Cresson : le retour aux sources de Mikaël

La cressionnière de Sainte-Anne

Proche de la nature et sensible aux questions environnementales, Mikaël est cressiculteur depuis 2008 dans le sud de l’Essonne, territoire historique du cresson en France. Il partage avec nous sa passion et nous livre tous les secrets de culture de cette plante aux multiples vertus.

Rendez-vous à Vayres-sur-Essonne, dans un véritable écrin de verdure, où m’accueille Mikaël qui est en pleine récolte.

Une histoire de famille

Fondée en 1854 par Louis Doublet, la cressonnière Sainte-Anne est la plus ancienne de l’Essonne. La famille de Mikaël la reprend en 1984, à la famille Lionnet.

Mikaël Morizot, cressiculteur

Après des études dans le domaine forestier et la gestion de l’eau, Mikaël travaille plusieurs années en Normandie dans un bureau d’études environnementales. Lors de ses nombreuses missions, il constate, avec désarroi, la conversion de plus en plus excessive des terres agricoles et naturelles en lotissements et zones commerciales. « Cette prise de conscience m’a poussé à envisager mon avenir autrement et à revenir à des choses plus naturelles », déclare-t-il.

Lorsque son oncle part à la retraite, il décide sans hésiter de poursuivre cette tradition familiale.

Une culture exigeante pour un produit noble

Récolte du cresson

« C’est un métier physiquement difficile car on est penché constamment au-dessus de l’eau. Les anciens se mettaient à genoux sur une planche. Aujourd’hui, on utilise des raquettes de neige pour éviter de s’enfoncer dans les fosses et d’abîmer le cresson, et on le récolte au couteau. », précise-t-il.

Environ 40 000 bottes de cresson de fontaine sont ainsi récoltées chaque année, entre septembre et avril, dans son exploitation de près de 50 ares.

Mais avant d’en arriver là, c’est tout un processus de culture qu’il faut mettre en place.

Irrigation des fosses de cresson

Premier impératif : l’eau. Indispensable à la culture du cresson, elle doit être claire et peu profonde, non acide, à courant lent. Elle fait l’objet de contrôles réguliers. Ici elle est fournie par la source Sainte-Anne.

L’entretien des fosses, qui mesurent en moyenne 50 mètres de long sur 2, 50 mètres de large, s’effectue au mois de juin. Il comprend notamment le curage de la boue et l’apport de sablon pour combler les creux. En juillet, il faut préparer les graines et les semer. En août intervient l’apport d’engrais. 6 à 7 semaines après les semailles, c’est la première coupe. Au plus fort de l’hiver, les fosses sont recouvertes d’un voile de forçage pour préserver le cresson du gel.

En pleine conversion à l’agriculture bio

Ce qui intéresse Mikaël, c’est la noblesse du produit, ses qualités gustatives, sa richesse nutritive et ses vertus médicinales. Il souhaite le promouvoir auprès du public, des restaurateurs…

Cageot de cresson

Ceci d’autant plus que le cresson a pâti d’une mauvaise réputation dans les années soixante, en raison d’une maladie due à un parasite, la douve du foie, qui a fait péricliter de nombreuses exploitations. Alors qu’une centaine de producteurs faisaient pousser du cresson en Essonne dans les années 1930, il n’en reste aujourd’hui que 25 qui assurent tout de même 40 % de la production française.

« C’est de l’histoire ancienne, mais on en entend encore parler. Je souhaite vivement réhabiliter cette plante et qu’elle retrouve toute sa place dans la gastronomie », déclare Mikaël.

Pour offrir aux consommateurs un produit d’une qualité irréprochable et dans un souci de respect de l’environnement, il s’est lancé en 2018 dans la conversion à l’agriculture bio. Non sans contraintes car cette transition nécessite des compétences et des techniques spécifiques comme l’alimentation des sols avec des engrais organiques et minéraux ou l’utilisation de pesticides naturels tel que le purin d’ortie. Elle entraîne également au départ un moindre rendement (une perte évaluée à 25 % de la production). « Malgré ces difficultés, je m’accroche et je sais qu’à terme, ce sera payant : les bottes seront vendues à un meilleur prix et la qualité sera au rendez-vous », dit-il convaincu.

Depuis 2019, son cresson est labelisé Produit en Ile-de-France et Valeurs Parc Naturel Régional.

Des débouchés multiples et prestigieux

Cresson rouge
« Notre bijou : le cresson de fontaine « rouge », une variété qui plaît beaucoup aux chefs »

En pleine saison (de septembre à avril-mai selon les conditions météorologiques), Mikaël livre 3 à 4 fois par semaine ses bottes au MIN de Rungis auprès de mandataires qui le revendront à des primeurs, traiteurs et restaurants. Il fournit également en direct des restaurants réputés tels que Le Coq à Milly-la-Forêt et l’Arpège du chef étoilé Alain Passard. Autres débouchés : la vente directe sur son exploitation et la vente locale à plusieurs magasins comme L’Herbier de Milly à Milly-la-Forêt, Bioccop à Milly-la-Forêt, Avon, Fontainebleau, Varennes, SoBio à Mennecy, Tomato & Co – Potager de Courances et paniers sur Paris pour chefs et particuliers…

Pour vous inspirer et trouver des recettes inattendues à base de cresson, cliquez sur ce lien :

Cressionnière Saint-Anne

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site de Mikaël :

Ou contactez-le directement :

Mikaël Morizot

Rue de l’Eglise

91820 Vayres-sur-Essonne

06 74 99 12 70

Vous pouvez également le suivre sur les réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/CressionnièreSainteAnne

@mikaelmorizot.cressiculteur

Coronavirus : quelles aides pour les entreprises ?

Calcul pour aides aux entreprises
Bureau désert

En cette période si particulière et inédite, beaucoup d’entreprises doivent ou devront faire face à d’énormes difficultés financières. Le gouvernement a mis en place dans l’urgence plusieurs mesures d’aides. Pour y voir plus clair, un petit récap s’impose.

Pour commencer, voici un résumé synthétique des aides actuellement disponibles pour palier autant que possible aux conséquences de la crise.

Synthèse

Si vous avez des salariés :

–          Report des échéances sociales du 15 mars 2020,

–          Prise des congés payés N-1 pour les salariés quand la trésorerie le permet et que le salarié est d’accord,

–          Demande d’arrêt de travail pour garde d’enfant,

–          Mise en chômage total ou partiel des salariés avec indemnisation à 100 % du salaire net jusqu’à 4,5 fois le SMIC.

Dans tous les cas :

–          Report des cotisations personnelles du Dirigeant (URSSAF ; Caisses professionnelles – CIPAV ; CARMF…),

–          Possibilité de limiter son acompte d’impôt sur le revenu sur impot.gouv.fr,

–          Demande de fonds de solidarité pour les entreprises de moins de 1 million d’euros de CA (aide de 1 500 €),

–          Report des échéances fiscales d’impôts directs (la TVA n’est pas concernée),

–          Demande de prêt de trésorerie à la BPI ,

–          Demande de report des échéances d’emprunts et de crédits-bails aux partenaires bancaires,

–          Assurances : voir si vous avez un contrat perte d’activité. La crise sanitaire ne rentre pas dans les cas d’indemnisation mais les compagnies vont peut-être être amenées à changer leurs conditions.

Zoom sur le fonds de solidarité

Restaurant vide

Pour aider les petites entreprises de 10 salariés au plus et les indépendants, un fonds de solidarité a été mis en place depuis le 31 mars. Mais quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Premier critère, le chiffre d’affaires ne doit pas dépasser un million d’euros par an. À condition pour les indépendants que ce soit leur activité principale.

Autre condition importante :

  • Soit l’activité a été stoppée (restaurant, commerce…),
  • Soit l’activité a été ralentie, au point qu’entre mars 2019 et mars 2020, le chiffre d’affaires a chuté d’au moins de 50 %.

Si ces critères sont réunis, vous pourrez prétendre au versement d’une aide forfaitaire de 1 500 euros. Cette somme pourrait être augmentée au cas par cas.

Modalité : faire une déclaration sur le site de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Vous avez jusqu’au 30 avril pour la remplir depuis votre espace personnel (à partir de la messagerie sécurisée).

Demandez conseil

Conseil par téléphone

N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable si vous en avez un. Il vous dira si vous pouvez bénéficier de ces différents dispositifs.

Par ailleurs, les CCI ont mis en place un numéro pour vous aider et répondre à toutes vos questions :

CCI Urgence entreprise

01 55 65 44 44

J’ai appelé et j’ai eu en ligne un conseiller très pédagogue, hyper compétent et à l’écoute…

Toutes ces informations pouvant évoluer dans le temps, je mettrai à jour régulièrement cet article en fonction de l’actualité.

Courage à toutes et à tous

Les règles d’or du télétravail

Télétravail

Confinement oblige, des millions de personnes vont devoir travailler de chez eux dans les semaines à venir. Afin de vivre au mieux cette période particulière et de télétravailler efficacement, voici quelques conseils à appliquer dès que possible.

Femme en télétravail

Mettez votre réveil

Pour bien télétravailler, il est nécessaire de s’imposer un rythme calqué sur celui du boulot. Régler son réveil pour se lever à heure fixe est un bon moyen pour se préparer à une journée de travail.

Habillez-vous

Travailler en pyjama n’est pas motivant. Forcez-vous à vous habiller comme si vous alliez à l’extérieur. Prenez soin de vous et conservez vos gestes du quotidien. On se sent tout de suite mieux !

Définissez votre espace de travail

Environnement télétravail

Travailler chez soi n’est pas facile quand on n’en a pas l’habitude, et ce d’autant plus si l’on s’installe dans un lieu qui n’est pas prévu pour cela. Evitez le lit ou le canapé. Privilégiez un bureau ou une table, dans un endroit suffisamment éclairé et au calme. Idéalement, si vous avez la possibilité de consacrer une pièce à votre activité professionnelle, arrangez-la pour vous y sentir bien. Un peu de déco sympa, des plantes… et le tour est joué !

Faites des pauses

Pour mieux télétravailler, organisez-vous un planning et une to-do list. Définissez un temps précis pour chaque chose que vous avez à faire et faites des pauses de 10 minutes toutes les 2 heures.

Ne vous laissez pas distraire

Chat télétravail

Eloignez-vous des réseaux sociaux, éteignez la télévision et passez votre téléphone en mode silencieux pour éviter d’être dérangé(e). Si vous attendez des coups de fil importants, pensez à prévenir votre entourage que vous n’êtes pas en vacances !

Ne mangez pas devant l’ordinateur

Vous pouvez bien évidemment grignoter (quoique…), mais le petit-déjeuner et le déjeuner sont sacrés et doivent être pris ailleurs que devant votre ordinateur. Prévoyez une heure de pause déjeuner, comme vous le feriez normalement au travail.

Séparez votre vie privée de votre vie professionnelle

C’est la règle d’or la plus difficile à suivre. Celle-ci est d’autant plus dure à respecter si vous avez des enfants ou des petits enfants à garder. Combinez votre temps de travail à leur sieste, vous serez plus tranquille. Alternez le temps de garde avec votre partenaire. S’il travaille le matin, vous travaillez l’après-midi. Si vous le pouvez, télétravaillez dans une autre pièce que la leur et n’hésitez pas à porter des bouchons d’oreilles.

Faites des visioconférences 

En période de télétravail, vous serez peut-être amené(e) à participer à des conf-call. Pensez à être présentable et évitez les photos trop personnelles en arrière-plan. Préférez les fonds unis ou une fenêtre. 

Pour ne pas ressentir l’éloignement et ne pas perdre le rythme, gardez au maximum le contact avec vos collègues, que ce soit par le biais d’e-mails réguliers ou d’appels.

Enfin, ne culpabilisez pas si vous ne pouvez pas tout faire de chez vous. Personne ne vous en voudra.

La photo en ligne de mire

Composition photo

Thierry a débuté sa carrière professionnelle dans l’aéronautique puis s’est rapidement dirigé vers l’univers de la photographie. Suite à son récent départ de chez Kodak, il a décidé de se consacrer à la création d’articles de décoration personnalisés, réalisés à partir de ses propres photos.

Mosaïque de phares

Après un passage éclair dans le domaine de l’aéronautique, Thierry entre dans l’industrie photographique. Treize ans passés chez Agfa, puis dix-sept ans chez Kodak où il occupait le poste de Chef de produits pour toute l’Europe, en charge de la commercialisation des logiciels de production et de traitement de l’image.

Un nouveau départ

Puis, en 2017, un plan de départs volontaires pointe son nez. Le déclic se produit ! Thierry y voit une opportunité, celle de revenir en Bretagne dont il est originaire, après avoir travaillé plus de 10 ans en Belgique, et de créer une société lui permettant de commercialiser des articles de décoration personnalisés.

Composition détails photos

Des compositions uniques

A partir de ses propres photos, il réalise des compositions graphiques uniques, vendues encadrées.

Il propose également des mosaïques de photos, conçues comme des reproductions de peinture, avec plus de 3 000 photos (vous avez bien lu !).

Reproduction photo maison

Jouant sur la proximité, il a l’idée de réaliser des mosaïques personnalisées en proposant à ses clients de lui confier une photo de leur maison et d’utiliser ce procédé pour la reproduire sous forme de tableau. « En clair, à partir de la photo d’une maison, je la recompose en y mettant à l’intérieur une multitude de photos du village où elle se situe. Je propose aussi en option d’y ajouter quelques photos de leur famille. C’est très personnel et unique », précise Thierry.

Des applications différentes

Ce procédé peut aussi être utilisé pour différents évènements familiaux : mariages, anniversaires, cousinades …. Reproduire par exemple la photo de mariage des aïeux communs en y intégrant les photos de tous leurs descendants ! C’est une approche différente et complémentaire de l’arbre généalogique qui ravira tout le monde.

Pour encore mieux comprendre en quoi cela consiste, il suffit de regarder l’une de ses mosaïques à la loupe. C’est tout simplement bluffant !

Zoom sur mosaïque

Du sur-mesure

Tout est fait sur-mesure, des photos au cadre, en passant par la composition. Le format n’est pas standard (33 x 33 cm) pour pouvoir bénéficier de 20 % de surface en plus par rapport au classique 30 x 30 cm.

Une présence dans des salons

Thierry Callot sur un stand

Très prochainement, Thierry sera présent sur un marché de créateurs ainsi que dans deux salons. « Ce sera un premier test. Je verrai ce qui accroche ou n’accroche pas ! », déclare-t-il. Ensuite, il fera les démarches nécessaires pour trouver d’autres points de vente.

Si vous voulez en savoir plus, consultez le site de Thierry :

http://www.accentsurlimage.fr

De la Com’ à la Tapisserie : le pari réussi de Sylvie

Fauteuil design

Après 20 ans passés dans le secteur de la communication d’entreprise, Sylvie a radicalement changé d’orientation professionnelle pour devenir Tapissier. Retour sur un parcours atypique et sur ce nouvel exemple de reconversion réussie !

Chaises médaillon

Après des études de Psychologie à l’université Paris V René Descartes (licence), quelques années dans le domaine des Ressources Humaines, une maîtrise de Technique et Langage des Médias à Paris IV Sorbonne et une formation au CFPJ (Centre de Formation et Perfectionnement des Journalistes), Sylvie effectue un stage au Journal de la Maison en 1997.

Le bonheur chez Renault

A la rédaction de ce magazine de déco, quelqu’un lui parle d’un poste à pourvoir dans le service de communication chez Renault, pour remplacer une personne partie en congé maternité. Sylvie saisit cette opportunité pour rentrer chez le constructeur automobile français en tant que secrétaire de rédaction pour le journal interne du Groupe et d’autres publications.

Puis tout s’enchaîne. Un peu plus d’un an plus tard, on lui propose un poste de responsable de projet « éditions » pour piloter différents projets liés au centenaire de la marque au losange. Elle s’occupera, entre autres, de la publication du livre des 100 ans, du premier rapport environnement, d’expositions itinérantes…

« Ce fut ma plus belle expérience dans le secteur de la communication. L’industrie automobile correspond à mon monde car on est dans le concret», précise-t-elle.

Fauteuil Graine de Tapissier

Puis elle rejoint l’une des grandes agences de communication, Publicis, pour devenir Consultante édition puis Directrice conseil. « J’y ai acquis de nouvelles compétences professionnelles. J’ai sans conteste progressé. Mais la mobilité des équipes, les problèmes de management en interne m’ont un peu lassée ».

Les accidents de la vie

Une succession d’événements va tout bousculer : le décès de sa maman, un voyage aux Maldives pour ses 50 ans et un accident qui l’immobilise durant de longs mois.

« Cette période m’a permis de prendre du recul, de me poser les bonnes questions sur mon avenir professionnel et sur mes aspirations profondes », explique-t-elle.

Son retour chez Publicis confirme cette prise de conscience : elle n’est plus en phase avec cette entreprise et son poste. C’est alors qu’un Plan de Départs Volontaires pointe son nez et Sylvie décide de saisir cette opportunité pour se lancer… dans la tapisserie !

Le déclic

Chaises scandinaves

« Je ne suis pas une cérébrale. J’aime le concret, la déco, la récupération de vieux meubles pour leur donner une seconde vie… Déjà toute petite, je fouinais dans les encombrants et dénichais des petites merveilles que je retapais. J’ai toujours adoré bricoler », raconte-t-elle avec passion.

L’acquisition d’une maison va la rassurer quant à sa capacité à se projeter, à réaliser et mener à bien les projets imaginés.

Le vrai déclic ? Une émission de radio où une personne d’âge mûr témoigne de sa reconversion chez les Compagnons du Devoir. Sylvie consulte leur site et découvre les différentes filières proposées : tailleur de pierre, ébéniste, sellier… et tapissier ! « J’ai toujours aimé le bois, matériau noble, et le tissu d’ameublement », nous dit-elle.

Sylvie prend alors contact avec eux. Comme aucune filière adulte n’existe, on lui propose une formation classique, à la condition de trouver un patron. Pas facile…

On lui conseille alors de s’adresser à La Fabrique et à La Bonne Graine qui sont connues pour leurs formations de reconversion. En parallèle, elle interviewe des gens qui ont suivi ce cursus.

Une formation dans les règles de l’Art

Détail tapisserie

Lors de Portes ouvertes à La Bonne Graine, elle rencontre le professeur en charge des adultes qui lui explique et présente le programme de la formation. Son dossier est accepté et elle entre en septembre 2015 pour y suivre une formation de tapissier d’ameublement en siège pour une durée de 9 mois.

« Les cours étaient très intéressants. Sur une semaine, nous passions 4 jours de pratique en atelier pour apprendre le B.A.-BA ; tous les mercredis étaient consacrés à l’Histoire de l’Art et au Dessin. Cela a été l’occasion de découvrir les différents styles existants », déclare-t-elle.

Pendant sa formation, Sylvie effectue plusieurs stages chez deux tapissiers, à Paris et en région parisienne. Elle s’entraîne d’arrache-pied également chez elle, dans un espace qu’elle a spécialement aménagé dans le sous-sol de sa maison.

Elle rate de peu son CAP en 2016 mais ne se décourage pour autant et le décroche un an après en candidat libre.

Une « bonne » Graine de tapissier

Fauteuil années 60

Puis elle se lance avec succès dans la réfection de sièges : chaises, fauteuils, canapés de tous styles. Que ce soit en méthode traditionnelle ou contemporaine, elle donne un second souffle et un nouveau look aux sièges, avec beaucoup de goût et de professionnalisme, sous la marque « Graine de tapissier ».

Je suis d’autant plus à l’aise pour en parler que je lui ai confié récemment une chaise médaillon qu’elle a complètement remise en état et « habillée » de façon remarquable.

« J’ai l’amour des objets et du travail bien fait. Tout doit être impeccable. Et c’est un vrai plaisir de trouver le bon tissu qui va bien. Je travaille aussi le cuir et je m’adapte à tous les styles. Aujourd’hui, je m’amuse ! », conclut-elle.

Détail méridienne

Pour en savoir plus et découvrir les « avant et après » du travail réalisé par Sylvie, rendez-vous sur la page Graine de Tapissier sur Facebook ou Instagram.

Devis gratuits

Pour contacter Sylvie :  06 81 19 27 28 ou grainedetapissier@gmail.com

Changer de vie : comment bien se préparer économiquement ?

Femme changeant de vie
Femme allant de l'avant

Il y a peu de temps, je partageais sur le blog mon expérience de reconversion professionnelle dans la décoration intérieure et le home staging, concomitante avec le choix d’un changement de vie radical (s’installer la campagne, créer mon entreprise…).

Beaucoup d’entre vous m’ont alors demandé quelles étaient les conséquences financières d’un tel bouleversement et si une telle décision était viable économiquement. Il est vrai que quitter sa région et son métier pour recommencer tout autre chose ailleurs ne se décide pas sur un coup de tête !

Voici donc quelques conseils pour réussir au mieux sa reconversion et limiter les rappels à l’ordre de son banquier !

Réaliser un bilan de compétences

Bilan de compétences

Avant toute chose, si vous envisagez de changer de métier, je vous conseille de réaliser un bilan de compétences. Ce dernier peut s’effectuer pendant ou en dehors des heures de travail et il peut être financé par votre Compte Personnel de Formation (CPF). Un tel bilan, effectué avec un cabinet spécialisé, vous permettra de mieux connaître vos points forts et les secteurs professionnels les plus porteurs pour votre reconversion.

Suivre une formation spécifique

Une fois votre bilan réalisé, vous pourrez demander une formation spécifique dans le domaine vers lequel vous souhaitez vous reconvertir. Cette formation peut être réalisée en soirée et être prise en charge par votre organisme collecteur. Il peut toutefois vous être demandé de participer partiellement à son financement.

Solliciter un congé

Plongeon dans une nouvelle vie

Si vous avez peur de vous lancer immédiatement, vous avez la possibilité de demander un congé sans solde ou un temps partiel, pendant lequel vous pouvez vous inscrire comme micro-entrepreneur(e) (à condition que l’activité exercée n’entre pas en concurrence avec votre emploi actuel de salarié(e)).

Négocier une rupture conventionnelle

Il est également possible, en accord avec votre employeur, de négocier une rupture conventionnelle. Vous aurez ainsi droit aux indemnités chômage, et vous pourrez vous inscrire au régime des micro-entreprises pour démarrer votre activité. Tout ce que vous facturerez durant cette période sera déduit de vos allocations chômage (mais le nombre de jours indemnisés sera allongé en proportion).

Autrement dit, durant la période de chômage, vous ne risquez pas grand-chose à exercer votre nouveau métier. Pôle Emploi peut même vous verser une partie de vos allocations, en anticipation, afin de vous permettre de démarrer si vous devez investir dans du matériel ou des services.

Participer à un stage pour créateur d’entreprise

Stage créateur d'entreprise

Sachez également que les Chambres Consulaires et les Mairies proposent régulièrement des stages pour les créateurs d’entreprises. Ceux-ci peuvent être pris en charge par Pôle Emploi et ils vous seront très utiles pour bien savoir gérer et développer les aspects administratifs ou commerciaux liés à votre nouveau statut. 

Préparer financièrement sa reconversion

Enfin, pour éviter toute déconvenue, je vous conseille de préparer financièrement votre reconversion, en vous créant une épargne dédiée, de manière à amortir les périodes difficiles suivant la fin des indemnités chômage.

Les trois premières années sont souvent délicates pour une nouvelle entreprise, mais ne vous découragez pas : l’une des conditions pour passer ce cap repose avant tout sur votre propre détermination !

Barbara Chabbal, décoratrice d’intérieur

http://www.interieurvotre.net

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Cambodge : Im Saroeun, directeur du CKN et homme de conviction

Im Saroeun au CKN

Directeur du Centre Kram Ngoy (CKN), Im Saroeun a fondé l’association en 1992, avec le soutien de la diaspora cambodgienne et de sympathisants français. Il nous explique pourquoi et comment il fait vivre le CKN dans un contexte parfois difficile.

Centre de formation à Phnom Penh

Ancien maître de conférences en électrotechnique à l’Université de Montpellier, Im Saroeun a souhaité fonder une association pour contribuer au développement de son pays par le transfert de technologie, la formation professionnelle et l’insertion économique.

Former de jeunes Cambodgiens aux métiers techniques

Partant du constat que le Cambodge manquait de techniciens qualifiés (électriciens, mécaniciens…), il a décidé de se consacrer, à partir de 1992, à la création d’un centre de formation qui puisse accueillir de jeunes Cambodgiens, avec ou sans BAC, pour leur permettre d’acquérir des compétences professionnelles reconnues.

Elève et formateur au CKN

Fournir une main d’œuvre qualifiée, s’insérant facilement dans la vie professionnelle locale

Im Saroeun a des convictions profondes qu’il partage avec ses élèves, ses formateurs, ses responsables de centres de formation. « Je crois en la compétence professionnelle, au goût du travail bien fait et à la solidarité entre les jeunes », déclare-t-il.

C’est en 1998 qu’il ouvre le premier centre de formation technique et professionnelle à Phnom Penh. Quelques années plus tard, un deuxième centre de formation voit le jour en à Siem Reap Kantout, à 25 km de la capitale cambodgienne. Ce dernier accueille des jeunes en internat pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans. Selon sa volonté, il a été construit par les formateurs et les élèves. Ce centre possède des espaces d’expérimentation de formation, des salles de classe… et produit sa propre électricité.

Nouer des partenariats

Im Saroeun ne s’arrête pas là. Il déploie une grande énergie pour trouver des entreprises locales afin que les élèves accomplissent un stage professionnel pour mettre en pratique ce qu’ils ont appris. Il noue des partenariats variés avec des entreprises étrangères telles que Schneider Electric, EDF… qui apportent un soutien en matériels et en compétences. Grâce à lui, certains élèves ont la chance de venir approfondir leurs connaissances en France, à l’Université de Montpellier où il a gardé de précieux contacts. Il encourage les jeunes femmes à accéder aux métiers techniques, avec le soutien de l’Association d’Aide aux Femmes Khmères.

Ancienne formatrice au CKN

Des formations professionnelles sont également proposées, à la demande de partenaires. En 2011 par exemple, 400 électriciens ruraux du Cambodge, en contrat avec la Banque Mondiale et l’Autorité d’Electricité du Cambodge, ont été formés. Plus récemment, des personnels du Ministère du Travail sont venus au centre de Phnom Penh pour y bénéficier de cours spécialisés. Le CKN organise aussi des expositions itinérantes, participe à des compétitions internationales où les étudiants sont très souvent récompensés.

Contribuer au développement économique du Cambodge

Depuis sa création, ce sont plus de 2 000 jeunes Cambodgiens qui ont été formés au Centre Kram Ngoy dans des domaines variés : électronique, électricité, énergies renouvelables… Grâce à leur haut niveau de compétences, tous ont trouvé un emploi à l’issue de leurs études, ont monté leur propre entreprise dans le domaine technique ou sont devenus formateurs à leur tour dans l’un des centres de formation.

Cette main d’œuvre qualifiée contribue au développement économique du Cambodge. Elle apporte des améliorations mesurables et concrètes partout où elle intervient, en participant notamment à l’électrification rurale au profit des entrepreneurs et des villageois.

Poursuivre son action

Centre de formation à Siem Reap Kantout

Mais Im Saroeun est en proie parfois à de réelles difficultés, pour se faire connaître, attirer de nouveaux jeunes et disposer des fonds nécessaires à son soutien et à sa croissance. « Il est nécessaire de s’appuyer sur une formation technique et professionnelle solide pour aller progressivement vers des technologies de plus en plus variées, tout en fournissant un travail productif et compétitif ». « Sans aide, nous ne pouvons aborder l’avenir sereinement. Il en va de la pérennité de l’association », conclut-il.

Pour en savoir plus

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’association CKN et la soutenir, vous pouvez me laisser un message en commentaire. Je vous renseignerai ou vous mettrai en contact directement avec son directeur.

Le site de l’association est en cours de refonte.

Formation à la création d’entreprise

Formation d'adultes

Il n’y a pas d’âge pour créer son entreprise ! Si vous avez décidé de vous lancer, sachez que les Chambres de Commerce et d’Industrie proposent une formation de 5 jours pour appréhender et maîtriser tous les aspects que recouvre cette aventure.

Sur les conseils de plusieurs personnes, j’ai suivi la formation à la création d’entreprise dispensée par la CCI de l’Essonne, intitulée « 5 jours pour entreprendre »… et je ne le regrette pas. Cette formation n’est pas obligatoire mais je vous la recommande vivement si vous avez, comme moi, pour projet de créer votre propre structure (quelle que soit sa forme).

Formation et échanges

L’objectif de cette formation est d’acquérir une méthodologie et de nouvelles compétences. Très opérationnelle, elle permet également d’approfondir son projet, notamment lors d’échanges concrets avec des conseillers de la CCI et des partenaires experts.

Une formation dense et complète

Cette formation qui dure 35 heures est dense, très dense même. Tout est passé en revue.

Au programme :

• Votre projet de création d’entreprise, vous, l’équipe

• Le projet, son contexte, son marché, son business model

• La communication et le marketing

• Les points clés de la gestion, le prévisionnel financier, le plan de financement

• Les points clés du juridique, des normes et réglementations

• Anticiper et piloter l’activité

Des intervenants de qualité

Durant les 5 jours de formation se succèdent des conseillers de la CCI, un expert-comptable, un avocat, un inspecteur des finances, un représentant de la Sécurité Sociale… Tout ce qui est (très clairement) expliqué peut effrayer un peu, mais cela a le mérite de donner une vue d’ensemble et exhaustive sur le sujet. Et Dieu sait qu’il n’est pas facile en France de créer sa propre structure et que le chemin peut être semé d’embûches… Ce qui m’a le plus frappée, ce sont les montants des prélèvements obligatoires. Les fameuses taxes…

Panneau Open

En même temps, je me suis dit que rien n’était impossible ! Mieux vaut tout de même avoir un projet qui tienne la route, disposer d’un peu d’argent pour démarrer, faire preuve d’un minimum d’audace et surtout être bien renseigné(e) sur tout ce qui vous attend.

Des rencontres enrichissantes

Cette formation est aussi l’occasion de rencontrer de futurs entrepreneurs, d’échanger avec eux sur leurs projets, leur propre expérience… Cela peut vous donner des idées et vous permettre de répondre à quelques questions que vous vous posiez. Pour ma part, j’ai pu discuter avec des personnes motivées, d’âges différents, qui souhaitaient se lancer dans des domaines aussi variés que le service haut de gamme de nettoyage de véhicules, un salon de thé littéraire, une conciergerie, la photo aérienne réalisée par des drones, des programmes originaux de formation, de coaching, le paysagisme, la création d’une école…

Un coût abordable

À titre individuel, il vous en coûtera 250 euros pour les 5 jours. Si c’est votre entreprise qui finance votre formation, elle devra débourser un peu plus du triple. Il est alors nécessaire de faire une demande de devis. Tout comme pour Pôle Emploi.

À l’issue de la formation, vous vous verrez délivrer une attestation de stage et un certificat de compétences (certification enregistrée à l’inventaire de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle en date du 4 mai 2015). Ceci à la condition que vous suiviez bien sûr assidûment les journées de formation prévues et que vous répondiez correctement à une série de questions en ligne.

Informations pratiques

Pour réserver une session, rendez-vous sur le site de la CCI de votre département. Sachez que cette formation est très demandée et qu’il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance (3 mois dans mon cas).

Les CCI proposent également un suivi des « jeunes » créateurs, ainsi que de nombreuses conférences sur le sujet.

Pour en savoir plus :

https://www.cci.fr/

Le Congé Solidaire : pour qui ? pour quoi ? comment ?

Qu’est-ce que le Congé Solidaire®, qui peut y prétendre, dans quels domaines peut-on intervenir, comment est-il financé… ? Voici quelques réponses aux questions que je me posais et que vous vous posez peut-être avant de franchir le pas.

Le Congé Solidaire® a été créé par l’association Planète Urgence, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères. Il est aujourd’hui également développé par d’autres organisations.

Partir en mission à l’étranger

Ce congé permet à toute personne motivée, quel que soit son statut social (salarié.e, travailleur indépendant, retraité.e, sans activité…) de partir en mission à l’étranger (en Afrique, en Asie ou en Amérique latine) pendant une durée de deux à trois semaines.

Sans être forcément un expert, un professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, vous pouvez apporter un soutien à des porteurs de projets (association, groupements de femmes, d’artisans, coopératives, réseaux éducatifs, partenaires scientifiques…). Car chacun possède une compétence, un savoir-faire professionnel ou personnel potentiellement utile à autrui.

Attention, il ne s’agit ni de vacances utiles, ni de tourisme humanitaire, mais de missions de solidarité internationale particulièrement impliquantes pour celles et ceux qui s’y engagent !

Le volontaire apporte, sur son temps libre, son expertise et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations d’un pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Si vous êtes intéressé.e, je vous invite à consulter la liste des missions proposées par Planète Urgence. Elles sont multiples et concernent des domaines aussi divers que les fonctions d’administration, l’agriculture, la communication, l’éducation, l’ingénierie, l’environnement, la santé, les technologies de l’information ou encore la logistique.

http://www.planete-urgence.org/

Financer son projet

Si vous êtes salarié.e, vous pouvez solliciter l’aide de votre entreprise pour vous soutenir et financer tout ou partie de votre mission. En contrepartie, 60 % de la subvention qu’elle versera sera déductible au titre de la réduction d’impôt mécénat (article 238 bis du Code général des impôts), dans la limite de 5 % de son chiffre d’affaires. Les sommes peuvent aussi passer sur le budget formation.

Si vous décidez de partir seul.e, vous devrez financer vous-même votre mission. Pour vous aider, vous aurez la possibilité de lancer une collecte de fonds. Vos donateurs bénéficieront d’une réduction fiscale de 66 %. Ce qu’il vous restera à régler sera également déductible de votre impôt sur le revenu au titre des dons aux œuvres, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.

Concrètement, si vous partez avec Planète Urgence en tant qu’individuel, le budget total d’une mission solidaire s’élève à près de 2 500 euros. L’association prend en charge une (petite) partie des coûts (dont une formation de deux jours avant le départ). Il vous restera à financer 1 850 euros.

Si par exemple vous obtenez une collecte de fonds correspondant à 50 % de ce montant (ce qui serait déjà très bien !), vous devrez verser à l’association 925 euros. Après déduction fiscale, la mission vous coûtera 314,50 euros.

À cela s’ajoute plusieurs frais (billets d’avion, vaccin, visa…), également déductibles des impôts.

Vivre une expérience unique et donner du sens à son engagement

À titre personnel, je partirai en janvier prochain en mission au Cambodge, sous la houlette de l’association Planète Urgence que j’ai choisie pour son sérieux et son encadrement.

Durant deux semaines, je mettrai mes compétences au service du Centre Kram Ngoy  qui a besoin d’être soutenu dans sa stratégie de communication. Cette association, fondée en 1992, a pour objectif de former de jeunes techniciens dont le pays a fortement besoin pour se développer économiquement et gagner en autonomie.

Ma mission consistera principalement à former l’équipe dirigeante qui pourra ensuite mettre elle-même en pratique la stratégie de communication que l’on aura définie ensemble et créer les supports nécessaires pour valoriser son action tant sur le territoire cambodgien en attirant des jeunes qu’à l’international.

À mon retour, c’est promis, je vous ferai part dans le détail de mon expérience !

Reconversion : tout pour la musique !

Alberto dans sa boutique Spirits

Après 35 ans passés dans une ONG, Alberto s’est lancé en 2015 dans la vente de vinyles. Pari risqué mais pari réussi qui lui a permis de concilier sa passion pour la musique et une nouvelle activité professionnelle épanouissante. Retour sur un parcours sans fausses notes !

Né en 1959 de parents italiens, Alberto a travaillé pendant 35 ans dans les bureaux parisiens de l’ONG ACLI, fondée en 1946 pour venir en aide aux émigrés italiens s’installant en France.

Entré comme archiviste, il a gravi tous les échelons pour devenir responsable de la structure française. Puis, les subventions versées par la Communauté européenne se sont faites plus rares, jusqu’à disparaître, et l’ONG a dû se séparer d’une grande partie de ses salariés. Alberto a quitté la structure en 2015 et a décidé de se consacrer à sa passion, la musique, en devenant disquaire.

Collectionneur dans l’âme

 

Boutique Spirits

Collectionneur depuis l’âge de 15 ans, Alberto possède une quantité impressionnante de disques vinyles qu’il vend dans un premier temps sur Internet. Puis il ouvre un magasin baptisé Spirits, à La Ferté Alais (Essonne).

Véritable mine d’or pour les passionnés, Spirits propose un choix pointu de vinyles, des pièces d’origine ou des rééditions, mais aussi quelques CD, des DVD, des livres et de la Hifi vintage. Au tout début, on y trouvait principalement des classiques du blues. Puis, au fur et à mesure de ses découvertes, Alberto a exploré le funk, la soul, la musique africaine… « J’écoute beaucoup et je prends ce qui m’intéresse », précise-t-il.

Une clientèle fidèle et passionnée

Spirits à La Ferté Alais

Comment vend-il ? Essentiellement grâce à un important réseau de connaisseurs, de passionnés de musique. Une clientèle fidèle qui lui fait confiance.

Alberto fait partie d’une plateforme dédiée aux disquaires (tous les indépendants y sont affiliés). Et le bouche à oreille fonctionne à plein tube ! Peu importe la situation géographique du magasin.

Il participe également à des salons spécialisés, tient un stand au Plan, haut-lieu musical situé à Ris-Orangis (Essonne)…

« On n’est plus dans la brocante ! », s’exclame-t-il.

Une nouvelle qualité de vie

« J’ai gagné en qualité de vie. Le stress est parti. J’ai davantage de contacts humains. Et ma vision des choses, ma philosophie de la vie ont changé. Je me situe moins dans une société de consommation qui pousse à toujours vouloir posséder plus. Aujourd’hui, je gagne moins mais je fais ce qui me plaît », constate Alberto.

Impliqué dans la vie locale

Outre son activité de disquaire, Alberto est très impliqué dans la vie locale. Il gère avec un ami une association (Génération Cham’) qui organise plusieurs fois par an des concerts, dont le grand rendez-vous de la Nuit du Blues où il fait découvrir à un public averti des groupes musicaux pointus. Il est aussi conseiller municipal dans sa petite commune (Chamarande).

Un bel exemple de reconversion réussie !

Spirits

9 rue Augustin Bellard – 91590 La Ferté Alais
09 66 84 27 34

https://www.facebook.com/spiritslfa