Un dimanche au jardin Albert Kahn

Jardin Albert Khan

Juliette apprécie les forêts et les parcs où elle peut sentir la présence réconfortante des arbres. Aujourd’hui, elle nous propose une visite du jardin Albert Khan qui a réouvert ses portes au public en septembre 2019.

Jardin Albert Khan 2

Niché au coeur de Boulogne Billancourt, le jardin Albert Kahn est un havre de paix, une respiration végétale et arborée. Même par un dimanche pluvieux et froid, la promenade est agréable et paisible.

Les arbres nous offrent leur force et leur énergie. Le jardin japonais inspire les plus énervés par la zénitude qu’il dégage. On respire, on souffle, on recharge nos poumons dans ce carré d’oxygène à portée de métro.

En toute saison

Jardin Albert Khan 3

Epicéas, cèdres, érables, bouleaux, hêtres, chênes,… sont tous au rendez-vous avec leur feuillage doré en automne. Des couleurs chatoyantes et réchauffantes… Au printemps, on peut y admirer les jeunes pousses et les premières fleurs odorantes !

Des visites à thèmes

Jardin Albert Khan 4

Le jardin propose des visites sensorielles, « dans la peau d’un invité » d’Albert Kahn, des visites botaniques ou des visites poético-décalées. Une belle idée de sortie dominicale !

Informations pratiques :

Le jardin à scènes, conçu entre 1895 et 1920 par Albert Khan et son chef jardinier Louis Picart, a réouvert ses portes au public en septembre 2019. Le musée quant à lui est en rénovation jusqu’en 2021.

1 rue des Abondances 
92100 Boulogne-Billancourt

Ouvert du mardi au dimanche, fermé le lundi
– De 11h à 18h d’octobre à avril
– De 11h à 19h de mai à septembre

Fermeture annuelle du 24 décembre au 1er janvier inclus

Tarifs : 4 € plein tarif, 3 € tarif réduit, gratuit pour les moins de 18 ans

Pour les amoureux de nature et d’arbres, Juliette a créé un blog que je vous invite à découvrir :

https://fandeforet.home.blog

Guédelon, un château fort d’avenir

Guédelon : tour de la chapelle et entrée fortifiée

Tout le monde a entendu parler de Guédelon. Mais combien d’entre vous sont allés découvrir ce lieu emblématique et ses multiples secrets plus écologiques les uns que les autres ? Direction l’Yonne en compagnie de Susanne.

Château de Guédelon
La naissance – premières élévations, vers l’an 2000 – Crédit photo : Wikicommons

Comment passer des murs à la chaux ? Décorer ces mêmes murs sans pots de peinture mais avec des pigments naturels ? Avec quelle farine fabriquer son pain soi-même ? L’aventure du château de Guédelon, lancée en 1977 par des passionnés d’histoire et d’archéologie, s’est révélée une source précieuse pour documenter des techniques de construction plus écologiques.

« Ils bâtissent un château-fort »

La cour de Guédelon
La cour intérieure en 2019

Au milieu de la Puisaye, dans l’Yonne, sur une ligne qui irait d’Orléans à Auxerre, le propriétaire du proche château de Saint-Fargeau a eu l’idée de construire un château fortifié à l’image de ceux qui ont pu être édifiés à la fin du 13e siècle, au temps du roi Philippe-Auguste.

C’est au milieu d’une forêt dense, loin de toute ville, que le projet prend forme. Petit à petit, les niveaux montent, les tours s’arrondissent, le logis seigneurial est mis hors d’eau et hors d’air. Les équipes se professionnalisent – 150 CDI annualisés y exercent de nombreux métiers, dans une région sinistrée. Des tailleurs de pierre aux charretières en passant par les professionnels de l’accueil touristique ou de la restauration, tous s’affairent tous les ans à la belle saison, sept jours sur sept, et doivent maîtriser leur métier aussi bien que leur patience avec un public nombreux et curieux.

L’archéologie expérimentale / reconstructrice en pleine action

Fenêtre Guédelon

Au début, les équipes sont friandes des conseils des historiens et des archéologues pour reproduire les techniques et les formes représentées dans les archives. Puis, petit à petit, le mouvement s’inverse. De plus en plus de chercheurs viennent à Guédelon pour comprendre, démonstration à l’appui, comment passer de l’idée à la réalité. La fenêtre du logis seigneurial est un bon exemple de cette collaboration. Au Moyen-âge, pas de vitraux, même pour le seigneur, car cette technique coûteuse est réservée au religieux. Pas de verre plat non plus à cette époque. En revanche, des peaux de bêtes grattées et décorées, ce qui est déjà un luxe. Et des fenêtres subdivisées pour permettre leur ouverture facile.

Des techniques anciennes pleines d’avenir

Guédelon : salle principale
La salle principale, encore sans fenêtres

Si tout le monde écoute avec fascination les carriers et les tailleurs de pierre, l’un des ateliers les plus visités est celui du boulanger. Il poursuit, année après année, des expérimentations pour retrouver les céréales utilisées à l’époque et a accumulé un immense savoir sur la panification d’avant l’industrialisation. De nombreux passionnés, qui cuisent leur pain en famille, viennent ici chercher des conseils.

Il en va de même pour le potager. Il permet d’expérimenter les techniques de permaculture, c’est-à-dire sans engrais chimiques ni arrosage. A le voir, cela fonctionne ! Certes, il est trop petit pour nourrir les milliers de visiteurs au restaurant. Mais ce point restaurant, excellent au passage, ne sert que des produits biologiques et locaux – en Puisaye, c’est possible.

Permaculture à Guédelon

Une vie sans portable

Quand vous approchez de Guédelon, vous plongez directement dans un autre siècle, car tout à coup, plus aucun signal ! Il faut donc vivre à l’ancienne, sans portable, et se donner rendez-vous à un endroit et une heure donnée si l’on se sépare.

Et bien sûr, Guédelon est l’endroit idéal pour se familiariser avec l’usage des toilettes sèches, et cela, dès l’arrivée au parking.

Informations pratiques :

Pour tout savoir : https://www.guedelon.fr/

Ouvert d’avril à fin octobre, avec des jours d’ouverture variables en fonction de la belle saison. Il faut prévoir de bonnes chaussures, des pullovers, des imperméables et de quoi résister au soleil.

Accès : attention, il faut compter au moins trois heures en voiture à partir de la région parisienne, et la voiture est de fait indispensable. Il vaut donc mieux prévoir un voyage sur deux jours si on n’est ni Orléanais ni Bourguignon. Il y a peu de gîtes dans la région, et ils sont vite réservés à la belle saison, surtout les week-ends.

Toutes les photos sont de Susanne, à l’exception de celle de la « naissance » de Guédelon.

Planter des arbres avec les Reforest’Acteurs

Reforestaction

Juliette nous fait partager son expérience de plantation d’arbres, sous la houlette de Reforest’Action *. Une belle initiative à saluer… et à reproduire !

Forêt de Sainte-Apolline

Un samedi de novembre original : au lieu de courir à droite et à gauche, j’ai opté pour une matinée consacrée à la plantation de jeunes arbres en forêt de Sainte Apolline (Yvelines), sur l’invitation de @Reforest’Action. Riche idée !

Fin prête pour une matinée de plantation

Réveil un peu difficile ce samedi matin vers 7h30, mais avec l’idée de consacrer cette matinée à planter des arbres, je me suis motivée. Direction Plaisir (Yvelines) et la Forêt Départementale de Sainte Apolline. L’équipe de Reforest’Action nous attend avec le kit ad-hoc café-viennoiseries-jus de fruits locaux. Nous sommes une centaine, adultes et enfants de la région, à avoir troqué les courses du samedi matin pour une session de plantation. Les motivations sont sans doute différentes pour les uns et les autres : action responsable, citoyenne, écologique, ludique, pédagogique… En tout cas, nous sommes tous au rendez-vous malgré la fraîcheur matinale. Heureusement le soleil nous accompagne pour cette belle journée.

15 hectares à reboiser

Jeunes plants de hêtre

 Vers 9h30, après avoir endossé nos T-shirts de Reforest’Acteurs, nous partons vers la parcelle de 15 hectares à boiser. Les grands chemins nous rappellent que cette « forêt fut acquise en 1688 par le chancelier de Pontchartrain. Il la reboisa de chênes et fit tracer les grandes allées et les carrefours en étoile pour la pratique de la chasse à courre. Une chapelle dédiée à Sainte Apolline, construite au XIIIe siècle, donna son nom à la forêt. » Elle est gérée aujourd’hui par le Conseil Général des Yvelines.

Un partenariat Département et Reforest’Action

C’est grâce à un partenariat convenu entre le Département et Reforest’Action que cette journée est organisée. Avec une sacrée préparation en amont. Des milliers de plants ont été commandés auprès des pépinières Naudet pour être livrés la veille ; la parcelle a été nettoyée par les forestiers du Département ; des zones de plantations ont été marquées ; les plants ont préalablement été enduits de trico, un répulsif naturel à base de graisse de mouton contre l’appétit du gibier… tout ceci avec l’énergie des équipes impliquées et grâce au financement des plants par le grand public. Car c’est le principe de Reforest’Action : des particuliers ou des entreprises achètent des arbres et la société se charge de les planter en France ou dans le monde (Tanzanie, Guinée, Pérou, Brésil, Indonésie…).

Hêtres, charmes, bouleaux, pins sylvestres, chênes sessiles sont les élus du jour pour accompagner la régénération naturelle dans une zone qui était jusque-là envahie de fougères et ronces. Munis de gants, pioches, pelles, nous sommes chargés de disposer 25 plants sur des placeaux de 9 m2 : 19 d’une seule essence avec 6 d’une autre essence. Le hêtre en majorité avec du charme par exemple. Les deux essences se ressemblent beaucoup. Pour les distinguer, on dit que « Le charme d’Adam, c’est d’être à poils », c’est-à-dire que les feuilles du charme sont dentelées et celles du hêtre sont duvetées.

Des plants suivis dans la durée

Plantation d'arbres

Ces îlots ainsi variés vont pousser en meute, se protéger les uns les autres pour grandir ensemble. Au fil du temps, des aléas climatiques, de la gourmandise des chevreuils…, la sélection naturelle va opérer pour ne laisser que les plus robustes. Les plants seront suivis dans la durée par les forestiers du Département afin de leur assurer la meilleure croissance possible. Dans quelques années, les arbres auront reconquis leur espace, avec les résineux – pins sylvestres – comme nouveaux venus dans cette région. C’est une essence qui résiste mieux au froid mais surtout à la sécheresse, plus fréquente ces dernières années. De la même façon, le chêne sessile, mieux adapté au changement climatique, vient remplacer le chêne pédonculé. Enfin, en lisière des bois, au bord des chemins, les Reforest’Acteurs plantent des arbres fruitiers, alisiers, cormiers, poiriers. Une manière d’assurer la variété des essences et de développer la biodiversité.

Le sentiment d’avoir agi  

 J’ai adoré être là ce matin, les mains dans la terre, avec la satisfaction d’avoir accompli une belle action. Je sais bien que tout reste à faire : protéger les jeunes plants, faire en sorte qu’ils bénéficient d’assez de lumière, espérer qu’ils résistent aux tempêtes et aux épisodes de sécheresse, etc… Mais je repars tout de même avec le sentiment d’avoir agi, même si c’est très modestement. J’ai aussi bien apprécié ce bain de forêt revigorant, surtout en cette veille des festivités de la Saint-Sylvestre !

*Reforest’Action est une entreprise à vocation sociale dont la mission première est de sensibiliser et d’agir pour les forêts. Depuis sa création en 2010, elle a planté plus de 4 millions d’arbres en France et à l’étranger.

https://www.reforestaction.com/

Juliette a créé de son côté un blog que je vous invite à découvrir :

https://fandeforet.home.blog

La collection Alana, comme un grand livre d’images…

Tableau collection Alana
Affiche miusée Jacquemart André

Le moment est propice aux expositions de peinture. Catherine, férue d’histoire de l’art, a visité l’une d’elles et nous donne envie de suivre ses pas.

Ange Collection Alana

Si vous aimez la peinture, ne manquez pas un moment rare en ce moment à Paris, au musée Jacquemart André. Ce dernier accueille en effet jusqu’au 20 janvier 2020 une collection très secrète, habituellement fermée au public et conservée aux Etats-Unis.

Il s’agit de la collection Alana (nom tiré de la contraction du nom des deux collectionneurs, Alvaro Saieh et Ana Guzman), qui réunit des chefs-d’œuvre de la peinture italienne, des tout débuts de la renaissance jusqu’à l’apparition du baroque.

Des œuvres exceptionnelles du 13e, 14e et 15e siècles

Christ - Collection Alana

La plus grande partie des œuvres présentées datent des 13e au 15e siècles, avec des peintres comme Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Paolo Uccello, Filippo Lippi…

Vous n’êtes pas spécialiste, vous avez peur de vous perdre dans une profusion de scènes religieuses ? N’ayez crainte, aidés par les commentaires imagés et précis de l’audioguide, laissez-vous aller et profitez de ce grand livre d’images que constituaient ces œuvres pour les fidèles de l’époque.

Vous y découvrirez que les anges peuvent avoir des ailes en technicolor, vous y verrez une bataille devant une ville aux remparts rose vif dans un style très… bande dessinée.

Vous y rencontrerez un démon qui a pris la forme d’une vierge aux ailes noires et aux pieds fourchus, et à chaque pas vous serez séduit(e) par les formes, les couleurs, la délicatesse des visages et des paysages.

Un accrochage particulier

Collection Alana

Originalité de la collection Alana : dans les lieux où elle est conservée, elle fait l’objet d’un accrochage très dense, dans la tradition des amateurs des XVIIIe et XIXe siècle qui ne craignaient pas de juxtaposer les œuvres les unes à côté des autres, très loin de la sobriété à laquelle nous ont habitués les musées modernes. Pour donner au visiteur une idée de cette présentation, la première salle de l’exposition respecte cet accrochage particulier, avant de revenir à une organisation chronologique moins déroutante pour nous.

En pratique :

  •  Ne zappez pas l’audioguide, vraiment utile ici pour apprendre à regarder ces œuvres.
  • La vidéo de présentation proposée aux visiteurs permet de mieux comprendre l’esprit de la collection et de la découvrir « in situ », dans ses lieux de conservation habituels.
  • Le billet vous donne accès non seulement à l’exposition temporaire, mais aussi à l’ensemble du musée Jacquemart André. C’est l’occasion de poursuivre votre exploration avec les chefs d’œuvres réunis par Edouard André et Nélie Jacquemart, deux collectionneurs tout aussi passionnés, et de goûter la beauté et le raffinement de leur demeure.
  • Le musée Jacquemart André possède aussi une librairie-boutique et un restaurant salon de thé, tous deux assez exceptionnels. À bon entendeur…

Exposition « La collection Alana, chefs d’œuvre de la peinture italienne« .

Musée Jacquemart André, Paris, du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020. 
Informations et réservations sur https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/collection-alana

Une grande bouffée d’air du Havre

Le volcan - Le Havre

Poursuivant sa découverte du patrimoine français, Catherine nous emmène dans la ville du Havre où quelques belles surprises nous attendent.

Vous avez envie de passer une journée passionnante… en dehors des sentiers battus ? Vous souhaitez une parenthèse originale, étonnante, dépaysante ? Faites comme moi, passez une journée au Havre ! Même si cette destination n’est pas forcément en tête du palmarès touristique, c’est promis, elle vous réserve bien des surprises et saura vous séduire.

Reconstruire après 1945

Avant de partir, un petit retour en arrière s’impose. Deuxième port de France derrière Marseille, Le Havre est occupé par les allemands dès 1940 et bombardé par les britanniques pas moins de 132 fois tout au long de la guerre. Résultat : en 1945, la ville est un champ de ruines. 12 500 immeubles ont été rasés et environ 80 000 personnes sont sinistrées… Il faut reconstruire, vite et bien, si possible mieux que ce qui existait avant la guerre quand certains quartiers étaient carrément insalubres. C’est l’architecte Auguste Perret, une célébrité de l’époque, auteur entre autres du célèbre théâtre des Champs Elysées à Paris, qui s’en chargera. Aujourd’hui encore, la ville porte sa marque.

L’église Saint-Joseph

Eglise Saint-Joseph au Havre

Pour comprendre toute l’originalité de l’œuvre d’Auguste Perret au Havre, je vous conseille deux visites. En premier lieu, poussez la porte de l’église Saint-Joseph, dont le clocher de béton domine le centre-ville. Le béton, c’était le matériau favori d’Auguste Perret, pour sa modernité, sa facilité de mise en œuvre, son coût raisonnable. A Saint-Joseph, il lui a donné ses lettres de noblesse : il suffit de voir les volumes magnifiques de la nef et les couleurs vives des vitraux qui se reflètent sur les murs et les piliers. C’est tout simplement magique !

L’appartement d’Auguste Perret

Appartement Auguste Perret - Le havre

La deuxième visite que je vous recommande (je l’ai vraiment trouvée passionnante), c’est celle de l’appartement témoin d’Auguste Perret. Réaménagé dans le plus pur style des années cinquante, baptisé ici le style « reconstruction », il vous fera véritablement voyager dans le passé. J’ai pour ma part retrouvé dans la cuisine de Perret la cocotte en fonte jaune canari qui trônait chez ma mère… Chaque détail de l’aménagement a été pensé pour procurer aux occupants confort, bien-être, hygiène. Une vraie révolution à l’époque permise par la conception très avant-gardiste de ce grand architecte. La visite se fait par petits groupes sous la houlette d’une guide conférencière qui connait son sujet dans les moindres détails. Réservation obligatoire auprès de la Maison du Patrimoine…

Le volcan d’Oscar Niemeyer

Le volcan d'Oscar - Le Havre

Ensuite, parcourez le centre-ville pour comprendre toute l’ampleur de l’œuvre de l’atelier Perret, achevée au début des années soixante. Vous y découvrirez aussi un édifice très original, centre culturel et théâtre, dont la tour blanche aux formes douces s’orne de deux mains ouvertes. Baptisé « le volcan » (c’est vrai que sa forme évoque un cratère), c’est l’œuvre d’un autre très célèbre architecte, Oscar Niemeyer, dont le nom reste attaché à la construction de Brasilia.

Jardin botanique et Maison de l’Armateur

Si vous n’êtes pas encore rassasiés par ces découvertes, deux autres visites peuvent compléter votre journée. Pour une échappée « verte », choisissez les jardins suspendus, un jardin botanique de 17 hectares perché sur les hauteurs du Havre à l’intérieur de l’ancien fort de Sainte-Adresse, qui domine la ville basse, l’estuaire et la Manche. Et pour les férus d’histoire, la Maison de l’Armateur, musée d’art et d’histoire, vous propose la visite d’une demeure du XVIIIe siècle ayant appartenu à un riche négociant de la ville. Organisée autour d’un puits de lumière central, c’est une maison originale à la décoration soignée, qui jette un autre éclairage sur le passé de cette ville si intéressante.

En pratique

  • Si vous venez de Paris ou de sa proche banlieue, comptez 2 heures de route en voiture et à peu près autant en train.
  • Pour la visite de l’appartement témoin d’Auguste Perret, réservation auprès de la Maison du Patrimoine (tél. 02 35 22 31 22) ou sur maison-patrimoine-info@lehavre-etretat-tourisme.com.
    Un conseil : en attendant l’heure de la visite, ne manquez pas les courtes vidéos de présentation proposées par la Maison du Patrimoine. Les témoignages des habitants sinistrés puis relogés dans les appartements Perret sont très émouvants et éclairants sur cette époque très particulière.
  • Les jardins suspendus sont ouverts tous les jours, toute l’année, à partir de 10h30. Mais attention, d’octobre à mars, ils ferment leurs portes à 17h30. Accès gratuit sauf pour la visite des serres (qui elles ne sont pas toujours ouvertes, en particulier l’hiver).
  • Pour la maison de l’armateur, l’accès est gratuit pour tous les premiers samedis de chaque mois. Les autres jours, entrée de 4 à 7 euros. Un programme de visites guidées existe, plus de détails sur https://www.lehavre.fr/annuaire/maison-de-larmateur


10 jours à Khao Lak (Thaïlande)

Bateaux traditionnels thaïlandais

Besoin de repos, de dépaysement, un goût prononcé pour l’Asie, un budget serré ? La Thaïlande est LA destination qu’il vous faut ! Partie 10 jours à Khao Lak en octobre 2018, j’ai découvert une région du pays du sourire que je ne connaissais pas encore. J’y ai trouvé calme, beauté et exotisme.

Plage de Khao Lak - Thaïlande

Bien sûr la Thaïlande est un pays très touristique (plus de 35 millions de visiteurs étrangers en 2017 tout de même !). Bien sûr il existe des destinations en Asie plus pittoresques. Il n’empêche que la Thaïlande offre un bon compromis et il est encore possible d’y découvrir des endroits isolés, quasi-déserts, loin de la foule et de profiter sereinement de ses vacances.

Des prix abordables

Une fois de plus, je suis partie avec voyageprive.com. Les tarifs proposés sont attractifs, surtout hors saison, avec des prestations de qualité.

Pour ne rien vous cacher, j’ai trouvé une offre à 680 euros pour 10 nuits dans un hôtel 4 étoiles (avion, transferts aéroport, surclassement chambre, petits déjeuners). A cela s’ajoutent des frais de dossier (25 euros) et un supplément single si vous partez seul(e).

Une ville tout en longueur, entièrement reconstruite

Après 14 heures d’avion, une escale à Istanbul, me voici à l’aéroport de Phuket, deuxième aéroport de Thaïlande par sa fréquentation. Il faut ensuite compter un peu plus d’une heure en bus pour arriver à Khao Lak.

Hôtel Leaves à Khao Lak - Thaïlande

Je découvre cette longue ville qui, après avoir été violemment touchée en 2004 par un tsunami, a été complètement reconstruite. Malgré la présence de lieux de souvenirs qui rappellent ce terrible événement, le sujet est tabou et mieux vaut ne pas aborder le sujet avec des Thaïlandais qui souhaitent tourner la page.

L’hôtel est bien situé, dans un jardin tropical, à proximité du centre et de ses nombreux petits restos à prix très intéressants (à la fin du séjour, je prenais un plat copieux + une boisson pour l’équivalent de 2,5 euros !). Ma cantine : Go Pong.

Restaurant thaï

Un point de départ pour de nombreuses excursions

Mieux vaut éviter de réserver des excursions auprès du représentant de l’hôtel dans lequel vous séjournez. Les tarifs proposés sont plus élevés qu’ailleurs.

Un bon plan : se rendre à l’agence Khao Lak Land Discovery qui propose des services sérieux et un très bon accompagnement, parfois avec un guide francophone. Une petite négociation des prix est possible si vous achetez plusieurs prestations. Mieux vaut payer en liquide, sinon on vous prélèvera 3 % de plus que le prix initial.

Ile Surin

En règle générale, les excursions dans cette région un peu éloignée de tout ne sont pas données (environ 3 500 baths par personne, soit l’équivalent de près de 100 euros). Il est vrai que l’on emprunte des minibus, des bateaux ultrarapides, que l’on paye pour un encadrement de qualité, le repas du midi ainsi que les boissons sont fournis, les entrées dans les parcs sont prises en charge… De plus, on n’a pas trop le choix.

J’ai choisi deux d’entre elles : les îles Surin et la baie de Phang Nga.

Snorkeling dans les îles Surin

Iles Surin - Thaïlande

Et c’est parti pour une journée en mer, avec des stops sur des îles reculées qui ne sont accessibles qu’une partie de l’année au public (en période de mousson, elles sont trop dangereuses). Ces îles granitiques aux promontoires rocheux (on se croirait parfois aux Seychelles) sont couvertes d’épaisses forêts tropicales et offrent des baies abritées au sable blanc.

Je plonge avec délice dans des eaux turquoises, remplies de poissons multicolores.

Nous débarquons ensuite sur une petite île habitée par les Moken. Ces « gitans de la mer » vivent 6 mois par an sur leur bateau pour pêcher, avec leur maison posée dessus. Le reste de l’année, pendant la mousson, ils deviennent sédentaires et habitent dans un village sur pilotis, avec une école « en dur ».

Petite fille Moken - Thaïlande

Je constate un extrême dénuement et des conditions de vie précaires. J’apprends que ce peuple originaire de Malaisie n’est pas forcément très apprécié des autorités thaïlandaises qui ne lui permettent pas de pêcher plus d’un poisson par jour et par personne…

La baie de Phang Nga et les archipels de Krabi

Après une traversée en « speed boat », me voilà arrivée sur l’île de Kho Hong où m’attend une très belle balade en canoé. J’y découvre des grottes et des falaises calcaires à-pic impressionnantes.

Grottes et falaises - baie de Phang Nga

L’exploration de la baie de Phang Nga continue par la visite du village flottant de Koh Panyee. Curiosités de ce village : un terrain de foot flottant et une superbe mosquée.

Puis nous rejoignons la fameuse île de James Bond où fut tourné le film « L’homme au pistolet d’or ». Superbe mais malheureusement fréquentée par des hordes de touristes. Mieux vaut y arriver tôt le matin !

James Bond Island - Thaïlande

Après une halte sur l’île calme et préservée de Koh Yao Noi, direction les petites îles de l’archipel de Krabi. Des plages somptueuses, immaculées me tendent les bras. Baignade obligatoire dans ces eaux limpides.

Découverte de plages « cartes postales »

White sand beach - Thaïlande

A une quinzaine de km de Khao Lak se trouvent des places paradisiaques : White sand beach, Coconut beach (ma préférée)… où il est possible de louer pour la journée un matelas et un parasol pour l’équivalent de 5 euros. Pour m’y rendre, je prends un taxi (pas donné). Sur place, on a l’impression d’être un peu seul au monde en dégustant face à la mer une noix de coco fraîche. Le calme est juste parfois perturbé par le va-et-vient des barques pétaradantes des pêcheurs.

Que faire d’autre à Khao Lak ?

Baladez-vous dans le marché de nuit de Bang Niang, ouvert 4 soirs par semaine. Côté shopping, pas grand-chose d’intéressant : on y trouve surtout des articles de contrefaçon… et très peu d’artisanat local. Mais l’intérêt de ce lieu réside dans le fait qu’il soit très animé et que l’on puisse s’y restaurer et déguster des spécialités thaïlandaises dans de petits stands typiques. Brochettes de viande, de poisson, riz parfumé… vous attendent.

Cuisine thaï

Faites un tour au musée consacré au tsunami du 26 décembre 2004. Bien que désuet, les photos présentées montrent toute l’ampleur de la catastrophe. A deux pas se trouve le Boat 813, échoué en plein champ à plus d’un kilomètre de la mer, là où la vague l’avait déposé. Ce bateau de police était chargé d’assurer la sécurité d’un prince qui pratiquait le jet ski. Les membres de l’équipage ainsi que le prince n’ont pas survécu…

Pour finir sur une note moins triste, profitez comme moi des massages thaïlandais. Ils sont très agréables et plus qu’abordables (à partir de 10 euros !). Souhaitant éviter les salons racoleurs et impersonnels du centre de la ville, j’ai déniché au fil de mes balades, sur la longue plage de sable blond de Khao Lak, un petit coin de paradis : Lah Own. Imaginez-vous en train de vous faire masser avec une vue imprenable sur la mer… Le rêve !

Alors, envie de partir en Thaïlande pour vos prochaines vacances ?

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L’Estonie, un pays qui vaut le détour !

Talinn - Estonie

Décoratrice d’intérieur, Barbara revient d’Estonie, pays qu’elle a adoré visiter pour son urbanisme, son architecture, ses couleurs… Reportage.

Troisième État Balte avec la Lettonie et la Lituanie, l’Estonie, peuplée d’à peine plus d’un million d’habitants, n’a cessé d’être convoitée et occupée par ses puissants voisins. Pendant près de 800 ans, Danois, Finnois, Allemands, Suédois et Russes y ont imposé leurs lois, de manière plus ou moins permissive selon les époques. La période d’occupation la plus récente étant celle de l’Empire Soviétique (1940-1991) dont les traces architecturales demeurent particulièrement visibles dans la capitale, Tallinn, composée à 35 % de populations russophones (contre 20 % au niveau national).

Architecture Talinn

Malgré ces cycles d’invasions successives, le peuple estonien a néanmoins su conserver et entretenir une culture qui lui est propre, tolérante et proche de la nature.

Leçon de déco et d’urbanisme

En tant que décoratrice d’intérieur, je n’ai pas manqué de repérer les bonnes idées de décoration et d’agencement observées dans les cafés, restaurants, et hôtels de Tallinn. A l’exemple de ce spa entièrement recouvert de petites mosaïques noires et dorées ; de ces assises en bois brut et aux lignes épurées caractéristiques du design nordique ; de ces luminaires devenus intemporels (4Room de Tarmo Luisk), ou de ces jardinières insolites et ondoyantes qui parsèment les lieux publics.

Rue de Talinn -Estonie

C’est néanmoins en matière d’urbanisme et d’architecture que certains éléments remarquables ont attiré mon attention : aires de jeux pour enfants XXL présentes dans absolument partout ; balançoire spéciale PMR ; mobiliers urbains en forme d’oiseaux pour indiquer la présence des passages piétons, sans oublier les kilomètres de pistes cyclables qui quadrillent la ville.

Art urbain et art de vivre

Après l’indépendance du pays en 1991, un vent de liberté a permis le développement de nombreuses communautés artistiques. C’est dans le domaine du Street Art que l’explosion créative fut particulièrement remarquable, à l’instar du nouveau quartier alternatif de Teleskivi, à l’ouest de la capitale. D’immenses fresques colorées recouvrent les murs et façades d’anciens bâtiments industriels reconvertis en logements ou en cafés/restaurants branchés. D’inspiration culturelle locale ou internationale, ces peintures murales constituent aujourd’hui un véritable musée à ciel ouvert !

Street art à Talinn

Il faut dire qu’à Tallinn, la couleur est partout ! Les bâtiments d’époque médiévale, Renaissance ou baroque de la vielle ville rivalisent de contrastes chromatiques et d’ornements en tous genres. Les portes boisées et cloutées aux formes courbes apparaissent subtilement travaillées et nous rappellent l’époque où la ville était une place marchande puissante et renommée (12è-15è siècle).

Quant aux habitants, ils sont accueillants et attachants, calmes et attentionnés, passionnés de nature et de chants.  On aurait envie de séjourner plus longtemps dans ce pays où le soleil ne se couche pas six mois dans l’année, et dont l’essence rime avec douceur de vivre.

Guide pratique

Nom officiel : République d’Estonie

Capitale : Tallinn

Superficie : 45 336 km²

Langues parlées : 83.4% estonien ; 15.3 % russe et 1 % autres langues. L’anglais est très répandu, notamment dans la capitale et chez les jeunes.

Population : 1.316 million d’habitants

Monnaie : Euro

Décalage horaire : 1 heure de plus qu’en France

Climat : les hivers sont rigoureux (situation entre le 55e et 60e parallèle, soit l’équivalent de la latitude nord du Canada) avec un climat continental à l’intérieur des terres. Les journées d’été sont particulièrement longues avec une température moyenne de 25° (le soleil ne se couche pratiquement pas en juin). Les mois de juillet et d’août peuvent connaître quelques précipitations.

Formalités : L’Estonie fait partie de l’Union Européenne et de l’espace Schengen, on peut donc y circuler librement en tant que citoyen européen muni d’une pièce d’identité (CNI ou passeport). Le permis de conduire français est également valable en Estonie.

Transports : en avion (le plus pratique). Il existe plusieurs vols directs vers Tallinn depuis Paris ou Nice. L’aéroport est situé à quelques kilomètres de la capitale. Un taxi pour se rendre dans le centre historique coûte entre 6 et 10 euros.

Une autre possibilité est la voiture (plus long) de préférence via l’Allemagne, le Danemark et la Suède puis le ferry vers Tallin (avec la compagnie Tallink, par exemple, qui offre des horaires intéressants).

Le trajet via la Pologne et les autres pays Baltes est déconseillé du fait de la mauvaise qualité des routes.

L’Estonie est le pays idéal pour voyager avec des enfants. Tous les lieux ouverts au public disposent d’espaces de jeux et d’attractions pour les enfants. Les restaurants sont équipés de chaises hautes et de tables à langer.

Barbara Chabbal

Intérieur Vôtre, agence de décoration intérieure et de home staging

www.interieurvotre.net

Un moment de grâce sur la côte normande

Muséee Dior à Granville

En vacances en Normandie, Catherine a fait une jolie halte au musée Christian Dior à Granville, où se tient jusqu’au 17 novembre 2019 une superbe exposition consacrée à la garde-robe de la princesse Grace de Monaco. Effet « waouh » garanti !

Affiche expo Grace de Monaco - Musée Dior à Granville

Si vous passez par la côte normande dans les prochaines semaines, je vous conseille de faire comme moi un détour par la jolie cité balnéaire de Granville, point de départ des croisières vers les îles anglo-normandes.

Des tenues de rêve

Depuis quelques années, la ville abrite le musée Christian Dior qui présente jusqu’au 17 novembre prochain une exposition exceptionnelle, celle de la garde-robe de la princesse Grace de Monaco. 85 tenues de rêve jalousement conservées dans les dressings du palais princier sous la garde attentive de l’ancienne lingère de la princesse et offertes pour quelques semaines à la vue du public…

Intérieur Musée Dior - Granville

Robes du soir somptueuses, élégants tailleurs de voyage, tenues d’intérieur ou d’apparat, elles sont toutes là et raviront les amateurs de mode mais aussi tous les nostalgiques des années soixante-dix et quatre-vingts. Des couvertures de magazines, des photos et des vidéos inédites complètent la visite et nous font revivre un peu de la vie de cette princesse de conte de fée.

Un lieu magique

Et puis il y a le lieu, qui a lui seul vaut votre arrêt. La villa rose et blanche acquise par le père de Christian Dior en 1905, et dans laquelle la famille du couturier vivra jusqu’en 1929, le jardin fleuri qui abrite un salon de thé, la roseraie suspendue sur la mer… Un vrai moment de grâce à deux pas du centre-ville.

Roseraie - Musée Dior à Granville

Côté pratique, je vous conseille de finir votre visite par un tour à la boutique, qui propose toute la gamme des parfums et accessoires de la maison Dior bien sûr, mais aussi quelques jolis objets beaucoup plus légers pour notre bourse (j’ai personnellement beaucoup aimé les carnets et marque-pages siglés Dior proposés pour quelques euros) ainsi que de nombreux jeux et livres pour enfants.

De quoi ramener chez soi (ou offrir) un peu de la magie de cette visite.

Grace de Monaco, princesse en Dior. Du 27 avril au 17 novembre 2019. Musée Christian Dior, Granville.

http://www.musee-dior-granville.com

Ma leçon de pâtisserie avec un grand Chef

Cours de pâtisserie avec Yann Menguy
Pâtisseries La Goutte d'Or

Sabine habite à Paris, dans le 18ème arrondissement, juste à côté de la pâtisserie La Goutte d’Or, tenue par Yann Menguy. Elle a eu la chance de prendre un cours à ses côtés. Un moment privilégié qu’elle nous fait partager.

Il n’y a pas d’âge pour découvrir l’excellence. C’est l’histoire d’une grande amitié entre une senior, jeune dans l’âme, et un jeune Chef qui l’a amenée au privilège suprême de suivre un cours de pâtisserie pendant 4 heures !

Quel bonheur d’avoir un tel professeur, jeune, beau, talentueux et pédagogue ! On apprend vite dans ces conditions.

Etape par étape

Première étape : découverte du vocabulaire, de la provenance des ingrédients de la meilleure qualité, du matériel, des ustensiles, préparation et pesée des composants et mise en place. Tout est important et doit être prêt avant de s’engager dans la réalisation.

Chouquette La Goutte d'Or

Deuxième étape : le Chef décide que nous allons réaliser des chouquettes, une crème vanille et du praliné pour une autre crème.

Le plus dur, c’est d’acquérir la précision du geste pour manipuler la poche à douille.

Travail, patience et pratique

Yann Menguy, Chef pâtissier, La Goutte d'Or

De toutes les façons, chacun son métier ! Et celui de grand pâtissier est fait de travail, de patience, de pratique avec d’autres grands (dont Christophe Michalak) qui lui ont apporté aide, conseils et soutien. On n’est pas propulsé dans les meilleurs sans s’être entièrement consacré à son art dès l’adolescence pour gravir tous les échelons et sans accepter de se renouveler, de créer de nouvelles merveilles quasi quotidiennement pour rester dans le Top. De plus, un grand Chef se doit d’être sans cesse à la recherche de saveurs et produits nouveaux et originaux du monde entier pour ses nouvelles créations.

Trois conseils

Même si je tente de refaire ce que le Chef m’a enseigné, je n’ai pas le matériel sophistiqué, les fours haut de gamme, les ingrédients d’excellence ni et surtout le “ tour de main”, fruit d’une longue expérience et d’un grand talent !

Pâtisserie de la Goutte d'Or


Ce que j’ai retenu, c’est qu’avant de me mettre en pâtisserie, je dois respecter les trois conseils suivants :
1- Tout préparer d’avance sur mon plan de travail, peser tous les ingrédients
2- N’utiliser que de la crème fraîche à 35 %, solide ou liquide suivant la recette
3- Ne pas trop sucrer et équilibrer avec de la fleur de sel pour la légèreté


Je crois qu’une autre leçon s’imposera à la rentrée quand le Chef reprendra les cours !


Rendez-vous chez Yann MENGUY, Pâtisserie La GOUTTE D’OR
183, rue Marcadet – Paris 18ème

https://www.facebook.com/patisserielagouttedor/

Comment réussir un selfie ?

Selfie

Aujourd’hui, (presque) tout le monde fait des selfies et les partage sur les réseaux sociaux. Mais avouez qu’ils ne sont pas toujours à la hauteur de vos attentes. Voici quelques conseils pour réussir à coup sûr un autoportrait avec votre smartphone.

Maîtriser la lumière

Selfie réussi de Pauline

La lumière ne doit être ni directe ni artificielle. Privilégiez la lumière du jour, en extérieur, de préférence celle du début de matinée ou de la fin de l’après-midi.

La meilleure place si on ne veut pas se tromper : en face d’une fenêtre, dans un parc, un jardin ou sur une terrasse.

Il faut absolument éviter le plein soleil ainsi que le flash qui fait ressortir les défauts de la peau. Ainsi vous n’aurez pas les yeux rouges et le teint blafard !

Soigner l’arrière-plan

Vérifiez l’arrière-plan avant de vous prendre en photo : pas de personne derrière vous ou dans un environnement peu sympathique.

Choisir le bon angle

Tendez le bras au maximum et zoomez légèrement pour casser l’effet grand angle qui déforme le visage lorsqu’on se prend de près.

Autre impératif, ne vous prenez pas en contre-plongée (c’est-à-dire par en dessous), car cela fait ressortir le cou et les mâchoires. Ni trop haut non plus pour éviter que votre nez ne triple de volume !

Quelques principes simples : redressez la tête, penchez légèrement la tête et positionnez-vous sur un côté plutôt qu’au centre du cadre.

Faire attention à son expression

Adoptez le demi-sourire, plus soft et embellisseur que celui qui découvre vos gencives.

Essayez de faire passer quelque chose dans votre regard. Et ne regardez pas directement l’objectif mais juste à côté.

Restez le plus naturel possible ! Et mesdames, n’abusez pas du maquillage…

Ne pas bouger

Un problème fréquent quand on se photographie à bout de bras, c’est le flou lié au manque de stabilité quand on appuie sur le déclencheur. Pour l’éviter, utilisez le retardateur de votre smartphone réglé sur quelques secondes.

Prendre beaucoup de photos

Ne soyez pas avare de photos. Prenez-en une bonne dizaine à chaque fois. Même les plus beaux modèles ne réussissent pas du premier coup !

Utiliser des filtres

Selfie avec filtre

Vous pouvez utiliser les filtres de votre smartphone, sans en abuser bien entendu. Certains peuvent créer une ambiance particulière (grâce à un filtre qui donne un effet sépia par exemple) et masquer certaines imperfections. Et essayez le noir et blanc, il est toujours flatteur.

Enfin, n’oubliez pas que les meilleurs selfies sont ceux que vous prendrez en vous amusant. A vous de jouer !