarder : observer leurs aspérités, leurs teintes douces ou fortes, leurs revêtements, les meubles, les tissus ou les objets qu’ils accueillent, la lumière qui les réchauffe, les vides et les pleins. L’expérience du confinement s’est révélée pour certains(es) d’entre nous une formidable occasion de repenser sa décoration et la manière d’occuper les espaces.

Balcon
@Archzine.fr

Ainsi, on a pu prendre le temps de se demander si notre intérieur était vraiment à notre goût, si l’on s’y sentait bien, comme un petit cocon à notre image. C’est alors que l’on a pu parfois constater la surabondance d’objets, les meubles imposants, les couleurs vives, le linge de maison daté, les pièces design esthétiques mais peu fonctionnelles. La période de confinement aura révélé notre envie d’épure, de douceur, de confort, de retour aux choses et aux matières naturelles, essentielles. Jamais la nature et le végétal ne nous auront semblé aussi importants, aussi vitaux pour notre équilibre intérieur. Exit les ambiances trop minérales, trop froides ; après le confinement, on se fait la promesse de renouer avec la nature, d’aller courir dans les champs, d’embellir son balcon, de cultiver un petit potager…

La cuisine et la chambre, des pièces devenues maîtresses

La cuisine et la chambre semblent récemment avoir pris un nouveau statut : la première parce que le confinement fut une période propice à la (re)découverte du plaisir de cuisiner, en prenant le temps, en expérimentant de nouvelles recettes ; la deuxième parce qu’elle a pu constituer, pendant le confinement, un lieu de refuge, d’isolement, de lecture, un lieu investi d’une fonction « ressource » et de reconnexion avec soi-même.

Dès lors, c’est une cuisine dotée d’un large plan de travail et d’appareils électroménagers adaptés que nous recherchons aujourd’hui. C’est aussi d’une chambre à notre image, douce et chaleureuse, dont nous avons besoin. Tons pastels, linge de lit soyeux, plaids et coussins à foison, dressing bien pensé et éclairages subtils, voilà ce que nous voulons pour nous retrouver, nous apaiser.

Un salon modulable

Au lendemain du 13 mars, il a fallu s’organiser pour pouvoir exercer chez soi des activités normalement réalisées à l’école, au bureau, dans une salle de sport, dans un lieu public… Le salon, ou la « pièce à vivre » (salon + salle à manger intégrant parfois une cuisine ouverte), semble s’être imposé comme le lieu propice à cette multi-activités. Les devoirs des enfants ont trouvé leur place sur la table de la salle à manger tandis que notre salon devenait notre salle de sport !

Sport à la maison
@Le Journal de la Maison

Le télétravail fut plus compliqué à mettre en place lorsqu’on ne disposait pas d’une pièce dédiée (un bureau ou une chambre d’amis). C’est là qu’une nouvelle délimitation des espaces s’est opérée : un petit coin bureau derrière une bibliothèque ; un espace de travail créé de toute pièce, dissimulé derrière une claustra ou un paravent ; une tablette qui se referme et qui disparaît dans un meuble ; un pan de mur délimité par une couleur ou un papier peint… autant d’astuces et de solutions d’agencement mises en place et qui seront probablement maintenues après le confinement.

L’attrait de la « family room »

Ecole à la maison
@Hijcheap.techinformation.com

Importée du monde anglo-saxon, la « family room » pourrait se définir comme une pièce où toute la famille, parents et enfants, aime se réunir et cohabite harmonieusement : à la fois salle de de jeux, salon TV ou jeux vidéo, atelier créatif, espace repos, en résumé, un espace de partage dans le respect des activités de chacun. Cette pièce a l’avantage, en matière de décoration, de laisser une grande place à la fantaisie : ici, on peut écrire sur les murs grâce à une peinture tableau, on peut faire des roulades sur des tapis moelleux et colorés, on peut s’allonger sur de larges canapés pour regarder nos séries télévisées préférées ! On y trouve des objets insolites, des collections, des vitrines, des souvenirs de voyages … et si tout n’est pas bien rangé, ici, ce n’est pas très grave !

Les Hauts de Lascabanes : nature, calme et gourmandise en Quercy Blanc

Maison d'hôtes Les Hauts de Lascabanes

Après la période troublante que nous venons de traverser, vous rêvez plus que jamais d’un havre de paix, d’un endroit privilégié pour vous ressourcer, en pleine nature. Ne cherchez plus ! La maison d’hôtes des Hauts de Lascabanes est une très belle adresse dans le Lot et vous y serez accueillis à bras ouverts.

Panneau Hauts Lascabanes

Après 35 ans passés dans l’univers de la communication, Eric a décidé, avec sa famille, de tout quitter. Finis Paris et son rythme effréné, le bruit, la pollution… Direction le Quercy Blanc, par envie, par goût, pour y créer une maison d’hôtes en 2018, au nom évocateur des Hauts de Lascabanes.

Une région d’exception

C’est dans une région vallonnée et très préservée qu’Eric et sa femme, Marianne, ont décidé de poser leurs valises.

Maison d'hôtes Lot

Dans la petite commune du Lot, Lascabanes, leur maison d’hôtes est idéalement située dans le Quercy Blanc, à 9 km de Montcuq, à un peu plus de 20 km de Cahors, sur la via Podiensis du pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Pour vous aider à vous repérer, le Quercy Blanc est la partie sud-ouest du département du Lot (qui compte le moins d’habitants au km2), à proximité du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne. Il profite d’un climat doux et relativement sec si on le compare aux autres parties du département.

Chemin de Compostelle

Sur près de 2 hectares de prés et de bosquets, la propriété est constituée d’une ancienne quercynoise et d’une immense grange de la moitié du XIXème siècle. Une petite dépendance plus récente servait d’atelier pour entreposer les fruits. Le tout est bordé de murs en pierres sèches typiques du Lot.

Perchés sur un petit vallon, les Hauts de Lascabanes bénéficient d’une situation privilégiée, offrant de superbes vues sur les collines environnantes.

D’importants travaux de rénovation ont été entrepris ces deux dernières années pour remettre en état et au goût du jour l’ancienne bâtisse.

La construction récente d’une piscine est venue parfaire l’ensemble.

Portes ouvertes sur la nature

Chambre des arbres

Les Hauts de Lascabanes ont accueilli leurs premiers clients juste avant le confinement. Deux couples, dont des Suisses âgés d’un peu plus de 60 ans, y ont séjourné le temps d’un week-end. Ces derniers sont partis de Genève à pied pour suivre le chemin de Compostelle. Ils n’ont malheureusement pas pu poursuivre leur périple…

La maison d’hôtes a pu réouvrir le 15 mai 2020. Pour le moment, une chambre de 30 m2, avec terrasse privative, est disponible. Et quelle chambre ! Indépendante, située au fond du jardin, elle offre une décoration intérieure raffinée, réalisée à partir de matériaux nobles tel que le bois.

Intérieur chambre des arbres

A terme, l’ensemble sera composé :

– d’un gîte de 8/9 personnes avec piscine,

– de trois chambres d’hôtes, dont une suite de 40 m2, et un grand couloir de nage.

Piscine Les Hauts de Lascabanes

Dans le respect de consignes sanitaires

Même si la région a été relativement épargnée jusqu’à présent par le coronavirus, et sur les conseils de l’Office du Tourisme du Lot, Eric et Marianne se doivent de respecter un certain nombre de consignes afin de garantir à leurs clients un séjour en toute sécurité. Ce process sanitaire consiste notamment à :

  • ne pas servir de repas en commun avec les hôtes,
  • attendre 72 h entre chaque client, le temps nécessaire pour tout désinfecter.

Le goût des belles et bonnes choses

En arrivant dans le Quercy Blanc, Eric s’est découvert une véritable passion pour le jardinage. Après avoir consulté de nombreux d’ouvrages, il s’est lancé dans la création d’un potager qu’il fait prospérer au fil des saisons. « J’avais déjà quelques notions et j’ai pu ici approfondir mes connaissances. Ensuite, tout est une question de bon sens et de patience… », précise-t-il.

Récolte jardin

Le fruit de ses petites récoltes se retrouve dans ses savoureux petits plats. Car, avant de se lancer dans l’aventure, Eric a suivi des cours de cuisine à l’Atelier du Chef, à Paris. En deux sessions : pâtisserie et cuisine (avec deux niveaux pour pouvoir proposer des plats un peu élaborés). Il peut ainsi présenter à sa clientèle des repas réalisés à partir de produits sains (si possible bio), en fonction des saisons, et en mettant en avant les produits locaux. « La région est particulièrement réputée pour cela ! », souligne-t-il.

Un exemple de menu :

– entrée : velouté froid de courgettes et chèvre de Rocamadour

– plat : magrets de canard du Lot thym/miel et wok de petits légumes

– dessert : nougat glacé 

Le slow-living : une philosophie de vie

Dans cette maison d’hôtes, vous vivrez à un rythme « normal », à l’image de ses propriétaires. Plus qu’un effet de mode, un vrai choix de vie !

Eric et Marianne
Eric et Marianne

« Avec ma femme, nous avons mûri ce projet pendant plusieurs années. Nous voulions donner du sens à ce que nous faisions et revenir à l’essentiel. Nous souhaitions vivre autrement en adoptant ce que l’on appelle le slow-living, c’est-à dire prendre notre temps, suivre le même rythme que quand on était môme. C’est ce qui m’a guidé », conclut Eric.

Informations pratiques

Les Hauts de Lascabanes – Lieu dit Rivière, Lascabanes – 46800 Lendou en Quercy –

Tél : 05 65 20 1249

https://hauts-lascabanes.fr

Activités aux alentours :

  • Visite des grands sites du Lot : St Cirq Lapopie, Rocamadour, Grotte de Pech Merle, Gouffre de Padirac… 
  • A voir aussi, des sites moins prestigieux mais intéressants : village classé de Lauzerte (l’un des plus beaux de France), château de Bonaguil, château de Cenevières.
  • Canoé-kayak et baignade sur le Lot, VTT, randonnée pédestre et équestre, escalade et via ferratta.

Si vous avez eu la chance de séjourner dans cette maison d’hôtes, n’hésitez pas à nous faire partager votre expérience en laissant un commentaire ci-dessous.

Mes recettes au temps du confinement

Mes recettes au temps du confinement

Voici mes recettes préférées, qui ne demandent pas beaucoup de temps ni une grande expertise, et que j’ai préparées au cours des huit longues semaines de confinement. Bon appétit !

En cette période si particulière de confinement, on peut se surprendre… et cuisiner pour soi ! J’ai toujours aimé préparer de bons petits plats, à partager en famille ou entre amis. Mais, faute de temps bien souvent ou d’envie tout simplement, j’allais toujours au plus simple et au plus rapide quand je me retrouvais seule. Le confinement a changé la donne.

Tarte à la moutarde et aux tomates

Tarte à la tomate

Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, étaler de la moutarde (2 bonnes cuillérées), disposer des tranches d’Emmental puis des tomates bien mûres en rondelles. Ajouter un filet d’huile d’olive et parsemer d’herbes de Provence. Saler, poivrer. Enfourner à 180 degrés, pendant environ 20 mn. C’est prêt !

Tarte aux courgettes et à la feta (recette de Christophe Michalak)

Tarte Michalak

Sur un fond de pâte brisée, étaler de la moutarde, répartir du gruyère rapé, des rondelles de courgettes et de la feta émiettée. Recouvrir le tout d’un mélange de 3 oeufs battus avec un peu de lait, de la menthe ciselée. Saler, poivrer. Enfourner et le tour est joué !

Pizza au chorizo et aux coeurs d’artichauts

Pizza chorizo et coeurs d'artichauds

Recouvrir un fond de pâte à pizza de coulis de tomates. Disposer dessus des rondelles de chorizo, des cœurs d’artichaud coupés en deux, un peu de parseman, des herbes de Provence et un filet d’huile d’olive, sel, poivre. Passer une quinzaine de minutes au four avant la dégustation !

Tian de légumes du soleil

Tian de légumes

Couper des rondelles de tomates, d’aubergines et de courgettes. Dans un plat allant au four, disposer les rondelles en alternant tomate, aubergine et courgette. Recouvrir d’huile d’olive et d’herbes de Provence. Saler et poivrer. Pour les amateurs, on peut ajouter de la mozzarella. 25 à 30 minutes au four pour des légumes légèrement croquants.

Crumble aux courgettes

Crumble aux courgettes

Préchauffer le four à 180 degrés. Dans un saladier, mélanger 100 grammes de farine, du parmesan râpé et 50 grammes de beurre ramoli. Ajouter du sel et du poivre et malaxer le tout jusqu’à obtenir une pâte sableuse.

Laver et couper 2 courgettes en petits dés. Les mettre dans un plat à gratin. Ajouter de la sauce pesto, saler, poivrer et mélanger le tout. Déposer dessus du chèvre frais émietté. Puis disposer la pâte à crumble et passer au four pendant environ 40 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

D’autres recettes à venir…