La résilience ou l’art de surmonter les épreuves

Illustration article Résilience
Coucher de soleil

Qu’est-ce que la résilience ? C’est la delicate question que s’est posée Barbara, notre fidèle contributrice. Autrement dit, comment ceux et celles qui ont subi de profonds traumatismes sont parvenus à se reconstruire ? Elle nous explique…  

Le concept de “résilience” désigne la capacité d’une personne à reprendre le cours de sa vie et à se reconstruire après avoir vécu un évènement traumatique fort. Il a été introduit en France dans les années 1990 par le psychiatre Boris Cyrulnik*, grâce auquel ce terme est désormais entré dans le langage courant.

Boris Cyrulnik s’est inspiré de sa propre expérience pour illustrer ses travaux sur la résilience. En effet, il est âgé de deux ans lorsque ses parents sont arrêtés et déportés à Auschwitz, de six ans lorsqu’il est lui-même victime d’une rafle d’enfants juifs. Il parvient néanmoins à se sauver et échappe ainsi à une mort programmée. Il sera ensuite recueilli et élevé à Paris par sa tante maternelle.

Les principaux facteurs

Accompagnement - Résilience

Le psychiatre identifie deux principaux facteurs de résilience chez un individu confronté à une expérience traumatique : la force vitale et le “tuteur de résilience”.

Le tuteur de résilience peut être un parent ou un proche (« l’adulte référent ») qui apportera la sécurité affective mise à mal durant le choc et qui permettra à l’individu de s’accrocher pour se reconstruire. Le rôle du tuteur est fondamental car c’est par lui que la personne blessée retrouvera « l’assurance intérieure d’être digne d’être aimé, donc de vivre”.

La notion de résilience connaît néanmoins certaines limites car elle peut, dans un contexte de surmédiatisation, engendrer un sentiment de culpabilité chez les personnes qui n’arriveraient précisément pas à surmonter leurs épreuves dans le cadre d’un parcours résilient. La résilience serait alors perçue comme une capacité personnelle, une sorte de richesse intérieure inégalement répartie entre les individus.

Par ailleurs, cette notion de psychologie profonde ne doit pas être étendue, comme le souligne le psychiatre Serge Tisseron**, à toutes formes de « comportements adaptatifs » à une situation donnée, fusse-t-elle douloureuse.

Des origines précoces

Les origines de la résilience

Connaître la notion de résilience et ses définitions cliniques suffit-il à pouvoir la mobiliser lorsque l’on vit soi-même une expérience traumatique ?

En réalité, la plupart des personnes données en exemples pour avoir entrepris avec succès un parcours résilient ignorent tout de cette notion, et c’est davantage l’instinct de survie ou une certaine forme d’élan vital qui sont alors avancés comme facteurs de rebondissement face aux épreuves de la vie.

La résilience ne s’apparente donc pas à une méthode de développement personnel permettant de se sortir des mauvaises passes.

Les ressorts de sa mobilisation plus ou moins fructueuse sont à chercher dès l’enfance, et plus particulièrement lors des premiers temps de la vie, voire dans la relation intra-utérine que le bébé entretient avec sa maman. Car c’est à cette période que se construit, d’après Boris Cyrulnik, le socle affectif sur lequel l’individu pourra s’appuyer pour grandir et se développer. Par la suite, si la figure maternelle vient à manquer, c’est le fameux « tuteur de résilience » qui pourra prendre le relais.

Face à un traumatisme (deuil, abandon, maladie..), la ressource profonde du comportement résilient serait donc à rechercher en premier lieu dans la prime enfance. Dans ce contexte, l’expérience psychanalytique paraît intéressante, en faisant ressurgir, par la parole et l’analyse des rêves, les évènements inconscients fondateurs de la sécurité ou de l’insécurité affective originelle.

En second lieu, c’est en cherchant autour de soi un tuteur, ou un adulte référent, que l’effet d’encouragement et de renvoi d’une image positive de soi-même, que le mécanisme de résilience pourra réellement se mettre en œuvre.

Des parcours résilients autour de nous

Papa et son enfant

Prenons le temps d’observer notre entourage, nous trouverons certainement des exemples de parcours résilients. Car plus on avance en âge, plus les épreuves de la vie s’accumulent, de manière plus ou moins violentes et inéluctables, certes, mais sans que personne ne soit réellement épargné.

Mon activité de décoratrice d’intérieurs m’amène très souvent à pénétrer l’intimité de mes clients et de mes partenaires, à connaitre leur vie, leurs souffrances et leurs joies.

A l’instar de cet ami plaquiste, qui a élevé courageusement ses deux enfants, petits lorsque sa femme l’a quitté, tout en veillant sur sa maman âgée et handicapée ; ou encore ces parents qui ont perdu un enfant, mais qui continuent de vivre, de sourire même, sans oublier ; ce couple qui multiplie les projets, malgré la douleur et les difficultés induites par la maladie de leur fils, une maladie rare, incurable…

Tous ces parcours sont-ils résilients ? Pour certains d’entre eux, certainement.  Mais le véritable apport de la notion ne serait-il pas davantage de pouvoir nommer ce qui force l’admiration envers ces personnes ? La résilience, en entrant dans le langage courant, désignerait ainsi un objectif à atteindre, un idéal-type comportemental que les parcours cités en exemples révèlent et transforment en modèles à suivre.

Dans cette perspective, plus que de résilience, parlons plutôt de « vies inspirantes ». Une sorte de guide et de mentor lorsque l’on est soi-même confronté à l’épreuve de la douleur. Une autre manière de décrire la relation tutrice essentielle des hommes entre eux, et la nécessité individuelle et sociétale de s’ouvrir aux autres.

*Boris Cyrulnik et Claude Seron (dir.), La résilience ou comment renaître de sa souffrance, Fabert, coll. Penser le monde de l’enfant, 2004

**Serge Tisseron, « Résilience » ou la lutte pour la vie »  Le Monde diplomatique, 1er août 2003.

Barbara Chabbal

Intérieur Vôtre, agence de décoration intérieure et de home staging

http://www.interieurvotre.net

Les vertus de l’huile de coco

Palmier et noix de coco
Noix de coco et huile

J’avais rapporté du Sri Lanka un petit bidon d’huile de coco 100 % naturelle et, de retour en France, je ne savais pas trop comment l’utiliser. J’ai voulu en savoir plus et depuis, je m’en sers régulièrement pour hydrater ma peau mais pas que…

L’huile de coco est connue pour ses vertus nourrissantes et protectrices. Elle est un « must have » beauté, naturel et qui sent divinement bon.

Nourrir sa peau

Soin du visage avec huile de coco

Très riche en acide gras, l’huile de noix de coco nourrit la peau et apaise les irritations.

Antioxydante, elle lutte contre le vieillissement de la peau, la tonifie et lui redonne de l’éclat. On peut même l’utiliser comme démaquillant, en massant délicatement tout le visage avec l’huile. On essuie ensuite avec un gant de toilette tout doux. De plus, elle laisse sur notre épiderme une très agréable odeur des tropiques !

On évite cependant de l’appliquer sur le visage si on a une peau grasse ou une peau à problèmes.

Hydrater et fortifier ses cheveux

Soin de cheveux avec huile de coco

Riche en vitamine E, en vitamine K et en fer, l’huile de coco nourrit les cheveux, les rend plus denses et plus brillants. Idéale pour les cheveux secs et abîmés, en particulier l’été, après des baignades en mer ou à la piscine. Il suffit de les démêler au doigt, avec quelques gouttes d’huile coco, pour les rendre plus lisses et soyeux. Pour ne pas graisser le cuir chevelu, il est préférable de ne pas toucher aux racines, et de se concentrer sur les longueurs et les pointes. 

Pour profiter au maximum des bienfaits de l’huile de noix de coco, on peut se faire un masque pour cheveux une fois par semaine. On applique l’huile sur cheveux secs et on les enroule dans une serviette chaude. On laisse poser entre 30 mn et 1 h ou, encore mieux, toute la nuit. On rince ensuite avec un shampoing doux (ou un shampoing solide pour les plus écolos !)

Pour des dents plus blanches

Pour des dents étincelantes de blancheur, l’huile de noix de coco est là encore une précieuse alliée. On se fait un bain de bouche à l’huile de coco durant une dizaine de minutes et on se brosse les dents, pour se garantir un beau sourire et une haleine fraîche.

Mais aussi…

Très hydratante, elle est aussi parfaite pour les lèvres gercées. On peut l’appliquer comme un baume à lèvres dès que l’on en ressent le besoin. 

Les blogueuses beauté et les people connaissent les vertus de l’huile de coco depuis longtemps et l’utilisent de façon diverse et variée : Angelina Jolie entamerait chaque journée avec une cuillère à café d’huile de noix de coco, Miranda Kerr en met dans son café, Blake Lively directement sur sa peau juste après la douche, et, selon Jessica Alba, appliquer de l’huile de noix de coco sur son corps pendant la grossesse permettrait de prévenir les vergetures.

Où en trouver ?

Huile de coco vierge

Pas besoin d’aller au bout du monde pour acheter de l’huile de coco ! Vous en trouverez facilement en grande surface (Carrefour notamment) et sur Internet.

Privilégiez une huile de coco vierge, non raffinée et bio. C’est la garantie d’un produit 100 % naturel,sans substance chimique. De plus, elle est davantage parfumée.

Quand les enfants quittent le nid familial…

Sauter en l'air !
Une canne et ses poussins

Barbara nous invite à réfléchir à un sujet que beaucoup d’entre nous ont connu ou connaîtront : le départ de la maison de nos enfants. Quelles en sont les conséquences et surtout, comment rebondir pour trouver une nouvelle liberté ?

C’est le thème du dernier film de Lisa Azuelos, « Mon bébé », sorti en salle le 13 mars dernier, avec Sandrine Kiberlain dans le rôle d’une maman totalement perdue lorsque sa petite dernière lui annonce qu’elle part faire ses études au Canada.

Le syndrome du nid vide

Mère et fille main dans la main

Ce syndrome du « nid vide », qui concerne près d’un tiers des parents, toucherait davantage les mères, lesquelles, après plusieurs décennies d’investissement maternel et familial se retrouveraient, une fois les enfants partis, confrontées à un certain sentiment d’abandon, voire à une impression d’inutilité. « C’est un peu comme si on se retrouvait brutalement au chômage. Le syndrome du nid vide, c’est un chômage de maman ! », selon Lisa Azuelos.

Un malaise diffus, difficile de partager avec les autres

L’essayiste Brigitte Bloch-Tabet[1] évoque quant à elle une sorte de « baby blues à retardement », qui pourrait, dans certains cas, générer des troubles physiques (maux de ventre, insomnies, dépression, …). Diagnostic d’autant plus difficile à établir lorsqu’il coïncide avec ceux de la ménopause. La fin des règles rend en effet plus délicate le rapport à la maternité et à la féminité. Alors, lorsque celle-ci intervient précisément au moment où les enfants quittent la maison, c’est l’identité de femme et de mère qui est tout d’un coup profondément questionnée.

Les conséquences pour le couple

Déménagement

Plus largement, c’est toute l’armature familiale, dont l’enfant constitue le pilier dans nos sociétés occidentales, qui se trouve bouleversée. Les parents se revoient comme avant la naissance des enfants, et cette situation n’est pas sans conséquences sur leur couple.

En dix ans, le nombre de divorces de sexagénaires et plus a augmenté de 75 %[2]. « Les enfants sont un ciment qui permet au couple de tenir la route », explique Béatrice Copper-Royer[3]. « Après leur départ, certains se rendent compte qu’ils n’ont plus de raisons de continuer ensemble. Ce sont le plus souvent les femmes qui partent. A 55 ou 60 ans, elles ont l’impression que leur vie n’est pas du tout terminée et veulent parfois redémarrer autre chose. »

La perspective d’une nouvelle liberté

Envol d'un aigle dans le ciel

Le départ des enfants invite plus que jamais au lâcher prise, à ne plus vouloir tout contrôler. Il est même fortement conseillé aux parents d’anticiper en laissant davantage d’autonomie à leurs enfants avant leur départ de la maison[4] ! Une fois l’absence consacrée, la rupture se fera plus douce car les parents auront appris à (re)vivre pour eux-mêmes.

Vouloir poursuivre la relation par une intrusion permanente dans la vie de ses enfants, notamment via les moyens numériques, n’est sans doute pas la meilleure façon de leur permettre de s’épanouir. L’enfant, petit comme grand, a avant tout besoin de sécurité affective, savoir que ses parents sont là pour lui en cas de besoin. Mais il a aussi besoin de se confronter au monde et vivre ses propres expériences pour pouvoir devenir un adulte responsable et possiblement, un jour,  un parent à son tour.

Article rédigé par Barbara Chabbal, décoratrice d’intérieur

http://www.interieurvotre.net


[1]      Cf. « Lorsque l’enfant s’en va » de Brigitte Bloch-Tabet (Chiron, 2002)

[2]     Cf. Chiffres du Ministère de la Justice, 2016

[3] Cf. « Le Jour où les enfants s’en vont »  de Béatrice Copper-Royer (Albin Michel, 2012)

[4]Cf. Psychologies Magazine – article de Fabienne Broucaret – Mars 2018

La solitude : une clé pour mieux se connaître !

La solitude dans le désert

Nos sociétés occidentales ont du mal à accepter la solitude : être seul(e), vivre seul(e) est souvent mal perçu, assimilé à de l’isolement, de la détresse, voire à un état pathologique. Pourtant, il est possible de tirer avantage de cette situation. Explications.

Homme seul

Comme le souligne Jacqueline Kelen, auteure de L’esprit de solitude (ed. Albin Michel 2001), la solitude permet de se reconnecter avec soi-même, pour mieux s’ouvrir aux autres. On passe du « moi » conditionné par les autres au « je » conscient et autonome.

La solitude n’est pas l’isolement

Certes, les périodes de solitude s’imposent souvent à nous et sont considérées, à juste titre, comme subies, à la suite d’une rupture, d’un deuil, d’un abandon. Au lieu de tenter de les fuir, prenons ces évènements comme autant d’occasions de plonger au cœur de nous-même, de (re)découvrir nos richesses, nos valeurs, qui nous animent et nous motivent.

Femme méditant en Thaïlande

A l’issue d’une expérience de solitude, on se connaîtra mieux et on sera ainsi plus à même d’aller vers les autres car on se sentira plus conscient(e) de ses propres qualités, moins dépendant(e) du regard des autres car nourri(e) d’une nouvelle bienveillance envers nous-même.

Savoir s’isoler pour mieux vivre ses rêves et construire ses relations aux autres

Même si l’on vit en couple et/ou en famille, il est aussi important de se ménager des petits moments de solitude. Ce n’est pas être égoïste que de s’accorder un peu de temps rien que pour soi, seul(e), dans une journée. La méditation, par exemple, peut être un bon moyen de renouer avec soi-même, tel que nous y invite Alain Delourme*, psychanalyste et psychothérapeute : « S’offrir un tête à tête avec soi-même permet de se libérer de ce qui nous encombre ».

Femme seule devant la mer

Car il faut être seul(e) pour penser, réfléchir à ce que l’on veut faire de sa vie, définir ses rêves et mettre en place les actions pour les réaliser. C’est souvent parce que l’on est pris dans des quêtes matérielles (trouver un emploi, acheter une maison, se marier, organiser les activités des uns et des autres…) que l’on s’oublie soi-même et le sens que l’on veut donner à sa vie.

En ayant appris à vivre seul(e), à compter sur soi-même, on saura aussi organiser sa vie selon ses propres valeurs et désirs, en phase avec qui l’on est vraiment. Les relations que l’on pourra créer par la suite seront donc elles-aussi en cohérence avec notre être profond, elles seront plus authentiques et plus durables.

Comment affronter un état de solitude qui fait peur ?

Il ne faut surtout pas chercher à fuir la solitude en allumant la télévision, multiplier le nombre de ses relations sur les réseaux sociaux ou en surchargeant son agenda d’activités sociales disparates.

Valise de voyage

Si se retrouver seul(e) peut faire peur, pourquoi ne pas commencer par réaliser un voyage ou une marche en silence et déconnectée des outils numériques ? De plus en plus d’organismes proposent ce type de séjours, permettant à chacun de se retrouver soi-même dans un environnement naturel, sans jugement et sans enjeux. Car « ce n’est pas être seul qui est douloureux, c’est l’impression de ne compter pour personne », nous explique Alain Delourme.

Vous l’aurez compris, la solitude ne doit donc pas être vécue comme un sentiment douloureux d’exclusion par rapport aux autres, mais au contraire, comme un état ponctuel choisi, permettant une meilleure connexion à soi-même et au monde.

* Auteur de La solitude initiatique, ed. Accarias, 2016.

Barbara Chabbal, décoratrice d’intérieur

http://www.interieurvotre.net

Détente et anti-stress : le coloriage

Crayons pour le coloriage

Juliette a trouvé une occupation qui la déstresse : le coloriage. Elle nous décrit les bienfaits de cette activité, à pratiquer partout et à tout âge.

Coloriage de marque-pages

Le coloriage m’inspire et m’apaise. Depuis quelques mois, ma sacoche de bureau cache toujours un morceau de coloriage.

On oublie tout, on positive et on prend du recul

En cas de stress, d’énervement, de journée bien remplie, je sors mon baume magique, mes stylos de couleur et hop, je colorie. Ca se passe dans le train, le soir, sur mon trajet retour. 25 minutes de parenthèse colorée qui m’apaisent, me détendent, dérident les traits de mon visage, tel un cosmétique anti-rides. Soit j’oublie les tracas du moment, soit le geste posé, rythmé et coloré me permet de prendre un peu de recul et d’organiser mes pensées. J’arrive avec mon trop- plein, et quelques couleurs plus loin, les lignes s’éclaircissent. Une façon de positiver, de me poser, de me reposer aussi.

Une activité partagée

J’ai choisi des coloriages en forme de marque-pages, aimant lier l’utile à l’agréable. Ainsi, à l’occasion des 13 ans de ma fille, j’ai sollicité les membres de la famille pour leur faire écrire, au dos des marque-pages coloriés, les qualités de leur nièce, petite-fille ou cousine, en utilisant les lettres composant son prénom. Un cadeau personnalisé et coloré. Et, pour clôturer le tout, nous avons tous colorié l’un des marque-pages en mode collaboratif !

Pas une question d’âge !

« Mais ce n’est plus de ton âge ! », m’a-t-on rétorqué. « Oh que si ! » Au-delà du phénomène de mode qui a envahi les librairies de mandalas en tout genre, le coloriage – je le confirme – est un vrai baume de douceur. Je n’y ai pas encore associé la symbolique des couleurs, me limitant à deux stylos Bic quatre couleurs, mais ce pourrait être la prochaine détox.

Cet article vous a intéressé ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous et à partager votre expérience !

Créer la vie que l’on souhaite… à tous les âges

Illustration pour créer la vie que l'on souhaite

Après avoir exercé le métier de consultante auprès d’institutions internationales, rejoint en 2001 l’Agence d’Urbanisme de la Ville de Paris, parcouru le monde, entrepris une nouvelle formation…, Barbara a décidé de quitter Paris et de créer en 2018 « Intérieur Vôtre ». Elle nous parle de sa démarche pour changer tout et opter pour une vie plus en accord avec ses aspirations et sa passion pour la décoration intérieure.

Envol de l'aigle

Pendant longtemps, disons entre 15 et 45 ans, on se dit que l’on a la vie devant soi. D’ailleurs, on n’y pense pas vraiment, trop préoccupé(e) par l’image que l’on donne aux autres, de son intégration à la société, à la vie professionnelle, à la vie d’adulte et de parent responsable. La plupart du temps, on pense à mener à bien sa journée, à assumer ses différentes tâches, à organiser ses week-ends, ses vacances… Et comme ça, sauf accident de parcours, la vie s’écoule.

Ecrire sa propre histoire

Dans ce schéma, les jours, les semaines, les années passent sans forcément se ressembler bien sûr, car il nous arrive de changer d’emploi, de déménager, de nous séparer de notre conjoint ou de nous mettre en couple, de faire un enfant… Toutes ces grandes étapes de la vie qui bouleversent et qui écrivent une histoire, notre histoire.

Parfois, certaines décisions radicales prises autour de 40 ans font parler de « crise de la quarantaine ». Concept facilement compréhensible lorsque l’on atteint ce qui est communément admis comme « la mi-parcours », la moitié d’une vie.

Mais véritablement, de quoi parle-t-on ? Est-ce la peur d’une fin prochaine qui nous pousse à accomplir de la manière la plus rapide et parfois la plus violente qui soit les choses que l’on rêvait de faire depuis toujours ? Est-ce la volonté de s’extraire d’une linéarité temporelle incompressible qui nous angoisse autant qu’elle nous pousse à agir ?

Se poser les bonnes questions

Pour ma part, mais mon cas n’est en rien un absolu, je crois qu’il est important, à un moment ou à un autre de notre parcours de vie, de se demander sincèrement : ai-je la vie que je veux vraiment ? Si tel n’est pas le cas, quelles attitudes et quelles actions puis-je mettre en œuvre pour l’atteindre ?

Car toute la question est là : je suis libre de choisir ce qui me convient et de refuser ce qui ne me convient pas. Imputer sa passivité à l’environnement et aux contingences, c’est selon moi, déjà choisir (la permanence).

Alors oui, ce que j’ai retenu de mon parcours, c’est que tout ce que l’on ne décidera pas soi-même, ce sont la vie et les autres qui le feront pour nous : la maladie, la hiérarchie, les collègues, la famille…

Décider ce qui est bien pour soi

Donc, stop, aujourd’hui, je décide ce qui est bien pour moi, ce qui est en phase avec mes valeurs et avec mon être profond, ce qui m’épanouit. Bref, ce qui me rend heureuse.

Et j’ai choisi de vivre à la campagne, de faire un métier qui me ressemble (ndlr: décoratrice d’intérieur), de voir grandir ma fille et contribuer à son épanouissement, de lire (davantage), de faire du sport, de rencontrer d’autres personnes, de m’émerveiller encore et encore.

Changer de vie

Certes, faire le choix de changer de vie n’est pas simple, d’un point de vue logistique, économique et familial. Le soutien ne vient souvent pas de là où on l’attend, ce qui nous oblige à nous battre, à croire en notre projet, à avancer coûte que coûte parce que ce n’est tout simplement pas possible autrement !

Exit donc les justifications et les argumentations épuisantes, cette décision, vous la sentiez dormir en vous depuis longtemps et elle s’est imposée comme une évidence, un jour, un matin, comme un nouveau réveil.

Depuis lors, faites-moi confiance, elle est la bonne, ne revenez pas dessus. Suivez votre étoile comme j’ai suivi la mienne.

Portrait Barbara Chabbal

Pour en savoir plus sur Barbara Chabbal et sa nouvelle activité de décoratrice d’intérieur et home stager, consultez son site Internet :

https://www.interieurvotre.net/

Cet article vous a plu ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

Ayurveda, ma cure au Kerala

Salle de massage Ayurveda

Fifty Community a le plaisir d’accueillir Juliette, adepte des cures bien-être et santé. En Inde, elle a testé les soins ayurvédiques qu’elle a particulièrement appréciés. Elle nous raconte pourquoi.

La détox est à la mode, s’invitant à nos tables, nos vacances, notre quotidien, comme une nouveauté indispensable à nos vies encombrées. Mais on n’a rien inventé. L’ayurveda, né en Inde il y a plus de 5 000 ans, propose une hygiène de vie très saine, accessible, simple et naturelle. Je voulais en savoir plus. Direction le Kerala !

J’ai profité d’un séjour d’un mois au Kerala pour expérimenter les soins ayurvédiques. Étant souvent contrariée par des maux de ventre chroniques, comme des millions de personnes, une cure me semblait prometteuse et peut-être plus efficace que les traitements que j’avais jusque-là testés, sans vraiment de succès : médecine classique, gastro-entérologie, ostéopathie, acupuncture, massages aux huiles essentielles, thérapie… Un cocktail de méthodes pour des résultats satisfaisants à court terme, mais décevants à moyen terme.

Des méthodes naturelles ancestrales

De l’ayurveda, je ne connaissais presque rien : massage, huile sur le front, sauna aux herbes. À la lecture de nombreux sites Internet, j’ai compris qu’il s’agissait d’une véritable médecine holistique, basée sur des soins par les plantes. Rien que du naturel ! Le Kerala est La terre indienne où l’ayurveda est né.

Le principe est simple : on soigne le malade, et non la maladie, et l’état de santé est atteint lorsque les 5 éléments qui composent l’être humain sont équilibrés : Espace, Terre, Feu, Air, Eau. Ces éléments constituent, par binôme, les doshas : Pitta, Vata, Kapha.

Une personne possède en elle ces 3 doshas, mais dans des proportions différentes, propres à elle. Ainsi, les deux médecins que j’ai consultés ont déterminé mon dosha dominant : Pitta, je suis même Pitta-Vata. Les traits physiques et psychiques entrent en jeu pour cerner le dosha principal.

Libérer le corps et l’esprit

J’ai découvert le Santhigiri Hospital, un centre de soins ayurvédiques traditionnels, à Kumily-Tekkady, dans les collines de Cardamome. Pour cette première approche, je ne voulais pas d’une cure pour touristes. Je souhaitais vraiment un lieu authentique. C’est le Dr Girish qui m’a reçue en consultation, sans rendez-vous et sans frais. Il m’a prescrit 5 jours de traitement, et des médicaments aux plantes.

Objectif : purifier le corps, détendre l’esprit, à travers une série de soins (massage corporel aux huiles, huile tiède sur le front avec un doux massage des cheveux, bain thermal aux herbes, pochons tièdes aux herbes). Ces soins étaient prodigués par deux femmes (deux hommes pour les hommes) afin que l’équilibre du corps soit toujours respecté : un bras est massé en même temps que l’autre, d’un même geste ferme, doux, enveloppant, presque maternel.

 

Régime végétarien

Au bout de deux jours, je me sentais déjà particulièrement calme, avec des pensées positives. Pour accompagner ces soins, le docteur m’a recommandé la cuisine végétarienne. J’ai donc abandonné le fried egg du matin, les boissons gazeuses ou trop acides (je raffolais du jus de citron !), la viande, les plats trop pimentés. Être au Kerala m’a alors aidé car les restaurants servent souvent des plats végétariens. Au terme des cinq jours, mon ventre se portait bien, détendu.

Un sentiment d’apaisement

Étape suivante : Marari, près d’Allepey et des Backwaters. Un lieu calme, en bord de mer, loin des klaxons et de la poussière des villes. Dès mon arrivée, je suis allée à la boutique ayurveda locale. C’est là que le Dr Meenu m’a reçue en consultation, une femme médecin douce, calme, qui s’est avérée à l’écoute et de très bon conseil. Comme nous avions deux semaines devant nous, elle m’a prescrit un traitement progressif sur huit jours. De même qu’à Kumily, les soins avaient pour but de libérer le corps et l’esprit de toutes toxines ou autres éléments perturbateurs, non digérés, et de rétablir l’équilibre entre les 3 doshas. Des médicaments aux plantes étaient associés à la cure, notamment pour favoriser un sommeil paisible. Car le sommeil, comme l’alimentation, compte pour beaucoup dans le succès de soins ayurvédiques.

J’ai effectué plusieurs soins : massage corporel, pochons d’herbes chauds, huile sur le front, nappage corporel au lait tiède et plantes (mon préféré !), vapeur d’eau, soin pour la tête… Là encore, ce sont deux jeunes femmes qui ont pris soin de moi, avec des massages à quatre mains, leurs attentions de chaque instant, leur calme, leur sourire. J’ai dû mettre de côté ma pudeur naturelle… mais j’ai réalisé combien cela fait un bien fou que l’on s’occupe ainsi de moi. Les tout premiers jours, j’étais plutôt fatiguée et énervée. Le Dr Meenu, que je voyais tous les jours, suivait de près mes soins.

Peu à peu, mon corps et mon esprit se sont apaisés et détendus. Après cette semaine de Purva kharma, j’étais prête pour l’une des cinq actions du Panchakharma : le Vireshana, purification interne. L’affaire d’une matinée et c’était réglé, suivi d’une mini diète, le temps que le système digestif se remette de tant d’agitation. Repos de rigueur. De toute façon, je n’avais pas d’énergie pour une quelconque activité. Mais dès le lendemain, j’étais sur pied, vraiment en pleine forme. Ce fut l’occasion de faire le point avec le Dr Meenu et d’écouter ses recommandations pour les semaines à venir.

Gérer l’après

De retour en France, le challenge est réel : comment intégrer les bons principes de l’ayurveda dans ma vie quotidienne, dans un environnement culinaire éloigné de la cuisine végétarienne, où les tentations gastronomiques sont astronomiques, et les stress ou contrariétés plutôt fréquents ?

L’ayurvéda met à l’honneur les plantes, dont les épices, pour leurs multiples bienfaits. Reste à mettre en pratique tout ce que j’ai appris pendant ce voyage, notamment apprécier et profiter du temps, être en famille, entre amis, bien dormir, prendre soin de moi. Et concocter des plats épicés ! Avec l’ayurveda, le yoga et la méditation seront-ils mes prochains alliés ?

Pour en savoir plus

http://www.ayurbhadra.com/

Cure de 8 jours : 358 euros, incluant la consultation, les médicaments, les conseils, le tuk tuk local, les soins

 

http://santhigiriashram.org/

Cure de 5 jours : 229 euros, incluant la consultation et les soins

Les bienfaits de la sieste

Les bienfaits de la sieste

La tendance est à la sieste. Décompresser, recharger les batteries, diminuer les risques de certaines maladies… tels sont les principaux bienfaits de la sieste.

La sieste, qui vient du latin sexta signifiant la sixième (heure du jour), a fait l’objet de nombreux écrits dont le plus connu est l’ouvrage de Bruno Comby, « L’éloge de la sieste », préfacé par Jacques Chirac.
Sa pratique diffère selon les cultures, le climat et les individus. Nul n’ignore que les habitants des pays chauds, en particulier ceux du Bassin méditerranéen (Espagne notamment), sont des adeptes convaincus depuis longtemps.

Sieste éclair ou sieste profonde

En Occident, la sieste est souvent perçue comme un temps volé au temps de travail ou à d’autres activités, et réservée aux enfants ou aux personnes âgées. Or, il est prouvé qu’une sieste de 5 minutes par jour augmente les performances physiques et psychiques de tout individu, quel que soit son âge.
La sieste éclair, entre 10 et 30 minutes, permet de regagner en concentration, en énergie et garantit un réveil rapide, facile qui ne perturbe pas le rythme général du sommeil. Elle est même recommandée dans le traitement curatif ou préventif de la somnolence diurne.
La sieste plus longue peut s’étendre sur une ou deux heures. Mais attention : des études ont montré qu’au-delà de 45 minutes, les bienfaits s’atténuaient et qu’une sieste prolongée risquait d’entraîner une détérioration du sommeil la ou les nuits suivantes.

Effets bénéfiques reconnus

 

Les bienfaits de la sieste

D’autres effets bénéfiques sur la santé sont reconnus : ce repos diminue de façon significative les risques de mortalité due aux maladies cardio-vasculaires et le stress, il favorise la récupération musculaire en stimulant la concentration, la mémorisation et la créativité, et améliore la qualité globale du sommeil.
Certaines entreprises ont compris son intérêt en termes de productivité et n’hésitent plus à l’intégrer dans leur management. Le phénomène reste encore marginal en France. Mais au Japon, précurseur dans ce domaine, des sociétés vont même jusqu’à imposer la sieste à leurs salariés, dans des espaces dédiés.

Alors sieste ou pas sieste ?

Une petite sieste vaut mieux qu’un grand coup de barre… pour l’efficacité et le bien-être de tous. Alors, accordons-nous ce temps de récupération, sans culpabiliser.